Le conseil d'administration actuel de l'équipe côtière, pensionnaire de la D1A, n'est pas d'accord avec les importantes commissions qu'ont touchées cet agent de joueurs et son confrère Didier Frenay pour des contrats datant de 2016 et 2017 et qui avaient été signés par Luc Devroe, directeur sportif du club à l'époque. "Entre octobre 2015 et août 2017, J&S et KVO ont conclu plusieurs contrats relatifs aux activités de médiation menées par J&S concernant les transferts et les contrats de travail des joueurs Siani, Dutoit, Ozkan, Ndenbe et Gano", situe le bureau d'agents. "Ces contrats et les factures correspondantes étaient parfaitement connus de la direction du club sous la direction du propriétaire de l'époque, Marc Coucke, et ont donc été inclus sans aucun commentaire dans la comptabilité, les comptes annuels validés et les demandes de licence successives du KVO", souligne la société de Patrick De Koster et de Luc Devroe. En mars 2018, le club côtier a ensuite été repris par Peter Callant qui, quelques mois plus tard, a annoncé qu'il ne pouvait plus continuer à payer les montants qu'il devait à J&S International, rappelle le bureau d'agents. À l'issue des discussions, un accord a été conclu le 23 janvier 2019, "aux termes duquel le KVO a reconnu définitivement et irrévocablement ses obligations de paiement envers J&S et a pu bénéficier de facilités de paiement échelonnées". En février 2019, la formation ostendaise a à nouveau été reprise, cette fois par Frank Dierckens, qui a immédiatement demandé un nouvel accord de paiement échelonné afin d'obtenir la licence pour la saison 2019-2020, poursuit J&S. Le 2 avril 2019, un deuxième accord a ainsi été conclu, par lequel le versement a été étendu sur une durée globale de trois saisons. "Des paiements ont donc été effectués sous les règnes de MM. Coucke, Callant et Dierckens", constate le bureau d'agents. Au printemps dernier, le KV Ostende s'est à nouveau adressé à J&S en vue de l'obtention de la licence pour la saison 2020-2021, en demandant la levée d'une clause donnant aux créanciers le droit de réclamer immédiatement le solde restant dû si le club héritait d'un nouveau propriétaire, selon le récit de la société. Là encore, cette dernière a accepté la demande du club, insiste-t-elle. En avril 2020, l'acquéreur potentiel PMG Media et ses avocats ont procédé à un audit complet des comptes du club, en prenant note de la dette existante envers J&S. "À aucun moment, ils n'ont eu de question ou de commentaire à ce sujet", remarque le bureau d'agents. "Après avoir obtenu la licence pour la saison 2020-2021, les nouveaux propriétaires du KVO (par le biais de la société Oostende Investment Company Limited, créée en mars 2020 à Hong-Kong à cette fin) ont soudainement annoncé en juillet 2020 qu'ils ne voulaient pas payer le prochain paiement prévu et convenu et, au contraire, qu'ils voulaient renégocier", s'étonne-t-il. "Face à une telle mauvaise foi et compte tenu de la situation financière précaire connue" du club, J&S dit n'avoir eu d'autre choix que de faire appliquer des mesures de protection pour garantir sa créance. Selon la société, la formation côtière lui doit encore 200.000 euros. "J&S ne demande rien d'autre que la bonne exécution des obligations contractuelles et n'a rien à se reprocher à cet égard. Elle a répondu à plusieurs reprises aux demandes des membres du conseil d'administration du KVO d'accorder des facilités de paiement et a ainsi aidé le club à se maintenir à flot. Trois anciens propriétaires de clubs et leurs représentants ont reconnu à plusieurs reprises la dette du KVO envers J&S et l'ont même partiellement remboursée", insiste encore l'entreprise dirigée par Patrick De Koster et Luc Devroe. "Être maintenant traîné dans la boue d'une manière aussi arbitraire et non fondée par un fonds d'investissement privé qui conteste ce qu'il a sanctionné il y a deux mois dans le cadre de la diligence raisonnable sur l'acquisition du club témoigne d'un cynisme et d'une malhonnêteté intellectuelle apparemment sans limite', fustige J&S. "Tout est mis dans le même panier et la confusion est délibérément créée dans le seul but d'échapper aux obligations de paiement", est d'avis la société, qui refuse d'accepter une telle situation et est déterminée à faire valoir ses droits. À cet égard, elle se félicite d'ailleurs de la décision du juge des saisies de Bruges de mercredi après-midi de maintenir le blocage du compte bancaire du club jusqu'à nouvel ordre. La chambre du conseil de Bruxelles a, par ailleurs, prolongé mercredi d'un mois la détention préventive de Patrick De Koster. Le manager du Diable Rouge Kevin De Bruyne, entre autres, avait été placé sous mandat d'arrêt vendredi dernier par le juge d'instruction Michel Claise. Il est accusé de faux en écriture, usage de faux et blanchiment. Ses avocats avaient demandé la libération de leur client, qu'a refusée la chambre du conseil. L'agent de joueurs a toutefois fait appel de cette décision et la chambre des mises en accusation dispose désormais de 15 jours pour se prononcer. (Belga)

