As-tu le sentiment que ton frère a fortement progressé ces dernières années?

Il a progressé dans les remises. En Angleterre, on reconnaît plus son travail. C'est l'attaquant qui joue le moins et c'est celui que l'on critique le plus en Belgique. Et pourtant quels ont été les matches les plus importants des Diables ces dernières années? En Croatie et face aux Etats-Unis (huitième de finale de la Coupe du Monde) et à chaque fois il a été décisif. Avant le match face à la Croatie, personne ne comptait sur lui et il a marqué deux fois. En Coupe du Monde même chose, on l'enterre après le premier match face à l'Algérie et pourtant il marque un but décisif en huitièmes. Je ne parle jamais de sa situation chez les Diables avec lui car, ici, les gens, les analystes, sont très durs avec lui. Je respecte tous ceux qui ont joué au foot, je respecte leur point de vue. Mais si les consultants du Monday night football sur Sky, si les Thierry Henry, Jamie Carragher, ou ceux de Match of the day, Gary Lineker, Alan Shearer, Ian Wright, qui ont tous été des énormes attaquants, encensent mon frère, ça a beaucoup plus de valeur pour moi.

Tu peux nous donner la recette de la potion qui vous a rendus aussi puissants toi et ton frère?

Je sais pas, on mangeait en tout cas notre assiette jusqu'au bout. Anthony D'Alberto (aujourd'hui à Braga) était venu manger chez moi et quand il a vu notre assiette avec le riz qui débordait, il m'a dit: "Mais vous mangez trois portions, c'est pas comme ça qu'on mange!?". Quand on mange de la viande, on prend au minimum six cuisses de poulet, trois-quatre saucisses. Mais on bosse dans le sport. Donc on a l'habitude de beaucoup travailler, et surtout de beaucoup manger. Surtout après l'effort car on se sent vide. On dit aujourd'hui que Romelu a perdu du poids mais il a plutôt perdu en graisse. Avant, il était peut-être à 10% de masse graisseuse, ce qui est normal. Maintenant il est à 7 voire à 6. Tout ce que vous voyez, c'est du muscle. Il a toujours eu une force énorme. Quand il avait 14 ans, il pouvait déjà jouer contre des gars de 17-18 ans. Et à l'école, je devais toujours jouer contre lui et il m'envoyait dans les buissons. C'était le grand-frère classique (il rit). Il me faisait chier et ça a toujours été comme ça entre nous (il rit).

Par Thomas Bricmont et Guillaume Gautier

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Jordan Lukaku dans votre Sport/Foot Magazine

As-tu le sentiment que ton frère a fortement progressé ces dernières années?Il a progressé dans les remises. En Angleterre, on reconnaît plus son travail. C'est l'attaquant qui joue le moins et c'est celui que l'on critique le plus en Belgique. Et pourtant quels ont été les matches les plus importants des Diables ces dernières années? En Croatie et face aux Etats-Unis (huitième de finale de la Coupe du Monde) et à chaque fois il a été décisif. Avant le match face à la Croatie, personne ne comptait sur lui et il a marqué deux fois. En Coupe du Monde même chose, on l'enterre après le premier match face à l'Algérie et pourtant il marque un but décisif en huitièmes. Je ne parle jamais de sa situation chez les Diables avec lui car, ici, les gens, les analystes, sont très durs avec lui. Je respecte tous ceux qui ont joué au foot, je respecte leur point de vue. Mais si les consultants du Monday night football sur Sky, si les Thierry Henry, Jamie Carragher, ou ceux de Match of the day, Gary Lineker, Alan Shearer, Ian Wright, qui ont tous été des énormes attaquants, encensent mon frère, ça a beaucoup plus de valeur pour moi. Tu peux nous donner la recette de la potion qui vous a rendus aussi puissants toi et ton frère?Je sais pas, on mangeait en tout cas notre assiette jusqu'au bout. Anthony D'Alberto (aujourd'hui à Braga) était venu manger chez moi et quand il a vu notre assiette avec le riz qui débordait, il m'a dit: "Mais vous mangez trois portions, c'est pas comme ça qu'on mange!?". Quand on mange de la viande, on prend au minimum six cuisses de poulet, trois-quatre saucisses. Mais on bosse dans le sport. Donc on a l'habitude de beaucoup travailler, et surtout de beaucoup manger. Surtout après l'effort car on se sent vide. On dit aujourd'hui que Romelu a perdu du poids mais il a plutôt perdu en graisse. Avant, il était peut-être à 10% de masse graisseuse, ce qui est normal. Maintenant il est à 7 voire à 6. Tout ce que vous voyez, c'est du muscle. Il a toujours eu une force énorme. Quand il avait 14 ans, il pouvait déjà jouer contre des gars de 17-18 ans. Et à l'école, je devais toujours jouer contre lui et il m'envoyait dans les buissons. C'était le grand-frère classique (il rit). Il me faisait chier et ça a toujours été comme ça entre nous (il rit).Par Thomas Bricmont et Guillaume GautierRetrouvez l'intégralité de l'interview de Jordan Lukaku dans votre Sport/Foot Magazine