Lior Refaelov à propos...

...de son transfert avorté au Standard : "J'avais des contacts avec Michel Preud'homme en fin de saison. Il était convenu que je passe au Standard. Il suffisait de signer au moment où je suis parti en vacances. Ce n'est que début août que j'ai senti que ça ne se ferait pas. Pourquoi ? Je préfère ne pas en parler. Je voulais vraiment jouer au Standard : Michel y était, Carcela, Mpoku, Sá revenait, il y avait Marin, Djenepo... On pouvait viser le titre. Le Standard a été irrégulier mais avec Michel, ce n'est qu'une question de temps. C'était pareil à Bruges. Après la saison passée, retravailler avec Michel était ce qui pouvait m'arriver de mieux."

...de l'Antwerp : "J'ai pris la bonne décision. J'apprécie l'ambition de l'Antwerp et le défi me plaît. Cette année, les joueurs sont plus expérimentés, ils savent quand mettre les gaz et quand ralentir mais nous ne sommes qu'au début de notre processus. Il nous faudra du temps pour nous nicher parmi l'élite belge. Le président est ambitieux et va rénover le stade, ce qui est important pour les supporters. Où que j'aille, même à Bruges, je croise des supporters de l'Antwerp. Je ne le savais pas aussi populaire. Je pensais que, hormis Anderlecht, le Club et le Standard, les clubs puisaient leurs fans au niveau local."

...d'Ivan Leko : "Il me disait que je faisais de l'excellent travail mais qu'il n'avait pas de place pour moi dans son système. Je lui répondais que je pouvais évoluer à n'importe quel poste mais il répétait la même chose. Je lui ai demandé pourquoi il ne me trouvait pas de place si j'étais aussi bon qu'il le disait mais il répondait que ce n'était pas possible. À la fin, on n'était plus en bons termes mais Ivan Leko est un bon entraîneur. Il a quelque chose de spécial. De la passion, du talent. Il ne parle que de football. Il a un bel avenir car il réalise un travail fantastique avec le Club. Bruges joue très offensivement sous sa direction, dans une compétition qui était plutôt médiocre la saison passée."

...du Footbelgate : Je pense que beaucoup de gens en savaient long mais que personne n'intervenait. Si un manager a un bon joueur mais qu'un autre arrive, avec moins de qualités mais plus de relations et qu'il distribue mieux le gâteau, tout le monde est perdant : le joueur, les autres agents, le fair-play. Ne faisons pas semblant de vivre dans un monde idéal : ça arrive partout, dans le monde entier et donc aussi en football. Dans tout le football mais peut-être un peu trop en Belgique. J'espère qu'on va rectifier le tir. Ce qui m'a effaré, c'est l'implication d'arbitres. Je n'aurais jamais cru ça possible. Nous avons de bons arbitres et Delferière était le meilleur à mes yeux. Et le voilà impliqué! Je me pose une question : la prison était-elle nécessaire? La manière dont on a arrêté Leko chez lui, à l'aube.... J'ai eu pitié pour sa famille. Ça n'aurait pas dû se passer comme ça. Il faut arrêter certaines personnes mais pas lui, pas en présence de ses enfants et de sa femme... Je prends position sur base de ce qu'on sait et de ce que j'entends mais je pense qu'on aurait pu s'y prendre autrement. C'était trop agressif."

Par Peter T'Kint

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