"Mais je ne ferai le bilan que dimanche à Paris", a tempéré le coureur d'une formation Jumbo-Visma ambitieuse lors de la seconde journée de repos lundi à Nîmes. "Je suis généralement quelqu'un qui est à son meilleur niveau lors de la troisième semaine d'une course par étapes, et j'ai eu l'avantage jusqu'ici de n'avoir pas eu vraiment de mauvais jours. Ce qui est bien nécessaire d'ailleurs si tu veux figurer au classement général". Steven Kruijswijk pense certes au podium, mais ne rêve pas tout haut du maillot jaune. "Non, ce n'est pas le cas. L'étape du Tourmalet (samedi) a été un super jour, pour l'équipe aussi. J'ai fini troisième. C'est bon pour la confiance, mais tu as vu aussi que le lendemain, d'autres étaient bien mieux que moi. Je veux juste aller le plus loin possible dans les étapes qui viennent. On verra, je ne vais pas me mettre à rêver alors qu'il reste encore une semaine difficile. Cela reste cependant très ouvert. Il y a six ou sept gars qui peuvent encore gagner à Paris. Il ne suffit pas de surveiller seulement Pinot, Bernal ou Thomas par exemple. Ce n'est pas comme les autres années où Sky et Froome contrôlaient la course, mais c'est beaucoup plus amusant de voir une course indécise jusqu'au bout." Même s'il a du abandonner sur une vilaine chute, Wout van Aert aura été l'un des hommes en forme de la formation néerlandaise sur ce Tour de France. A son image, Jumbo-Visma a étonné et compte encore sur Dylan Groenewegen pour aller chercher une nouvelle victoire d'étape. "On ne va pas tout faire, à n'importe quel prix, pour qu'il y ait un sprint massif mardi (à Nîmes sur une étape en principe réservée aux sprinters), mais nous aimerions bien qu'il y en ait un", a ajouté de son côté Grischa Niermann, directeur sportif chez Jumbo-Visma, dont la priorité reste le général pour Kruijswijk. "Cela veut dire que nous ne laisserons pas Laurens De Plus et George Bennett toute la journée devant, il faut les avoir encore sous la main pour le restant de la semaine. Mais on va collaborer en accord avec Deceuninck (Elia Viviani) et Lotto-Soudal qui aimerait bien jouer encore la carte de Caleb Ewan. Contrôler la course tout seul, ce n'est pas possible, même si Deceuninck a le maillot jaune". (Belga)