1. Il y a des gens qui disent qu'il n'y a pas de calendrier facile ou difficile, vu qu'il faut toujours jouer deux fois contre tout le monde. Mais quand on voit le début de saison de Charleroi, on peut quand même dire que vous n'êtes pas épargnés ?

Il faut être réaliste, c'est clair que c'est un calendrier difficile pour commencer. Mais bon, ce n'est pas nous qui l'avons fait, donc on n'a pas le choix, il faut l'accepter (rires). On peut se résigner à le voir comme un inconvénient mais pour moi, jouer contre les gros au début, ça peut aussi avoir des avantages. Ça veut dire qu'on devra être prêt, qu'il faudra être à 100% dès les premiers matches. Les gars sont mobilisés dès le début.

2. C'est difficile de se faire une place dans un groupe et un club qui avaient énormément d'habitudes depuis plusieurs saisons ?

Aussi bien le groupe que le club sont très accueillants. Chaleureux. Un peu comme la ville en fait, ça reflète bien ce que sont les Carolos. Mais à côté de ça, c'est clair que quand il y a beaucoup d'habitudes, de choses qui marchent bien depuis tant d'années, c'est toujours un peu plus difficile d'essayer de changer deux ou trois choses, même si je ne suis pas de nature à changer pour le principe quand ça marche bien. J'ai dû m'adapter à cette dualité-là mais avec de la bonne volonté et de la bonne humeur, on se fait vite à cette situation.

3. Contrairement à beaucoup d'entraîneurs, tu minimises beaucoup ton rôle quand tu en parles. Ce sont uniquement les joueurs qui ont les clés dans ton idée du football ?

Oui. Je pense vraiment que le football appartient aux footballeurs. Ce sont eux qui jouent. Le club est là pour les accompagner. Et puis, bien entendu qu'en tant qu'entraîneur, je leur donne des principes offensifs et défensifs. Mais je n'ai pas pour habitude de penser que le coach, ou que d'autres personnes sont plus importantes que les joueurs. Il faut les mettre dans les meilleures conditions possibles. Ils gagnent les matches, nous on doit simplement les accompagner et les aider pour qu'ils en gagnent le plus possible. C'est notre boulot.

4. Ça te semble juste si on te définit comme un coach travailleur, un mec qui bosse plus que les autres ? C'est l'image qui semble se dégager de tes premières semaines ici.

Ce que j'aime, c'est que les joueurs se sentent bien et puissent être performants. S'ils le sont, alors l'équipe est performante, et tout le monde est gagnant. C'est en ça que je crois. Le travail et la relation humaine.

5. Les analystes parlent d'un Charleroi dont le noyau n'est pas prêt pour le début du championnat. C'est une contrainte supplémentaire pour réussir votre départ, en plus du calendrier ?

Si on doit parler de ce que vous appelez des contraintes, les circonstances sont là : en ayant joué la finale des play-offs 2, on a repris une semaine après tout le monde, et on a déjà dit qu'on avait un calendrier difficile. Chaque entraîneur aime avoir son groupe complet dès le premier jour, un calendrier qui lui correspond, mais ce n'est pas toujours le cas. Une fois que la situation est là, il faut l'accepter, travailler pour être prêt. Et finalement, ça a aussi des avantages : vous avez un groupe qui se connaît, que vous apprenez à connaître sans qu'il soit trop chamboulé. De toute façon, je ne suis pas du genre à me plaindre. Je travaille avec les joueurs qui sont là, et j'ai une grande confiance en eux parce qu'ils m'ont montré de l'envie, de l'engagement et du talent pendant cinq semaines de travail. Chaque jour, je me lève pour rendre ces joueurs les meilleurs possibles. Ça, c'est mon travail. Et j'essaie de me concentrer sur ce que je peux influencer.

1. Il y a des gens qui disent qu'il n'y a pas de calendrier facile ou difficile, vu qu'il faut toujours jouer deux fois contre tout le monde. Mais quand on voit le début de saison de Charleroi, on peut quand même dire que vous n'êtes pas épargnés ? Il faut être réaliste, c'est clair que c'est un calendrier difficile pour commencer. Mais bon, ce n'est pas nous qui l'avons fait, donc on n'a pas le choix, il faut l'accepter (rires). On peut se résigner à le voir comme un inconvénient mais pour moi, jouer contre les gros au début, ça peut aussi avoir des avantages. Ça veut dire qu'on devra être prêt, qu'il faudra être à 100% dès les premiers matches. Les gars sont mobilisés dès le début. 2. C'est difficile de se faire une place dans un groupe et un club qui avaient énormément d'habitudes depuis plusieurs saisons ? Aussi bien le groupe que le club sont très accueillants. Chaleureux. Un peu comme la ville en fait, ça reflète bien ce que sont les Carolos. Mais à côté de ça, c'est clair que quand il y a beaucoup d'habitudes, de choses qui marchent bien depuis tant d'années, c'est toujours un peu plus difficile d'essayer de changer deux ou trois choses, même si je ne suis pas de nature à changer pour le principe quand ça marche bien. J'ai dû m'adapter à cette dualité-là mais avec de la bonne volonté et de la bonne humeur, on se fait vite à cette situation. 3. Contrairement à beaucoup d'entraîneurs, tu minimises beaucoup ton rôle quand tu en parles. Ce sont uniquement les joueurs qui ont les clés dans ton idée du football ? Oui. Je pense vraiment que le football appartient aux footballeurs. Ce sont eux qui jouent. Le club est là pour les accompagner. Et puis, bien entendu qu'en tant qu'entraîneur, je leur donne des principes offensifs et défensifs. Mais je n'ai pas pour habitude de penser que le coach, ou que d'autres personnes sont plus importantes que les joueurs. Il faut les mettre dans les meilleures conditions possibles. Ils gagnent les matches, nous on doit simplement les accompagner et les aider pour qu'ils en gagnent le plus possible. C'est notre boulot. 4. Ça te semble juste si on te définit comme un coach travailleur, un mec qui bosse plus que les autres ? C'est l'image qui semble se dégager de tes premières semaines ici.Ce que j'aime, c'est que les joueurs se sentent bien et puissent être performants. S'ils le sont, alors l'équipe est performante, et tout le monde est gagnant. C'est en ça que je crois. Le travail et la relation humaine. 5. Les analystes parlent d'un Charleroi dont le noyau n'est pas prêt pour le début du championnat. C'est une contrainte supplémentaire pour réussir votre départ, en plus du calendrier ? Si on doit parler de ce que vous appelez des contraintes, les circonstances sont là : en ayant joué la finale des play-offs 2, on a repris une semaine après tout le monde, et on a déjà dit qu'on avait un calendrier difficile. Chaque entraîneur aime avoir son groupe complet dès le premier jour, un calendrier qui lui correspond, mais ce n'est pas toujours le cas. Une fois que la situation est là, il faut l'accepter, travailler pour être prêt. Et finalement, ça a aussi des avantages : vous avez un groupe qui se connaît, que vous apprenez à connaître sans qu'il soit trop chamboulé. De toute façon, je ne suis pas du genre à me plaindre. Je travaille avec les joueurs qui sont là, et j'ai une grande confiance en eux parce qu'ils m'ont montré de l'envie, de l'engagement et du talent pendant cinq semaines de travail. Chaque jour, je me lève pour rendre ces joueurs les meilleurs possibles. Ça, c'est mon travail. Et j'essaie de me concentrer sur ce que je peux influencer.