Le conseil d'administration actuel de l'équipe côtière, pensionnaire de la D1A, n'est pas d'accord avec les importantes commissions qu'ont touchées cet agent de joueurs et son confrère Didier Frenay pour des contrats datant de 2016 et 2017 et qui avaient été signés par Luc Devroe, directeur sportif du club à l'époque. "Entre octobre 2015 et août 2017, J&S et KVO ont conclu plusieurs contrats relatifs aux activités de médiation menées par J&S concernant les transferts et les contrats de travail des joueurs Siani, Dutoit, Ozkan, Ndenbe et Gano", situe le bureau d'agents. "Ces contrats et les factures correspondantes étaient parfaitement connus de la direction du club sous la direction du propriétaire de l'époque, Marc Coucke, et ont donc été inclus sans aucun commentaire dans la comptabilité, les comptes annuels validés et les demandes de licence successives du KVO", souligne la société de Patrick De Koster et de Luc Devroe. En mars 2018, le club côtier a ensuite été repris par Peter Callant qui, quelques mois plus tard, a annoncé qu'il ne pouvait plus continuer à payer les montants qu'il devait à J&S International, rappelle le bureau d'agents. À l'issue des discussions, un accord a été conclu le 23 janvier 2019, "aux termes duquel le KVO a reconnu définitivement et irrévocablement ses obligations de paiement envers J&S et a pu bénéficier de facilités de paiement échelonnées". En février 2019, la formation ostendaise a à nouveau été reprise, cette fois par Frank Dierckens, qui a immédiatement demandé un nouvel accord de paiement échelonné afin d'obtenir la licence pour la saison 2019-2020, poursuit J&S. Le 2 avril 2019, un deuxième accord a ainsi été conclu, par lequel le versement a été étendu sur une durée globale de trois saisons. "Des paiements ont donc été effectués sous les règnes de MM. Coucke, Callant et Dierckens", constate le bureau d'agents. Au printemps dernier, le KV Ostende s'est à nouveau adressé à J&S en vue de l'obtention de la licence pour la saison 2020-2021, en demandant la levée d'une clause donnant aux créanciers le droit de réclamer immédiatement le solde restant dû si le club héritait d'un nouveau propriétaire, selon le récit de la société. Là encore, cette dernière a accepté la demande du club, insiste-t-elle. En avril 2020, l'acquéreur potentiel PMG Media et ses avocats ont procédé à un audit complet des comptes du club, en prenant note de la dette existante envers J&S. "À aucun moment, ils n'ont eu de question ou de commentaire à ce sujet", remarque le bureau d'agents. "Après avoir obtenu la licence pour la saison 2020-2021, les nouveaux propriétaires du KVO (par le biais de la société Oostende Investment Company Limited, créée en mars 2020 à Hong-Kong à cette fin) ont soudainement annoncé en juillet 2020 qu'ils ne voulaient pas payer le prochain paiement prévu et convenu et, au contraire, qu'ils voulaient renégocier", s'étonne-t-il. "Face à une telle mauvaise foi et compte tenu de la situation financière précaire connue" du club, J&S dit n'avoir eu d'autre choix que de faire appliquer des mesures de protection pour garantir sa créance. Selon la société, la formation côtière lui doit encore 200.000 euros. "J&S ne demande rien d'autre que la bonne exécution des obligations contractuelles et n'a rien à se reprocher à cet égard. Elle a répondu à plusieurs reprises aux demandes des membres du conseil d'administration du KVO d'accorder des facilités de paiement et a ainsi aidé le club à se maintenir à flot. Trois anciens propriétaires de clubs et leurs représentants ont reconnu à plusieurs reprises la dette du KVO envers J&S et l'ont même partiellement remboursée", insiste encore l'entreprise dirigée par Patrick De Koster et Luc Devroe. "Être maintenant traîné dans la boue d'une manière aussi arbitraire et non fondée par un fonds d'investissement privé qui conteste ce qu'il a sanctionné il y a deux mois dans le cadre de la diligence raisonnable sur l'acquisition du club témoigne d'un cynisme et d'une malhonnêteté intellectuelle apparemment sans limite', fustige J&S. "Tout est mis dans le même panier et la confusion est délibérément créée dans le seul but d'échapper aux obligations de paiement", est d'avis la société, qui refuse d'accepter une telle situation et est déterminée à faire valoir ses droits. À cet égard, elle se félicite d'ailleurs de la décision du juge des saisies de Bruges de mercredi après-midi de maintenir le blocage du compte bancaire du club jusqu'à nouvel ordre. La chambre du conseil de Bruxelles a, par ailleurs, prolongé mercredi d'un mois la détention préventive de Patrick De Koster. Le manager du Diable Rouge Kevin De Bruyne, entre autres, avait été placé sous mandat d'arrêt vendredi dernier par le juge d'instruction Michel Claise. Il est accusé de faux en écriture, usage de faux et blanchiment. Ses avocats avaient demandé la libération de leur client, qu'a refusée la chambre du conseil. L'agent de joueurs a toutefois fait appel de cette décision et la chambre des mises en accusation dispose désormais de 15 jours pour se prononcer. (Belga)