Tu es maintenant dans un vrai grand club où il faut gagner chaque match. Ça change fort ta vie?

JULIEN DE SART: Oui, mais c'est bien d'avoir de la pression. Ici, que ce soit Bruges ou Genk en face, tu dois être au rendez-vous. Je retrouve l'état d'esprit que j'ai connu en début de carrière au Standard. Chaque week-end, on te faisait bien comprendre que tu n'avais pas droit à l'erreur.

Tu as carrément failli être champion dès ta première saison là-bas! Tu y penses encore? Tu te dis aussi, comme Roland Duchâtelet, que ce championnat-là a peut-être été truqué?

DE SART: On se pose des questions, maintenant. Je me souviens surtout qu'on a fait toute la saison en tête, jusqu'à deux matches de la fin des play-offs.

Comment on vit un choc pareil, quand on a eu largement le temps de se voir champion de Belgique?

DE SART: En fait, je ne réalisais pas encore très bien à l'époque. Je ne me rendais pas compte que je risquais de gagner le championnat alors que je commençais ma carrière. J'étais un peu dans mon rêve, dans une bulle, dans un autre monde. Dans l'émotion, totalement. J'avais 19 ans, j'étais en équipe première, je jouais avec Jelle Van Damme, Mehdi Carcela, Igor de Camargo, tous des gars que j'admirais quand j'allais voir les matches en tribune. C'est maintenant que je réalise que j'ai failli faire un truc de fou. Être champion avec le Standard, pour un Liégeois, pour un joueur qui a appris le foot à l'académie, c'est extraordinaire.

Ce que Duchâtelet a dit entre-temps, ça t'a étonné?

DE SART: Il nous avait déjà parlé de ça pendant les plays-offs. Il ne nous avait pas dit qu'il y avait de la triche, mais il était convaincu qu'il y avait des erreurs d'arbitrage qui jouaient contre nous. Je me souviens qu'on avait fait un meeting pour parler de ça, il nous avait montré des stats et il trouvait ça très bizarre.

Les joueurs croyaient qu'il y avait peut-être des chipotages?

DE SART: Non, on ne pouvait pas croire ça.

Et avec le recul?

DE SART: Ben ça fait mal hein! J'entends des trucs, c'est fou. Mais je ne veux pas y croire, ce n'est pas le foot que j'imagine. C'est trop dur à admettre. Imagine le jeune qui commence sa carrière aujourd'hui, on lui dit des trucs pareils. Ça remet beaucoup de choses en question. C'est inconcevable. Pas normal.

Tu es maintenant dans un vrai grand club où il faut gagner chaque match. Ça change fort ta vie?JULIEN DE SART: Oui, mais c'est bien d'avoir de la pression. Ici, que ce soit Bruges ou Genk en face, tu dois être au rendez-vous. Je retrouve l'état d'esprit que j'ai connu en début de carrière au Standard. Chaque week-end, on te faisait bien comprendre que tu n'avais pas droit à l'erreur.Tu as carrément failli être champion dès ta première saison là-bas! Tu y penses encore? Tu te dis aussi, comme Roland Duchâtelet, que ce championnat-là a peut-être été truqué?DE SART: On se pose des questions, maintenant. Je me souviens surtout qu'on a fait toute la saison en tête, jusqu'à deux matches de la fin des play-offs.Comment on vit un choc pareil, quand on a eu largement le temps de se voir champion de Belgique?DE SART: En fait, je ne réalisais pas encore très bien à l'époque. Je ne me rendais pas compte que je risquais de gagner le championnat alors que je commençais ma carrière. J'étais un peu dans mon rêve, dans une bulle, dans un autre monde. Dans l'émotion, totalement. J'avais 19 ans, j'étais en équipe première, je jouais avec Jelle Van Damme, Mehdi Carcela, Igor de Camargo, tous des gars que j'admirais quand j'allais voir les matches en tribune. C'est maintenant que je réalise que j'ai failli faire un truc de fou. Être champion avec le Standard, pour un Liégeois, pour un joueur qui a appris le foot à l'académie, c'est extraordinaire.Ce que Duchâtelet a dit entre-temps, ça t'a étonné?DE SART: Il nous avait déjà parlé de ça pendant les plays-offs. Il ne nous avait pas dit qu'il y avait de la triche, mais il était convaincu qu'il y avait des erreurs d'arbitrage qui jouaient contre nous. Je me souviens qu'on avait fait un meeting pour parler de ça, il nous avait montré des stats et il trouvait ça très bizarre.Les joueurs croyaient qu'il y avait peut-être des chipotages?DE SART: Non, on ne pouvait pas croire ça.Et avec le recul?DE SART: Ben ça fait mal hein! J'entends des trucs, c'est fou. Mais je ne veux pas y croire, ce n'est pas le foot que j'imagine. C'est trop dur à admettre. Imagine le jeune qui commence sa carrière aujourd'hui, on lui dit des trucs pareils. Ça remet beaucoup de choses en question. C'est inconcevable. Pas normal.