Courtrai peut encore rendre un peu de couleur à sa saison grâce à la coupe, a déclaré l'entraîneur, Yves Vanderhaeghe, avant les huitièmes de finale contre Eupen. Il s'est imposé 2-1. Entre-temps, le KVK a sombré à la 14e place en championnat, après un 2 sur 24. "C'est clair : nous prenons trop peu de points", reconnaît le manager Matthias Leterme. "Mais je continue à voir une équipe qui produit un bon football et qui se bat. Nous avons maintenant trois matches super importantes, contre l'Union en Coupe, à Eupen et contre le Cercle en championnat."

Vanderhaeghe est privé du principal renfort de son club, Faïz Selemani. Courtrai a embauché l'attaquant comorien en août, après qu'il eut rompu unilatéralement son contrat à l'Union Saint-Gilloise. Selemani et l'Union étaient tombés en désaccord après une offre de Courtrai. Le club flandrien la jugeait conséquente mais l'Union la trouvait ridicule. Après quelques frictions, l'Union a refusé à Selemani l'accès à un entraînement. Le Comorien a considéré la démarche comme une raison grave de s'en aller et il a rejoint librement Courtrai.

Les dirigeants n'apprécient pas pareilles ruptures de contrat. La fédération a refusé à Selemani l'autorisation de se produire pour Courtrai mais le joueur s'est tourné vers la justice et a obtenu gain de cause. Ce mois-ci, il a enfin pu effectuer ses débuts pour Courtrai contre La Gantoise. Il a ensuite disparu, cette fois à cause d'une blessure. "Nous espérons pouvoir encore faire appel à lui avant la fin de l'année civile", précise Leterme. "Mais nous ne pouvons pas commettre d'erreur. Il s'est blessé pendant la parenthèse internationale, avant le match contre Gand. Un footballeur dans sa situation voudra peut-être jouer alors qu'il n'est pas encore complètement rétabli. En tout cas, sa participation au match a aggravé sa blessure et nous ne voulons plus courir de risque."

Courtrai a pourtant hâte d'aligner Selemani. Jusqu'à présent, Leterme a toujours prétendu que c'était Brendan Hines-Ike le transfert entrant le plus cher, avançant un montant de 600.000 euros, mais Sport/Foot Magazine a découvert dans un arrêté du tribunal que le club avait offert 830.000 euros de prime à la signature à Selemani. "Je ne dévoilera aucun détail du contrat de Faïz", rétorque Leterme. "De toute façon, la prime à la signature est répartie sur l'ensemble du contrat et n'est due que si le joueur nous est toujours lié au moment prévu pour le paiement."

L'Union, elle, reste frustrée et n'a perçu aucune indemnité. Le club bruxellois conteste l'urgence du motif et pense que Courtrai a orchestré cette rupture de contrat avec Selemani. Elle estime que ceux qui se livrent à de telles pratiques nuisent à tout le système des transferts et espère une réaction de la Pro League.

C'est dans cette atmosphère que l'Union et Courtrai s'affrontent ce mercredi soir. "L'ambiance ne sera pas cordiale", déclare Philippe Bormans, le CEO de l'Union, "mais nous n'allons pas non plus nous voler dans les plumes. Je pense qu'il vaut mieux laisser la situation s'aplanir." Leterme : "Nous n'avons rien à nous reprocher. En plus, nous avons déjà rencontré l'Union en différentes occasions depuis lors."

La procédure déclenchée par Selemani contre l'Union doit être jugée sur le fond fin 2020 mais elle tomberait à l'eau si l'Union et Courtrai trouvaient un terrain d'entente. Les négociations sont arrivées au stade final mais n'ont pas été reprises depuis que Selemani a le droit de jouer. L'Union espère maintenant obtenir une indemnité de Courtrai par l'intermédiaire de la fédération. Les Bruxellois affirment que celle-ci peut y contraindre Courtrai, ce que conteste Leterme. Pierre Cornez, le porte-parole de la fédération commente : "Ce cas relève de la commission compétente."

