Depuis le début de la saison, je voyais que le message de Preud'homme était assimilé dans deux des trois compartiments : en défense et dans l'entrejeu. Par contre, devant, ça bloquait encore. Il y avait plusieurs explications à cela. Maxime Lestienne était encore là pour les premiers matches mais il était clairement plus préoccupé par son avenir ailleurs que par son quotidien à Bruges. Nicolas Castillo n'était pas au top physiquement. Idem pour Tom De Sutter. Obbi Oulare était encore trop tendre. Lior Refaelov et Waldemar Sobota n'étaient pas à leur pic de forme. Et il n'y avait pas encore deux offensifs qui font maintenant la différence : José Izquierdo et Felipe Gedoz.

Entre-temps, tout s'est mis en place. La victoire à Lokeren, ce week-end, en a été la meilleure illustration. Bruges a joué son meilleur match depuis l'ouverture du championnat et ce n'est pas un hasard parce que plusieurs des joueurs que je viens de citer sont désormais au-dessus de la vague. Ce qu'on réclamait depuis près d'un an, on l'a maintenant : la griffe MPH. Sa mentalité, qui était déjà présente en défense et dans le milieu du jeu, a aussi percolé plus haut sur le terrain. On voit désormais des attaquants qui ont assimilé le sens du timing enseigné par Preud'homme, aussi sa demande de multiplier les efforts tout en sachant que si les cinq premiers sprints ne serviront peut-être à rien, le sixième pourra être décisif.

La méthode Preud'homme contraste avec le bilan de Luzon

Et Bruges n'a pas sorti ce match référence contre un candidat au maintien mais contre un Lokeren qui est peut-être l'équipe la mieux armée pour ennuyer Anderlecht et le Club pendant toute la saison. La profondeur du noyau est une autre arme pour Preud'homme. Il continue à faire tourner, ça lui permet de maintenir tout le monde impliqué, de laisser souffler de temps en temps ceux qui en ont besoin et de lancer des joueurs à des moments clés. J'avais dit avant le début de saison que Bruges et Anderlecht se disputeraient le titre, je confirme après un bon tiers de la phase classique. Anderlecht reste le favori mais le Club n'est pas battu d'avance. Dans tous les autres clubs, il y a un manque de qualité individuelle pour jouer le titre. Lokeren ? Oui, c'est bon mais ça me fait penser au Zulte Waregem d'il y a deux ans. Il manque un petit quelque chose au niveau du talent. Francky Dury avait alors Thorgan Hazard, Peter Maes a maintenant Hans Vanaken, mais autour, c'est trop juste par rapport à Bruges et Anderlecht.

La méthode Preud'homme et les résultats qu'elle produit aujourd'hui, c'est un contraste total avec le bilan de Guy Luzon qui a eu 15 mois pour faire prendre une greffe mais a échoué. Il n'a jamais su lui-même quel genre de foot il voulait faire jouer à son équipe, il s'est obstiné à ne pas analyser les adversaires, il a continué à miser sur l'intuition en pensant que ça pourrait finir par payer un jour ou l'autre. Et je n'ai pas toujours eu l'impression qu'il souhaitait vraiment aligner l'équipe la plus efficace possible.

PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE DANVOYE

Depuis le début de la saison, je voyais que le message de Preud'homme était assimilé dans deux des trois compartiments : en défense et dans l'entrejeu. Par contre, devant, ça bloquait encore. Il y avait plusieurs explications à cela. Maxime Lestienne était encore là pour les premiers matches mais il était clairement plus préoccupé par son avenir ailleurs que par son quotidien à Bruges. Nicolas Castillo n'était pas au top physiquement. Idem pour Tom De Sutter. Obbi Oulare était encore trop tendre. Lior Refaelov et Waldemar Sobota n'étaient pas à leur pic de forme. Et il n'y avait pas encore deux offensifs qui font maintenant la différence : José Izquierdo et Felipe Gedoz.Entre-temps, tout s'est mis en place. La victoire à Lokeren, ce week-end, en a été la meilleure illustration. Bruges a joué son meilleur match depuis l'ouverture du championnat et ce n'est pas un hasard parce que plusieurs des joueurs que je viens de citer sont désormais au-dessus de la vague. Ce qu'on réclamait depuis près d'un an, on l'a maintenant : la griffe MPH. Sa mentalité, qui était déjà présente en défense et dans le milieu du jeu, a aussi percolé plus haut sur le terrain. On voit désormais des attaquants qui ont assimilé le sens du timing enseigné par Preud'homme, aussi sa demande de multiplier les efforts tout en sachant que si les cinq premiers sprints ne serviront peut-être à rien, le sixième pourra être décisif.Et Bruges n'a pas sorti ce match référence contre un candidat au maintien mais contre un Lokeren qui est peut-être l'équipe la mieux armée pour ennuyer Anderlecht et le Club pendant toute la saison. La profondeur du noyau est une autre arme pour Preud'homme. Il continue à faire tourner, ça lui permet de maintenir tout le monde impliqué, de laisser souffler de temps en temps ceux qui en ont besoin et de lancer des joueurs à des moments clés. J'avais dit avant le début de saison que Bruges et Anderlecht se disputeraient le titre, je confirme après un bon tiers de la phase classique. Anderlecht reste le favori mais le Club n'est pas battu d'avance. Dans tous les autres clubs, il y a un manque de qualité individuelle pour jouer le titre. Lokeren ? Oui, c'est bon mais ça me fait penser au Zulte Waregem d'il y a deux ans. Il manque un petit quelque chose au niveau du talent. Francky Dury avait alors Thorgan Hazard, Peter Maes a maintenant Hans Vanaken, mais autour, c'est trop juste par rapport à Bruges et Anderlecht.La méthode Preud'homme et les résultats qu'elle produit aujourd'hui, c'est un contraste total avec le bilan de Guy Luzon qui a eu 15 mois pour faire prendre une greffe mais a échoué. Il n'a jamais su lui-même quel genre de foot il voulait faire jouer à son équipe, il s'est obstiné à ne pas analyser les adversaires, il a continué à miser sur l'intuition en pensant que ça pourrait finir par payer un jour ou l'autre. Et je n'ai pas toujours eu l'impression qu'il souhaitait vraiment aligner l'équipe la plus efficace possible.PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE DANVOYE