Depuis trois ans, le club a énormément investi en éléments d'expérience afin de faire partie de l'élite absolue. Il n'oublie par ailleurs pas d'adapter ses infrastructures.

Le G5 va s'élargir, c'est certain, car le géant de Deurne s'est réveillé. On a vu au début des années '90 à quels succès sportifs il pouvait prétendre, comme une finale européenne à Wembley. Des résultats qui amenèrent beaucoup d'enthousiasme dans les tribunes lors des matches à domicile. Celui-ci ne s'est jamais éteint, même dans les années sombres, et même si le noyau dur s'est amoindri. Mais le virus n'a jamais disparu et le triumvirat Paul Gheysens, Luciano D'Onofrio, Laszlo Bölöni, secondé par des jeunes loups comme Sven Jaecques et Dimitri Huygen, l'a ravivé. L'Antwerp a une vision sportive, commerciale, en communication, et elle commence à porter ses fruits.

Steven Defour, belgaimage
Steven Defour © belgaimage

Pour le moment, le club investit. En personnes - il y a énormément de mouvement au Bosuil - et en briques. Mais l'Antwerp va sans cesse de l'avant et il aurait même été encore plus avancé si l'administration avait fait preuve de la même rapidité. Malheureusement, Anvers n'est pas Gand. Construire dans un parc industriel et obtenir l'assentiment de la Ville est plus facile que de bâtir au milieu d'un quartier, situé en zone verte, qui plus est. Bref, il y a eu du retard.

L'extra sportif est important pour le matricule 1. Plus de sources de revenus, c'est aussi plus de moyens pour les transferts et la formation. Pour les supporters, qui veulent que le club conserve son âme, et pour l'entraîneur, l'essentiel est ce qui se passe sur le terrain. C'est pour ça que l'Antwerp a surtout misé sur l'expérience lors des précédentes campagnes de transferts. Les trentenaires sont légion au Bosuil, dans chaque ligne. L'expérience est un atout et elle aide aussi à tenir un vestiaire qui comporte de fortes personnalités. Les bobos dus à l'âge constituent un handicap, comme le montre le combat auquel livre Steven Defour, qui doit en principe être le nouveau patron de l'entrejeu.

Dieumerci Mbokani, belgaimage
Dieumerci Mbokani © belgaimage

L'Antwerp a terminé l'année deuxième ex-æquo, à dix points du Club Bruges. L'objectif ? Réduire ce gouffre d'ici le mois de mars, puis battre le Club. D'abord début février, puis en PO1, histoire de faire douter les Blauw en Zwart. Le noyau est suffisamment étoffé pour lutter pour le titre. Mais il faut qu'un homme reste en forme : Dieumerci Mbokani. Alors, tout est possible, même si une victoire en Coupe suffirait déjà à satisfaire les supporters.

+ : Dieumerci Mbokani

À 34 ans, le Congolais vit son été indien. Il n'est pas candidat au Soulier d'Or pour rien. Le mois d'août s'est achevé sur une fausse note, avec une carte rouge contre l'AZ, précipitant l'élimination du Great Old, mais il forme une attaque à lui seul.

- : Kevin Mirallas

On peut douter du rétablissement de Steven Defour, mais il serait excessif de le qualifier de flop. Non, c'est plutôt Kevin Mirallas, dont on espérait beaucoup plus. Or, il est plutôt anonyme en championnat. 2020 doit être un meilleur cru.

9

Réputé depuis son retour en D1A pour ses grands gabarits et sa puissance dans les airs, le Great Old affiche pourtant une statistique étonnamment négative sur phase arrêtée. Seul Ostende fait pire que ses 9 buts encaissés dans l'exercice.

10

Personne n'a obtenu autant de penalties que l'Antwerp cette saison. À dix reprises, déjà, les hommes de Laszlo Bölöni ont pu se faire justice des onze mètres. Avec un seul échec, des oeuvres de Dieumerci Mbokani face à Malines.

79

Les courses impressionnantes balle au pied de Didier Lamkel Zé sont devenues sa marque de fabrique. Avec 79 progressive runs (courses qui font progresser le ballon d'au moins dix mètres dans le camp adverse), il est la référence en la matière.