Par Kristof De Ryck et Christian Vandenabeele

Courtrai peut encore rendre un peu de couleur à sa saison grâce à la coupe, a déclaré l'entraîneur, Yves Vanderhaeghe, avant les huitièmes de finale contre Eupen. Il s'est imposé 2-1. Entre-temps, le KVK a sombré à la 14e place en championnat, après un 2 sur 24. "C'est clair : nous prenons trop peu de points", reconnaît le manager Matthias Leterme. "Mais je continue à voir une équipe qui produit un bon football et qui se bat. Nous avons maintenant trois matches super importantes, contre l'Union en Coupe, à Eupen et contre le Cercle en championnat."Vanderhaeghe est privé du principal renfort de son club, Faïz Selemani. Courtrai a embauché l'attaquant comorien en août, après qu'il eut rompu unilatéralement son contrat à l'Union Saint-Gilloise. Selemani et l'Union étaient tombés en désaccord après une offre de Courtrai. Le club flandrien la jugeait conséquente mais l'Union la trouvait ridicule. Après quelques frictions, l'Union a refusé à Selemani l'accès à un entraînement. Le Comorien a considéré la démarche comme une raison grave de s'en aller et il a rejoint librement Courtrai.Les dirigeants n'apprécient pas pareilles ruptures de contrat. La fédération a refusé à Selemani l'autorisation de se produire pour Courtrai mais le joueur s'est tourné vers la justice et a obtenu gain de cause. Ce mois-ci, il a enfin pu effectuer ses débuts pour Courtrai contre La Gantoise. Il a ensuite disparu, cette fois à cause d'une blessure. "Nous espérons pouvoir encore faire appel à lui avant la fin de l'année civile", précise Leterme. "Mais nous ne pouvons pas commettre d'erreur. Il s'est blessé pendant la parenthèse internationale, avant le match contre Gand. Un footballeur dans sa situation voudra peut-être jouer alors qu'il n'est pas encore complètement rétabli. En tout cas, sa participation au match a aggravé sa blessure et nous ne voulons plus courir de risque."Courtrai a pourtant hâte d'aligner Selemani. Jusqu'à présent, Leterme a toujours prétendu que c'était Brendan Hines-Ike le transfert entrant le plus cher, avançant un montant de 600.000 euros, mais Sport/Foot Magazine a découvert dans un arrêté du tribunal que le club avait offert 830.000 euros de prime à la signature à Selemani. "Je ne dévoilera aucun détail du contrat de Faïz", rétorque Leterme. "De toute façon, la prime à la signature est répartie sur l'ensemble du contrat et n'est due que si le joueur nous est toujours lié au moment prévu pour le paiement." L'Union, elle, reste frustrée et n'a perçu aucune indemnité. Le club bruxellois conteste l'urgence du motif et pense que Courtrai a orchestré cette rupture de contrat avec Selemani. Elle estime que ceux qui se livrent à de telles pratiques nuisent à tout le système des transferts et espère une réaction de la Pro League. C'est dans cette atmosphère que l'Union et Courtrai s'affrontent ce mercredi soir. "L'ambiance ne sera pas cordiale", déclare Philippe Bormans, le CEO de l'Union, "mais nous n'allons pas non plus nous voler dans les plumes. Je pense qu'il vaut mieux laisser la situation s'aplanir." Leterme : "Nous n'avons rien à nous reprocher. En plus, nous avons déjà rencontré l'Union en différentes occasions depuis lors." La procédure déclenchée par Selemani contre l'Union doit être jugée sur le fond fin 2020 mais elle tomberait à l'eau si l'Union et Courtrai trouvaient un terrain d'entente. Les négociations sont arrivées au stade final mais n'ont pas été reprises depuis que Selemani a le droit de jouer. L'Union espère maintenant obtenir une indemnité de Courtrai par l'intermédiaire de la fédération. Les Bruxellois affirment que celle-ci peut y contraindre Courtrai, ce que conteste Leterme. Pierre Cornez, le porte-parole de la fédération commente : "Ce cas relève de la commission compétente." Par Kristof De Ryck et Christian Vandenabeele