Jonas De Roeck avait deux ans quand ses parents sont rentrés en Belgique. Il ne se souvient donc pas tellement des années passées en Espagne et a oublié la langue. Après quatre ans, la famille est repartie parce que son père a été muté à Charlotte, en Caroline du Nord, à l'est des États-Unis. "Je me souviens encore qu'on apprenait l'anglais à la maison et qu'on a participé au déménagement. Ça m'a marqué, mais pas fragilisé. Je ne connaissais pas autre chose et mes parents étaient très positifs. Bien sûr, on devait laisser des choses derrière nous: nos amis, notre environnement. Mais on allait découvrir une autre vie et se faire de nouveaux copains. C'est comme ça qu'on l'a vécu et je garde un souvenir formidable de ces années en Amérique."

Ils y sont restés quatre ans. "On avait une superbe maison et les gens étaient très chaleureux. Le premier contact s'est très bien passé, on s'est directement sentis chez nous. Et puis, la vie était très axée sur le sport. Au lieu de deux heures d'éducation physique par semaine, on en avait deux par jours. Pour moi, c'était magnifique. Avec mon père et mes frères, on allait voir tous les sports. J'ai vu jouer Michael Jordanlive, mais aussi Kareem Abdul Jabar, Magic Johnson ou Larry Bird, ce sont des choses qu'on n'oublie pas. À ce moment-là, bien sûr, je ne m'en rendais pas compte car je n'avais rien vécu d'autre, mais aujourd'hui, je réalise que j'ai grandi dans un autre monde que la plupart des gens. Ça m'a apporté énormément et ça m'a ouvert l'esprit. J'en suis très reconnaissant à mes parents."

Avant de rentrer à Anvers, la famille a encore passé un an en Angleterre. De Roeck avait dix ans lorsque ses parents ont quitté l'Amérique pour Esher, au sud-ouest de Londres. "Ce fut aussi une belle période", dit-il. Il a fréquenté une école internationale, à Cobham, où il a joué au football. C'est là que, plus tard, Chelsea a construit son centre d'entraînement. "On fréquentait une école très huppée avec des enfants dont les parents travaillaient pour de grandes entreprises, souvent des multinationales. Il y avait des cheiks qui, le lundi, amenaient leurs enfants en hélicoptère pour venir les rechercher le vendredi. On avait même des cours de golf à l'école. C'était vraiment abusé, mais aussi très chouette à vivre."

Alors qu'il a beaucoup bougé pendant sa jeunesse, Jonas De Roeck est resté relativement casanier tant comme joueur que comme entraîneur. Hormis son escapade à Augsburg, de 2009 à 2012, il est toujours resté en Belgique. "J'ai eu des possibilités de partir, mais j'ai toujours choisi de rester", dit-il. "C'est comme ça et j'en suis très heureux, mais j'ai l'ambition d'aller le plus haut possible en tant qu'entraîneur et de travailler à l'étranger. Ce métier peut me permettre de rencontrer d'autres cultures et d'autres gens, comme j'y ai été habitué pendant ma jeunesse. Mais il faut attendre le bon moment. Cette année, j'ai fait le choix de rester à Westerlo et je ne changerai pas d'avis."

Lire l'interview complète avec Jonas De Roeck, l'entraîneur de Westerlo, dans le Sport/Foot Magazine de ce mois ou dans notre Zone +

Jonas De Roeck avait deux ans quand ses parents sont rentrés en Belgique. Il ne se souvient donc pas tellement des années passées en Espagne et a oublié la langue. Après quatre ans, la famille est repartie parce que son père a été muté à Charlotte, en Caroline du Nord, à l'est des États-Unis. "Je me souviens encore qu'on apprenait l'anglais à la maison et qu'on a participé au déménagement. Ça m'a marqué, mais pas fragilisé. Je ne connaissais pas autre chose et mes parents étaient très positifs. Bien sûr, on devait laisser des choses derrière nous: nos amis, notre environnement. Mais on allait découvrir une autre vie et se faire de nouveaux copains. C'est comme ça qu'on l'a vécu et je garde un souvenir formidable de ces années en Amérique." Ils y sont restés quatre ans. "On avait une superbe maison et les gens étaient très chaleureux. Le premier contact s'est très bien passé, on s'est directement sentis chez nous. Et puis, la vie était très axée sur le sport. Au lieu de deux heures d'éducation physique par semaine, on en avait deux par jours. Pour moi, c'était magnifique. Avec mon père et mes frères, on allait voir tous les sports. J'ai vu jouer Michael Jordanlive, mais aussi Kareem Abdul Jabar, Magic Johnson ou Larry Bird, ce sont des choses qu'on n'oublie pas. À ce moment-là, bien sûr, je ne m'en rendais pas compte car je n'avais rien vécu d'autre, mais aujourd'hui, je réalise que j'ai grandi dans un autre monde que la plupart des gens. Ça m'a apporté énormément et ça m'a ouvert l'esprit. J'en suis très reconnaissant à mes parents."Avant de rentrer à Anvers, la famille a encore passé un an en Angleterre. De Roeck avait dix ans lorsque ses parents ont quitté l'Amérique pour Esher, au sud-ouest de Londres. "Ce fut aussi une belle période", dit-il. Il a fréquenté une école internationale, à Cobham, où il a joué au football. C'est là que, plus tard, Chelsea a construit son centre d'entraînement. "On fréquentait une école très huppée avec des enfants dont les parents travaillaient pour de grandes entreprises, souvent des multinationales. Il y avait des cheiks qui, le lundi, amenaient leurs enfants en hélicoptère pour venir les rechercher le vendredi. On avait même des cours de golf à l'école. C'était vraiment abusé, mais aussi très chouette à vivre." Alors qu'il a beaucoup bougé pendant sa jeunesse, Jonas De Roeck est resté relativement casanier tant comme joueur que comme entraîneur. Hormis son escapade à Augsburg, de 2009 à 2012, il est toujours resté en Belgique. "J'ai eu des possibilités de partir, mais j'ai toujours choisi de rester", dit-il. "C'est comme ça et j'en suis très heureux, mais j'ai l'ambition d'aller le plus haut possible en tant qu'entraîneur et de travailler à l'étranger. Ce métier peut me permettre de rencontrer d'autres cultures et d'autres gens, comme j'y ai été habitué pendant ma jeunesse. Mais il faut attendre le bon moment. Cette année, j'ai fait le choix de rester à Westerlo et je ne changerai pas d'avis."Lire l'interview complète avec Jonas De Roeck, l'entraîneur de Westerlo, dans le Sport/Foot Magazine de ce mois ou dans notre Zone +