Kevin Mirallas, belgaimage
Kevin Mirallas © belgaimage
Depuis trois ans, le club a énormément investi en éléments d'expérience afin de faire partie de l'élite absolue. Il n'oublie par ailleurs pas d'adapter ses infrastructures. Le G5 va s'élargir, c'est certain, car le géant de Deurne s'est réveillé. On a vu au début des années '90 à quels succès sportifs il pouvait prétendre, comme une finale européenne à Wembley. Des résultats qui amenèrent beaucoup d'enthousiasme dans les tribunes lors des matches à domicile. Celui-ci ne s'est jamais éteint, même dans les années sombres, et même si le noyau dur s'est amoindri. Mais le virus n'a jamais disparu et le triumvirat Paul Gheysens, Luciano D'Onofrio, Laszlo Bölöni, secondé par des jeunes loups comme Sven Jaecques et Dimitri Huygen, l'a ravivé. L'Antwerp a une vision sportive, commerciale, en communication, et elle commence à porter ses fruits. Pour le moment, le club investit. En personnes - il y a énormément de mouvement au Bosuil - et en briques. Mais l'Antwerp va sans cesse de l'avant et il aurait même été encore plus avancé si l'administration avait fait preuve de la même rapidité. Malheureusement, Anvers n'est pas Gand. Construire dans un parc industriel et obtenir l'assentiment de la Ville est plus facile que de bâtir au milieu d'un quartier, situé en zone verte, qui plus est. Bref, il y a eu du retard. L'extra sportif est important pour le matricule 1. Plus de sources de revenus, c'est aussi plus de moyens pour les transferts et la formation. Pour les supporters, qui veulent que le club conserve son âme, et pour l'entraîneur, l'essentiel est ce qui se passe sur le terrain. C'est pour ça que l'Antwerp a surtout misé sur l'expérience lors des précédentes campagnes de transferts. Les trentenaires sont légion au Bosuil, dans chaque ligne. L'expérience est un atout et elle aide aussi à tenir un vestiaire qui comporte de fortes personnalités. Les bobos dus à l'âge constituent un handicap, comme le montre le combat auquel livre Steven Defour, qui doit en principe être le nouveau patron de l'entrejeu. L'Antwerp a terminé l'année deuxième ex-æquo, à dix points du Club Bruges. L'objectif ? Réduire ce gouffre d'ici le mois de mars, puis battre le Club. D'abord début février, puis en PO1, histoire de faire douter les Blauw en Zwart. Le noyau est suffisamment étoffé pour lutter pour le titre. Mais il faut qu'un homme reste en forme : Dieumerci Mbokani. Alors, tout est possible, même si une victoire en Coupe suffirait déjà à satisfaire les supporters. À 34 ans, le Congolais vit son été indien. Il n'est pas candidat au Soulier d'Or pour rien. Le mois d'août s'est achevé sur une fausse note, avec une carte rouge contre l'AZ, précipitant l'élimination du Great Old, mais il forme une attaque à lui seul. On peut douter du rétablissement de Steven Defour, mais il serait excessif de le qualifier de flop. Non, c'est plutôt Kevin Mirallas, dont on espérait beaucoup plus. Or, il est plutôt anonyme en championnat. 2020 doit être un meilleur cru. Réputé depuis son retour en D1A pour ses grands gabarits et sa puissance dans les airs, le Great Old affiche pourtant une statistique étonnamment négative sur phase arrêtée. Seul Ostende fait pire que ses 9 buts encaissés dans l'exercice. Personne n'a obtenu autant de penalties que l'Antwerp cette saison. À dix reprises, déjà, les hommes de Laszlo Bölöni ont pu se faire justice des onze mètres. Avec un seul échec, des oeuvres de Dieumerci Mbokani face à Malines. Les courses impressionnantes balle au pied de Didier Lamkel Zé sont devenues sa marque de fabrique. Avec 79 progressive runs (courses qui font progresser le ballon d'au moins dix mètres dans le camp adverse), il est la référence en la matière.