"Nous souhaitons sincèrement élaborer un plan rationnel avec toutes les parties concernées pour nettoyer le football belge", a écrit (en anglais) le président Jesse De Preter dans cette lettre.

La BFFA invite la Pro League à consulter l'Union royale belge de football (URBSFA), le syndicat des joueurs Sporta et les gouvernements fédéral et régionaux à propos des mesures visant à lutter contre les abus des courtiers.

"Si les différents niveaux législatifs ne coopèrent pas, rien ne changera à la situation actuelle", souligne en effet De Preter.

La Pro League a élaboré des règlements de sa propre initiative. Le texte est maintenant soumis aux directions des 24 clubs professionnels, et doit être approuvé le 6 mai. La BFFA aurait repéré de nombreuses infractions à la législation sociale, civile et économique, ainsi que divers conflits d'intérêts dans le texte proposé par la Pro League.

Suffisamment en tout cas pour envisager de le faire annuler par la justice, ainsi qu'elle en avait déjà évoqué la possibilité la semaine dernière.

Mais avant d'en arriver à cette extrémité, la BFFA veut encore une fois tendre la main à la Pro League.

"Nous avons établi une liste de toutes les lacunes juridiques du plan de la Pro League, mais on a aussi passé deux fois plus de temps à chercher une solution. Nous espérons maintenant que la Pro League réagira de manière positive, et voudra travailler avec toutes les parties concernées pour arriver à la véritable solution."

Si la Pro League ne répond pas à l'invitation de la BFFA, et maintient son plan, les agents s'engagent à saisir la Cour Belge d'Arbitrage pour le Sport (CBAS) ou le tribunal.

"Pour éviter l'énorme erreur juridique de la Pro League. L'image de l'industrie du football belge est en jeu. Si les règles imposées s'avèrent illégales, le football belge perdra toute sa crédibilité, et le préjudice financier sera désastreux".

La BFFA souligne par ailleurs que l'effet négatif de la proposition de la Pro League sera l'avantage qu'en tireront les agents malveillants.

"Notre association a déjà travaillé à un plan en trois étapes pour une meilleure règlementation...", conclut-elle.