COMMENT LE STANDARD A FAIT POUR NE PAS GAGNER CONTRE BRUGES ?
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COMMENT LE STANDARD A FAIT POUR NE PAS GAGNER CONTRE BRUGES ?Se poser la question dit tout en soit de l'excellent match des Rouches contre l'actuelle meilleure équipe du Royaume. Et des frustrations nées d'un partage que les hommes de Philippe Montanier aurait dû transformer en victoire. Sans même parler ici des polémiques autour de l'arbitrage, il est sidérant de constater que ce Standard-là, aussi dominant qu'il ait pu être, aura dû attendre un penalty sifflé dans les arrêts de jeu pour revenir au score. Cela dit plusieurs choses, mais cela confirme d'abord que les talents offensifs liégeois ne sont pas au niveau du reste de l'équipe. Concrètement que Carcela ou Lestienne ne sont pas au niveau de Bastien, Amallah ou Raskin. En faux 9, Michel-Ange Balikwisha a lui été bon, bien meilleur qu'Oularé ou Avenatti depuis le début de saison, mais avec les mêmes qualités, couplées à un instinct de buteur plus développé, un vrai attaquant aurait fini le match avec au moins un but au compteur.Solide derrière, impressionnant au milieu, il ne manque maintenant plus qu'à ce que le secteur offensif s'aligne sur le reste de l'équipe. En football, cela se travaille de deux manières. Tous les jours à l'entraînement ou deux fois par an pendant le mercato. Dans tous les cas, l'ambition doit être la même : se battre pour aller chercher des titres. Et clairement, en Belgique, il n'y a pas beaucoup d'autres équipes que le Standard pour aller chatouiller Bruges sur ce terrain-là. ANDERLECHT EST-IL À SA PLACE EN MILIEU DE CLASSEMENT ?De toute évidence, oui. Tout simplement parce qu'aucune des huit équipes qui précèdent les Mauves au classement n'a volé sa place. Et qu'il faudrait placer une confiance aveugle dans le process bruxellois pour oser miser une pièce sur la victoire d'Anderlecht à Courtrai vendredi. Bien sûr, les Mauves se sont faits une spécialité de gaspiller en fin de match, mais dimanche, les Bruxellois étaient aussi tout heureux de mener de deux buts à la pause. Un avantage pas forcément mérité que les hommes de Vincent Kompany ont été incapables de conserver en fin de match. La faute à une mauvaise "plateforme" mise à la disposition de ses joueurs selon le coach du Sporting, qui prenait ces deux nouveaux points de perdus à sa charge. Personne ne sait ce que l'apprenti sorcier bruxellois veut dire par là, mais tout le monde peut se rendre compte que l'ancien Diable n'a actuellement pas les armes pour sublimer un collectif aussi maigre en individualités. Matt Miazga et Josh Cullen ne nous contrediront pas. CHARLEROI DOIT-IL SE RÉJOUIR DE NE PAS ÊTRE EN COUPE D'EUROPE ?Contrairement à Bruges, en déplacement à Saint-Pétersbourg ce mardi (18h55) ou aux nouveaux adeptes du jeudredi que sont le Standard, qui accueillera les Rangers (18h55), l'Antwerp, en visite du côté de Razgrad, en Bulgarie, pour y défier Ludogorets (21 heures), ou Gand, qui se rendra en République Tchèque pour y affronter le Slovan Liberec (21h), le Sporting carolo pourra souffler ce jeudi. Et repenser au douloureux un sur neuf écoulé. Il y a un mois, les Zèbres marchaient sur l'eau. Une élimination européenne et un derby wallon plus tard, les hommes de Karim Belhocine ont trébuché dans le Limbourg. Non sans démériter, mais avec leurs limites actuelles. Moins efficace devant, Charleroi s'expose et redevient une équipe lambda. Avec ses forces (la vitesse de Fall, par exemple) et ses faiblesses (l'incapacité à conclure de Fall, par exemple). Blague à part, les Zèbres n'ont aucune raison de douter plus que de raison. Leur prestation consistante de ce dimanche rappelle qu'avec un rythme moins soutenu que la concurrence dans les semaines à venir, Charleroi peut voir l'avenir à court terme avec sérénité. Avec la Coupe d'Europe, le Standard & Co sont partis pour disputer six matches en 17 jours. Charleroi en disputera moitié moins. Restera maintenant à faire de cette fraîcheur une force.