1. À 23 ans, tu attaques seulement ta deuxième saison pro en qualité de titulaire. Est-ce que, plus que jamais, tu te sens aujourd'hui enfin à ta place après des années compliquées en Angleterre?
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1. À 23 ans, tu attaques seulement ta deuxième saison pro en qualité de titulaire. Est-ce que, plus que jamais, tu te sens aujourd'hui enfin à ta place après des années compliquées en Angleterre?Quand j'ai quitté Stoke City pour la Belgique et Eupen l'an dernier, c'était avec cette volonté-là. J'en avais assez de voir les autres jouer, je voulais moi aussi pouvoir aider une équipe. Quand on est footballeur, l'important, c'est de jouer, de se sentir important. Cet été, j'ai donc tout fait pour rester sur ma bonne dynamique de la fin de saison dernière. Je n'ai pas pris de vacances, j'ai juste envoyé ma famille du côté de Cannes, mais moi, je me suis imposé une pré-préparation avec un coach personnel sur Bruxelles. C'est ce qui fait, je pense, que physiquement, j'ai attaqué la saison à 100% d'entrée de jeu. 2. Stefan Krämer est un entraîneur vierge de toute expérience du haut niveau. Comment s'est-il fait sa place dans le vestiaire?Ce n'est pas la question de savoir comment un entraîneur se fait sa place ou non dans un vestiaire. Sa place, il l'acquiert de fait. Le plus important pour un joueur, c'est de savoir ce que le coach est prêt à nous donner, ce qu'il propose comme projet. Là, en l'occurrence, le nouveau T1 nous a offert énormément de confiance d'entrée de jeu. C'est un entraîneur qui communique beaucoup et c'est souvent ce que les joueurs apprécient. Il ne se prend pour personne, il n'est pas dans la dictature, sa porte est toujours ouverte, c'est très agréable. Moi, la première fois que je l'ai vu, il m'a pris à part et il m'a tout de suite dit que j'étais un joueur sur lequel il compterait beaucoup. Il n'y a évidemment pas mieux pour un joueur. 3. On dit qu'il a instauré une dynamique de travail particulièrement exigeante, que la préparation a été lourde. Tu confirmes?C'est un coach allemand, élevé à l'école allemande, donc oui, il y a beaucoup de courses, ça fait partie de l'ADN du football là-bas. Beaucoup de choses ont changé en quelques mois à Eupen. Passer d'un Espagnol à un Allemand, en termes de philosophie, c'est un chamboulement total. L'intensité est plus haute, par exemple. Mais il ne faut pas croire: on travaille dur, mais il y a beaucoup de football aussi. On fait du physique, mais quasi toujours avec ballon. 4. Vous êtes au-dessus des standards attendus après cinq journées. On ne peut donc pas dire que cette préparation difficile ait eu un impact sur le début de saison des Pandas. Est-ce que cette équipe est capable de viser mieux que la lutte pour le maintien?On veut en tout cas faire mieux que la douzième place de l'an passé. Ici, certains parlent déjà des PO1, peut-être qu'eux pensent que ça va couler tout seul parce que le début de saison a été bon, mais moi, je préfère rester calme, focus. Je sais que c'est juste le début de saison et que tout peut aller très vite dans le football. 5. Justement, le mercato n'est pas terminé, mais il a jusqu'ici été très calme à Eupen. Et tu seras pour ta part en fin de contrat en juin 2022. Est-ce que Julien Ngoy sera encore à Eupen au 31 août?Là encore, tout est possible. Pour le moment, je suis juste focus sur Eupen. Ce qui veut dire qu'il y a des discussions en cours avec le club pour éventuellement prolonger, mais qu'on regarde ce qui est le mieux pour moi avec mes agents. Ce que je peux dire, c'est que je me sens bien ici, mais qu'il y a de l'intérêt de l'extérieur.