"Il y a neuf équipes qui peuvent briguer la finale dont deux intouchables :les Etats-Unis et la Jamaïque" a calculé Jacques Borlée. "Derrière il y a la Colombie, qui peut être très forte, le Botswana et l'Afrique du Sud. En Europe, il y l'Italie, la Belgique et un peu derrière la Grande Bretagne. Après il y a peut-être l'Inde qui peut faire quelque chose." "La priorité est de se qualifier pour la finale. Il faudra être bien positionnés aux 600m et le reste dépendra de la forme du jour. La chance que l'on a c'est que les cinq coureurs vont bien. Je ferai un choix stratégique pour être dans le train de tête." Julien Watrin disputera donc sa première course. "S'il n'y avait pas l'entraînement, ce serait dur. Ici on se balade ... dans l'hôtel", précise l'Ardennais qui s'attend à courir en 2e position. Jonathan Sacoor, remis de sa déception des demi-finales du 400m, est confiant. "Je suis certain que nous allons entrer en finale. Courir en 3e ou 4 position ne fait pas de différence." Comme en finale du relais mixte, Dylan Borlée devrait lancer la course et son frère Kevin la finir. L'aîné, qui souffre toujours du dos, fulmine sur l'organisation de ces Mondiaux au Qatar. "La saison n'a pas été facile mais on fera le nécessaire pour être prêt. Cette saison est une absurdité, elle n'a aucun sens. On est en octobre, je ne serai pas étonné que certains passent au travers l'année de Tokyo (2020). Maintenir les championnats ici, c'est incohérent. Dire que tout se passe bien (comme le président de l'IAAF Sebastian Coe l'a fait dans une interview, NDLR) quand on évolue dans un stade climatisé, c'est la preuve que les conditions extérieures ne sont pas optimales. C'est une réalité. Chaque semaine il y a des marches pour le climat et nous sommes dans un stade où il fait 25 degrés alors que dehors il en fait 40. C'est une incohérence complète." (Belga)