Depuis plusieurs années, l'Agence américaine antidopage conteste vigoureusement le fonctionnement de l'Agence mondiale basée à Montréal, lui reprochant son manque d'indépendance. "L'AMA doit changer et devenir un régulateur de l'antidopage fort et indépendant et un protecteur des droits des sportifs propres", expliquent les deux instances américaines. "Tous les athlètes se sont vus promettre la possibilité de bénéficier d'un terrain de jeu juste, sûr et équitable et l'AMA doit se transformer immédiatement pour respecter cet accord." L'AMA a dit consulter les diverses parties prenantes pour des changements possibles à opérer dans le cadre d'une réforme, mais les deux instances américaines insistent sur l'implication et le poids que doivent avoir les athlètes dans ce processus. "La seule façon pour l'AMA d'atteindre ces objectifs est d'éliminer les conflits d'intérêts et de tenir compte de la contribution des sportifs", affirment l'USADA et l'USOPC ajoutant que nombre d'entre eux, "à titre individuel ou groupés ont également soumis des propositions de réforme". "Sans les sportifs, l'AMA n'existerait pas. La prise en compte des commentaires des sportifs est attendue depuis longtemps, mais il n'est pas trop tard. L'AMA doit agir maintenant", appuient-ils. A ce titre, les instances américaines demandent qu'une structure de gouvernance indépendante soit créée à l'AMA, aucun représentant des sportifs concernés n'étant actuellement autorisé à siéger au sein de son comité exécutif. "Des sportifs indépendants devraient être habilités à discuter des changements ayant un impact sur eux et leurs collègues", arguent-ils en précisant qu'ils devraient aussi siéger au conseil d'administration de l'AMA, aux côtés de représentants des gouvernements, des instances sportives, des organisations nationales antidopage et d'experts indépendants. Et d'ajouter que "toutes les décisions du comité exécutif et du conseil d'administration devraient être rendues publiques". "Les sportifs doivent bénéficier d'une présence en nombre équitable autour de toutes les tables de décision clés de l'AMA", insistent-ils, préconisant de ce fait une séparation des pouvoirs entre les fonctions législative, exécutive et judiciaire de l'instance, afin d'éviter les conflits d'intérêts. "Le moment est venu pour l'AMA de répondre de ses échecs, en s'engageant à devenir plus forte et plus indépendante, ce qui renforcera sa crédibilité auprès des sportifs du monde entier", concluent l'Usada et l'USOPC. En juillet 2020, les Etats-Unis ont ainsi menacé de cesser de verser leur contribution annuelle de 2,7 millions de dollars à l'AMA, après que le Bureau de la politique nationale de contrôle des drogues (ONDCP), dépendant de la Maison-Blanche, a recommandé dans un rapport de suspendre le financement américain, si l'agence antimondiale ne mettait pas en ?uvre des réformes de gouvernance. (Belga)

Depuis plusieurs années, l'Agence américaine antidopage conteste vigoureusement le fonctionnement de l'Agence mondiale basée à Montréal, lui reprochant son manque d'indépendance. "L'AMA doit changer et devenir un régulateur de l'antidopage fort et indépendant et un protecteur des droits des sportifs propres", expliquent les deux instances américaines. "Tous les athlètes se sont vus promettre la possibilité de bénéficier d'un terrain de jeu juste, sûr et équitable et l'AMA doit se transformer immédiatement pour respecter cet accord." L'AMA a dit consulter les diverses parties prenantes pour des changements possibles à opérer dans le cadre d'une réforme, mais les deux instances américaines insistent sur l'implication et le poids que doivent avoir les athlètes dans ce processus. "La seule façon pour l'AMA d'atteindre ces objectifs est d'éliminer les conflits d'intérêts et de tenir compte de la contribution des sportifs", affirment l'USADA et l'USOPC ajoutant que nombre d'entre eux, "à titre individuel ou groupés ont également soumis des propositions de réforme". "Sans les sportifs, l'AMA n'existerait pas. La prise en compte des commentaires des sportifs est attendue depuis longtemps, mais il n'est pas trop tard. L'AMA doit agir maintenant", appuient-ils. A ce titre, les instances américaines demandent qu'une structure de gouvernance indépendante soit créée à l'AMA, aucun représentant des sportifs concernés n'étant actuellement autorisé à siéger au sein de son comité exécutif. "Des sportifs indépendants devraient être habilités à discuter des changements ayant un impact sur eux et leurs collègues", arguent-ils en précisant qu'ils devraient aussi siéger au conseil d'administration de l'AMA, aux côtés de représentants des gouvernements, des instances sportives, des organisations nationales antidopage et d'experts indépendants. Et d'ajouter que "toutes les décisions du comité exécutif et du conseil d'administration devraient être rendues publiques". "Les sportifs doivent bénéficier d'une présence en nombre équitable autour de toutes les tables de décision clés de l'AMA", insistent-ils, préconisant de ce fait une séparation des pouvoirs entre les fonctions législative, exécutive et judiciaire de l'instance, afin d'éviter les conflits d'intérêts. "Le moment est venu pour l'AMA de répondre de ses échecs, en s'engageant à devenir plus forte et plus indépendante, ce qui renforcera sa crédibilité auprès des sportifs du monde entier", concluent l'Usada et l'USOPC. En juillet 2020, les Etats-Unis ont ainsi menacé de cesser de verser leur contribution annuelle de 2,7 millions de dollars à l'AMA, après que le Bureau de la politique nationale de contrôle des drogues (ONDCP), dépendant de la Maison-Blanche, a recommandé dans un rapport de suspendre le financement américain, si l'agence antimondiale ne mettait pas en ?uvre des réformes de gouvernance. (Belga)