1 Vous avez été professionnel pendant 17 ans, avec une sélection en équipe nationale (en 2008, aux côtés d'Eden Hazard), 495 matches avec Lokeren et deux victoires en Coupe de Belgique à la clé. Le match de Coupe Lokeren-Temse - Saint-Trond, l'hiver dernier, était donc votre dernier?
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1 Vous avez été professionnel pendant 17 ans, avec une sélection en équipe nationale (en 2008, aux côtés d'Eden Hazard), 495 matches avec Lokeren et deux victoires en Coupe de Belgique à la clé. Le match de Coupe Lokeren-Temse - Saint-Trond, l'hiver dernier, était donc votre dernier? Oui. À l'époque, je n'en savais rien, mais les sensations n'étaient plus les mêmes. J'ai été professionnel pendant 17 ans et, suite à la crise sanitaire, je suis resté longtemps sans rien faire. Quand j'ai commencé à me demander pourquoi je faisais encore tout ça, la réponse est venue d'elle-même. Malheureusement, je n'ai pas eu les adieux dont je rêvais, pas de standing ovation dans les tribunes, mais à Barcelone, Messi n'y a pas eu droit non plus. Après le match de Coupe face à St-Trond, Peter Maes m'a félicité. Ça m'a touché, car cet entraîneur m'a beaucoup apporté. C'est aussi une belle fin, la boucle est bouclée. 2 Avez-vous reçu des propositions d'autres clubs? Lokeren-Temse m'a demandé de continuer, mais nous n'avions pas la même façon de voir les choses. En décembre, Peter Maes m'a demandé si je voulais rejoindre St-Trond, qui devait affronter un mois de janvier difficile, mais je ne m'étais plus entraîné depuis la mi-septembre avec le Club NXT. À 35 ans, je ne savais pas ce que je pourrais apporter à une équipe luttant pour le maintien. Si Peter m'avait appelé en septembre, quand j'étais encore en forme, j'aurais accepté. 3 Que faites-vous actuellement? J'ai décroché mes diplômes UEFA C et UEFA B, mais j'ai laissé tomber l'UEFA A parce que Lokeren luttait pour le maintien en D1B. Cela me prenait toute mon énergie, mais je vais reprendre les cours. Je suis associé à un de mes meilleurs amis dans deux entreprises. Avec le confinement, j'ai compris que je n'étais pas fait pour rester à la maison. Je dois avoir quelque chose à faire et il m'a proposé de lui donner un coup de main. Maintenant, cela me prend beaucoup de temps. Quand on joue au football depuis l'âge de cinq ans et qu'on n'a jamais rien fait d'autre, cela fait du bien de découvrir autre chose. La grosse différence, c'est la satisfaction. Il n'y a rien de mieux que de jouer nonante minutes au terme d'une semaine où on a vécu en fonction du match, avec l'adrénaline et l'émotion que cela génère. Je ne retrouverai jamais cela, mais je n'exclus pas de revenir dans le monde du football. 4 Vous êtes consultant pour le football étranger. Quel genre d'analyste êtes-vous? Oserez-vous dire, par exemple, que Peter Maes n'arrive à rien? Si c'est nécessaire, je le ferai, mais j'essayerai toujours d'être constructif. J'ai encore pas mal de collègues actifs au plus haut niveau. Celui qui s'attend à des déclarations fracassantes va être déçu. Je ne cherche pas à faire dans le sensationnel. J'essaye toujours de me mettre à la place du joueur et de trouver les mots justes. Je veux être honnête mais respectueux. Après autant d'années, c'est bien de pouvoir aborder ce sport sous un autre angle. 5 Qu'est-ce qui vous a surpris en ce début de saison et qu'attendez-vous des prochains mois? La première place de Courtrai après deux journées m'a surpris. Il faut dire que les grands clubs abordent désormais la saison sous un autre angle et visent à arriver en forme au moment des play-offs. Je suis curieux de voir si Anderlecht sera aussi fort qu'en fin de saison dernière. Et je me réjouis de voir l'évolution de Charles De Ketelaere, que j'ai vu s'entraîner à Bruges.