On approche des PO : vous appréciez cette formule ?

Non, c'est un truc de fous, une machine infernale qui pénalise les clubs qui réalisent une bonne phase classique. Il est anormal de les priver de la moitié de leur avance : sportivement, c'est difficile à admettre. La moindre des choses serait de ne pas diviser le nombre de points acquis. J'ai gagné quatre titres en Belgique : deux au bout d'un parcours traditionnel et deux après des PO1 qui bouffent les nerfs mais ne contribuent pas à améliorer la qualité du jeu. Anderlecht ne serait pas Anderlecht sans viser le titre, même quand c'est dur. Le Standard et Bruges ne sont pas obligés de gagner le titre. Année de transition ou pas, quand Anderlecht n'est pas champion c'est la crise. Si Anderlecht décroche le titre en jouant mal, c'est encore la crise. C'est toujours la crise à Anderlecht.

Bruges revient dans la roue du Standard...

Oui. Et Anderlecht se replace aussi.

Michel Preud'homme battra-t-il Guy Luzon et John Van den Brom au sprint ?
Je n'ai pas souvent vu Bruges à l'oeuvre. Mais je connais et j'apprécie Michel Preud'homme. Au Standard, il a façonné une équipe qui lui ressemblait. Michel est un travailleur, un perfectionniste et un compétiteur qui ne laisse rien au hasard. Il possède une équipe complémentaire qui monte en régime et ce n'est probablement pas fini. J'apprécie beaucoup Lestienne qui fait partie de mon trio des meilleurs footballeurs de D1 avec Massimo Bruno, mon numéro 1, et Michy Batsuhayi

Qui est votre favori de la course pour le titre ?

Le Standard, qui dispose de belles variétés offensives avec Michy, Imoh Ezekiel, Polo Mpoku, Mujangi Bia, Igor De Camargo. L'avance du Standard a fondu mais cette équipe a montré trop de belles choses pour ne pas réagir après deux faux-pas. Mais Anderlecht peut mettre tout le monde d'accord et gagner le titre. Bruges et le Standard en rêvent. Anderlecht s'est accordé une saison de transition et pourrait être relax dans les PO1. J'ai été rassuré contre un Genk bien organisé. Anderlecht a méritoirement émergé en deuxième mi-temps avec de l'engagement et deux joueurs m'ont épaté : Najar et Mitrovic.

Par Pierre Bilic

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On approche des PO : vous appréciez cette formule ? Non, c'est un truc de fous, une machine infernale qui pénalise les clubs qui réalisent une bonne phase classique. Il est anormal de les priver de la moitié de leur avance : sportivement, c'est difficile à admettre. La moindre des choses serait de ne pas diviser le nombre de points acquis. J'ai gagné quatre titres en Belgique : deux au bout d'un parcours traditionnel et deux après des PO1 qui bouffent les nerfs mais ne contribuent pas à améliorer la qualité du jeu. Anderlecht ne serait pas Anderlecht sans viser le titre, même quand c'est dur. Le Standard et Bruges ne sont pas obligés de gagner le titre. Année de transition ou pas, quand Anderlecht n'est pas champion c'est la crise. Si Anderlecht décroche le titre en jouant mal, c'est encore la crise. C'est toujours la crise à Anderlecht. Bruges revient dans la roue du Standard... Oui. Et Anderlecht se replace aussi. Michel Preud'homme battra-t-il Guy Luzon et John Van den Brom au sprint ? Je n'ai pas souvent vu Bruges à l'oeuvre. Mais je connais et j'apprécie Michel Preud'homme. Au Standard, il a façonné une équipe qui lui ressemblait. Michel est un travailleur, un perfectionniste et un compétiteur qui ne laisse rien au hasard. Il possède une équipe complémentaire qui monte en régime et ce n'est probablement pas fini. J'apprécie beaucoup Lestienne qui fait partie de mon trio des meilleurs footballeurs de D1 avec Massimo Bruno, mon numéro 1, et Michy Batsuhayi Qui est votre favori de la course pour le titre ? Le Standard, qui dispose de belles variétés offensives avec Michy, Imoh Ezekiel, Polo Mpoku, Mujangi Bia, Igor De Camargo. L'avance du Standard a fondu mais cette équipe a montré trop de belles choses pour ne pas réagir après deux faux-pas. Mais Anderlecht peut mettre tout le monde d'accord et gagner le titre. Bruges et le Standard en rêvent. Anderlecht s'est accordé une saison de transition et pourrait être relax dans les PO1. J'ai été rassuré contre un Genk bien organisé. Anderlecht a méritoirement émergé en deuxième mi-temps avec de l'engagement et deux joueurs m'ont épaté : Najar et Mitrovic. Par Pierre BilicRetrouvez l'intégralité de cette interview dans votre Sport Foot Magazine