Les fans pointent du doigt le président et le directeur sportif comme responsables de la situation actuelle du Standard. Ont-ils raison ? Kanu : Le Standard a perdu beaucoup avec le départ de Luciano car il n'a plus personne qui connaît vraiment le monde du foot en profondeur. Le président en est conscient mais c'est évidemment plus facile de désigner un ou deux coupables que 25. Je constate seulement une chose: des dix transferts effectués, seul Kawashima est titulaire à part entière. Ça, c'est indiscutablement un problème. Cela veut dire que personne ne s'est encore imposé. La faute à qui? Ce n'est pas à moi de le dire. Mais l'équipe est très jeune, elle manque de leaders et d'expérience. Notre ligne d'attaque, par exemple, est composée de gamins.

William Vainqueur a déclaré à Sport/Foot Magazine que ce groupe était plus solidaire que celui de la saison dernière. D'accord avec lui ? Dans l'absolu, oui. Nous sommes tous des amis mais quand on ne gagne pas, c'est difficile de former un groupe. Je trouve aussi que certains joueurs ne parviennent pas encore suffisamment à faire leur autocritique. On a trop facilement tendance à trouver des excuses, à rejeter la faute sur un autre. L'an dernier, le groupe était solidaire aussi... au début. Après, ça s'est effiloché au fil du temps, parce que les intérêts des uns et des autres étaient trop divergents... Et je fais mon mea culpa à ce niveau-là. J'ai eu ma dose de problèmes qui ont fini par prendre le dessus sur le foot.

Qu'est-ce qui va changer dans les prochaines semaines ?

Le secret du succès réside dans l'attitude. Le Standard doit redevenir conquérant, travailler pour aller de l'avant. Depuis que je suis arrivé en Belgique, j'ai constaté qu'on travaillait beaucoup tactiquement mais trop peu d'un point de vue technique. Or, les répétitions de phases sont essentielles dans notre situation. Et puis, nous devons nous révolter. Beira Mar était un club bien plus modeste que le Standard mais je peux vous assurer que la mentalité qui y régnait était bien plus conquérante. Deux défaites d'affilée, c'était inadmissible, nous faisions tout pour que ça n'arrive plus. Ici, on ne se dispute pas assez à l'entraînement. Nous pouvons toujours nous dire que nous donnons le meilleur de nous-mêmes mais ce n'est pas vrai. C'est trop peu. Nous devons nous battre davantage, faire plus de fautes, demander des comptes. Le Standard a besoin de quelqu'un qui mette de l'ordre. Si les joueurs ne peuvent pas le faire eux-mêmes, c'est à l'entraîneur de le faire. Et peut-être qu'à ce niveau-là, Jans a trop fait confiance, peut-être qu'il a manqué d'agressivité.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Kanu dans le Sport/Foot Magazine de cette semaine. Patrice Sintzen

Les fans pointent du doigt le président et le directeur sportif comme responsables de la situation actuelle du Standard. Ont-ils raison ? Kanu : Le Standard a perdu beaucoup avec le départ de Luciano car il n'a plus personne qui connaît vraiment le monde du foot en profondeur. Le président en est conscient mais c'est évidemment plus facile de désigner un ou deux coupables que 25. Je constate seulement une chose: des dix transferts effectués, seul Kawashima est titulaire à part entière. Ça, c'est indiscutablement un problème. Cela veut dire que personne ne s'est encore imposé. La faute à qui? Ce n'est pas à moi de le dire. Mais l'équipe est très jeune, elle manque de leaders et d'expérience. Notre ligne d'attaque, par exemple, est composée de gamins. William Vainqueur a déclaré à Sport/Foot Magazine que ce groupe était plus solidaire que celui de la saison dernière. D'accord avec lui ? Dans l'absolu, oui. Nous sommes tous des amis mais quand on ne gagne pas, c'est difficile de former un groupe. Je trouve aussi que certains joueurs ne parviennent pas encore suffisamment à faire leur autocritique. On a trop facilement tendance à trouver des excuses, à rejeter la faute sur un autre. L'an dernier, le groupe était solidaire aussi... au début. Après, ça s'est effiloché au fil du temps, parce que les intérêts des uns et des autres étaient trop divergents... Et je fais mon mea culpa à ce niveau-là. J'ai eu ma dose de problèmes qui ont fini par prendre le dessus sur le foot. Qu'est-ce qui va changer dans les prochaines semaines ? Le secret du succès réside dans l'attitude. Le Standard doit redevenir conquérant, travailler pour aller de l'avant. Depuis que je suis arrivé en Belgique, j'ai constaté qu'on travaillait beaucoup tactiquement mais trop peu d'un point de vue technique. Or, les répétitions de phases sont essentielles dans notre situation. Et puis, nous devons nous révolter. Beira Mar était un club bien plus modeste que le Standard mais je peux vous assurer que la mentalité qui y régnait était bien plus conquérante. Deux défaites d'affilée, c'était inadmissible, nous faisions tout pour que ça n'arrive plus. Ici, on ne se dispute pas assez à l'entraînement. Nous pouvons toujours nous dire que nous donnons le meilleur de nous-mêmes mais ce n'est pas vrai. C'est trop peu. Nous devons nous battre davantage, faire plus de fautes, demander des comptes. Le Standard a besoin de quelqu'un qui mette de l'ordre. Si les joueurs ne peuvent pas le faire eux-mêmes, c'est à l'entraîneur de le faire. Et peut-être qu'à ce niveau-là, Jans a trop fait confiance, peut-être qu'il a manqué d'agressivité. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Kanu dans le Sport/Foot Magazine de cette semaine. Patrice Sintzen