"C'était un sprint de moelleux, après une course aussi longue et difficile", a commenté Alaphilippe après 217 kilomètres d'échappée (sur les 229 que comptait l'étape) en montagne et dans les Alpes, d'abord sous la pluie, puis sous le soleil mais avec beaucoup de vent de face. "Dans la dernière bosse, j'ai tenté deux-trois fois d'accélérer mais je ne pouvais pas faire la différence, j'avais affaire à deux coureurs de très haut niveau. Je savais que Mühlberger était rapide, explosif. Au sprint, il fallait jouer intelligemment. Quand il a lancé le sprint, j'ai remonté centimètre par centimètre, avec le goût de l'acide lactique dans les jambes, dans la bouche. Je n'étais pas sûr d'avoir gagné, je n'ai pas levé les bras. C'est une victoire particulière, déjà c'est ma première course en France et quand on voit le plateau du Dauphiné. J'avais vraiment envie de faire quelque chose sur cette étape. Mühlberger a voulu jouer avec moi dans la montée au col de Beaune, je lui ai dit que s'il ne voulait pas qu'on gagne, j'arrêterais de rouler. Finalement j'ai su garder mon calme pour gagner de pas beaucoup mais c'est top. J'aime gagner et je fais du vélo pour gagner. J'avais à c?ur de faire une belle semaine parce que je n'avais pas couru en France depuis quelques temps et jusqu'à présent c'est super: j'ai fait un beau chrono, je gagne cette étape". (Belga)