Cette saison encore, Sport/Foot Magazine désigne le meilleur joueur de chaque mois de compétition. Au mois d'août, c'est Dante Vanzeir qui avait émergé, devant Jelle Vossen et Stef Peeters. Le trio de ce mois de rentrée scolaire sacre cette fois Nikola Storm devant Michael Frey et Paul Onuachu.
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Cette saison encore, Sport/Foot Magazine désigne le meilleur joueur de chaque mois de compétition. Au mois d'août, c'est Dante Vanzeir qui avait émergé, devant Jelle Vossen et Stef Peeters. Le trio de ce mois de rentrée scolaire sacre cette fois Nikola Storm devant Michael Frey et Paul Onuachu. Devant les deux meilleurs buteurs du championnat, l'ailier Malinois émerge d'une courte tête. La preuve qu'on peut en prendre sept contre Anderlecht le 12 septembre et repartir avec les lauriers trois semaines plus tard. Une belle revanche surtout pour celui qui avait connu une préparation estivale méchamment perturbée. Touché aux tendons puis au dos, le détonateur du KaVé version Wouter Vrancken avait d'ailleurs été prié de débuter la saison sur le banc, faute de condition. Depuis son retour dans le onze à la mi-août, Storm facture six buts et une passe décisive. Dont la moitié de ce bilan soldé sur le seul mois de septembre. Vendredi dernier, son extérieur du pied déposé sur le front de Sandy Walsh pour la dernière de Mbaye Leye à la tête du Standard valait à lui seul le détour. Et en profitait pour changer les bonnes habitudes maison qui valorisent souvent la même connexion, mais en sens inverse. Reste qu'un match sans marquer, Nikola Storm n'avait plus connu ça depuis le 15 août. Trop longtemps éloigné des cages adverses au cours de sa formation brugeoise, c'est bien dans ce rôle de buteur désaxé sur son côté gauche que Storm s'épanouit aujourd'hui le mieux. Ce qui explique peut-être sa moue désapprobatrice au moment de son changement par Vrancken à l'heure de jeu contre le Standard. Son équipe menait pourtant 3-0, mais Storm est devenu gourmand ces dernières semaines. L'appétit d'un homme qui après avoir mangé son pain noir lors de ses années blauw en zwart est devenu un taulier depuis le retour malinois en Pro League. Lancé par Michel Preud'homme un soir de décembre 2013 contre Malines, Nikola Storm était dans une autre vie handicapé par son étiquette de "jeune produit brugeois". Sauf que contrairement à ses contemporains de l'époque lancés par MPH, de Boli Bolingoli à Sander Coopman, Nikola Storm a su se recycler. Passant avec succès d'un rôle trop petit pour lui de simple piston à celui plus moderne de faux-ailier. Lors de son premier passage en D1, on reprochait à Nikola Storm son absence de stats. Depuis, l'homme est aussi létal devant le but qu'indispensable dans le jeu. L'an dernier, c'est pourtant en son absence que le KaVé s'était mis à mieux respirer dès la reprise en janvier. Mais derrière la hype hivernale de Geoffry Hairemans, c'est bien Nikola Storm qui portera les Malinois vers le top 8. Dans son élan, ce dernier a tout pris: la confiance, les buts et les caviars. Tout en percussion, Storm avale désormais les actions décisives comme on s'empiffre d'apéritifs. En profitant du moment présent, sans jamais penser au lendemain.