Frantzdy Pierrot à propos...

...d'Haïti et des States : "En Haïti, tu essaies d'abord de survivre. Tous les jours. C'est une lutte continue. (...) J'ai vécu là-bas jusqu'à l'âge de 13 ans. Mes parents avaient un plan : déménager toute la famille vers les États-Unis. Mais pour ça, il fallait de l'argent. Alors, mon père a travaillé comme un fou. Il était enseignant et, après ses heures à l'école, il prenait sa voiture et jouait au taximan. Jusqu'au jour où il a pu partir aux States. Tout seul. Et là-bas, il a continué à bosser énormément, toujours dans le but de rassembler assez d'argent pour nous sortir d'Haïti. Il conduisait des bus et il enseignait toujours. Un jour, il a eu assez d'économies et on l'a rejoint, avec ma mère et mes trois frères. Entre-temps, mon père a continué à mettre de l'argent de côté, puis récemment, il a réalisé un rêve : il a fait construire un hôtel à Cap-Haïtien, à 250 kilomètres de Port-au-Prince. C'est un truc magnifique. Le nom coule de source, c'est le Pierrot Hotel."

...de ses études de criminologie : "C'est un sujet qui m'a toujours fasciné. Observer les gens, comprendre les choses, analyser, trouver des solutions. Quand j'ai choisi ces études, j'avais deux cibles bien précises au niveau de ma carrière : policier ou agent du FBI. Avec une priorité pour une vie d'agent du FBI. C'était presque une idée fixe."

...de la draft américaine et de son rêve européen : "Les clubs de MLS se servent abondamment dans le championnat universitaire. Il y a une large sélection de joueurs retenus, quand j'y étais, c'était environ 200 gars. On nous rassemble, on nous fait faire un tas de tests, notamment physiques et techniques, et on nous fait jouer deux matches. Les recruteurs des équipes de MLS assistent à tout ça et ils donnent leurs priorités. Sans nous connaître nécessairement au départ, on nous désigne d'ailleurs par des numéros. J'ai tapé dans l'oeil des gens des Colorado Rapids. Ils me voulaient. Donc, j'ai continué la procédure, c'était au début de cette année. Je suis parti en stage d'avant-saison avec eux, j'y suis resté quelques jours. La signature d'un contrat se rapprochait. Et là, j'ai dit au revoir et merci. Je ne dénigrerai jamais la MLS. Je ne dirai pas un mot négatif sur les Colorado Rapids. Oui, c'est un bon championnat, oui c'est un bon club. Mais ne crois pas que je rêvais de jouer là-bas. Tout le monde parle du rêve américain ? Moi, j'ai un rêve européen. J'étais prêt à tout pour recevoir une chance en Europe. Même à faire une croix sur un contrat en MLS."

...des raisons de son arrivée à Mouscron : "En janvier, je laisse tomber l'offre des Colorado Rapids. Comme j'ai quitté l'université, je n'ai plus d'équipe. J'engage alors un préparateur physique personnel et je fais du foot tous les jours. Je veux être au top le jour où on me proposera un test ou un contrat en Europe. Et au début de l'été, je débarque en Belgique. Il y a plusieurs petites raisons qui m'envoient ici plutôt qu'ailleurs. Je suis entré en contact avec un agent qui a des ouvertures ici. Un grand ami de mon père vit à Bruxelles. Et la Belgique, c'est le pays de Romelu Lukaku. Inconsciemment, je crois que ça joue dans mon raisonnement. Parce que pour moi, la référence dans les meilleurs attaquants du monde, c'est lui."

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Frantzdy Pierrot dans votre Sport/Foot Magazine

Frantzdy Pierrot à propos......d'Haïti et des States : "En Haïti, tu essaies d'abord de survivre. Tous les jours. C'est une lutte continue. (...) J'ai vécu là-bas jusqu'à l'âge de 13 ans. Mes parents avaient un plan : déménager toute la famille vers les États-Unis. Mais pour ça, il fallait de l'argent. Alors, mon père a travaillé comme un fou. Il était enseignant et, après ses heures à l'école, il prenait sa voiture et jouait au taximan. Jusqu'au jour où il a pu partir aux States. Tout seul. Et là-bas, il a continué à bosser énormément, toujours dans le but de rassembler assez d'argent pour nous sortir d'Haïti. Il conduisait des bus et il enseignait toujours. Un jour, il a eu assez d'économies et on l'a rejoint, avec ma mère et mes trois frères. Entre-temps, mon père a continué à mettre de l'argent de côté, puis récemment, il a réalisé un rêve : il a fait construire un hôtel à Cap-Haïtien, à 250 kilomètres de Port-au-Prince. C'est un truc magnifique. Le nom coule de source, c'est le Pierrot Hotel."...de ses études de criminologie : "C'est un sujet qui m'a toujours fasciné. Observer les gens, comprendre les choses, analyser, trouver des solutions. Quand j'ai choisi ces études, j'avais deux cibles bien précises au niveau de ma carrière : policier ou agent du FBI. Avec une priorité pour une vie d'agent du FBI. C'était presque une idée fixe."...de la draft américaine et de son rêve européen : "Les clubs de MLS se servent abondamment dans le championnat universitaire. Il y a une large sélection de joueurs retenus, quand j'y étais, c'était environ 200 gars. On nous rassemble, on nous fait faire un tas de tests, notamment physiques et techniques, et on nous fait jouer deux matches. Les recruteurs des équipes de MLS assistent à tout ça et ils donnent leurs priorités. Sans nous connaître nécessairement au départ, on nous désigne d'ailleurs par des numéros. J'ai tapé dans l'oeil des gens des Colorado Rapids. Ils me voulaient. Donc, j'ai continué la procédure, c'était au début de cette année. Je suis parti en stage d'avant-saison avec eux, j'y suis resté quelques jours. La signature d'un contrat se rapprochait. Et là, j'ai dit au revoir et merci. Je ne dénigrerai jamais la MLS. Je ne dirai pas un mot négatif sur les Colorado Rapids. Oui, c'est un bon championnat, oui c'est un bon club. Mais ne crois pas que je rêvais de jouer là-bas. Tout le monde parle du rêve américain ? Moi, j'ai un rêve européen. J'étais prêt à tout pour recevoir une chance en Europe. Même à faire une croix sur un contrat en MLS."...des raisons de son arrivée à Mouscron : "En janvier, je laisse tomber l'offre des Colorado Rapids. Comme j'ai quitté l'université, je n'ai plus d'équipe. J'engage alors un préparateur physique personnel et je fais du foot tous les jours. Je veux être au top le jour où on me proposera un test ou un contrat en Europe. Et au début de l'été, je débarque en Belgique. Il y a plusieurs petites raisons qui m'envoient ici plutôt qu'ailleurs. Je suis entré en contact avec un agent qui a des ouvertures ici. Un grand ami de mon père vit à Bruxelles. Et la Belgique, c'est le pays de Romelu Lukaku. Inconsciemment, je crois que ça joue dans mon raisonnement. Parce que pour moi, la référence dans les meilleurs attaquants du monde, c'est lui."Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview de Frantzdy Pierrot dans votre Sport/Foot Magazine