Soumis à une grêle de coups dans un coin du ring, le Belge a en effet renoncé peu avant la fin du douzième et dernier round. Ce succès acquis à l'issue de son premier combat pour un titre constitue un grand pas en avant dans la carrière de Yoka, qui a été freinée par une suspension d'un an pour dopage, ou plutôt pour trois manquements aux obligations de localisation. Sans parler de la situation sanitaire... Même si certains ne le voient pas atteindre un jour le niveau du gratin mondial de la catégorie-reine où combattent les Tyson Fury, Anthony Joshua et autres Deontay Wilder. En attendant son palmarès est toujours vierge de défaite, et il a résolu vendredi le problème d'être pour la première fois opposé à un adversaire plus rapide - mais moins puissant - que lui, encore lourd-léger (-90,719 kilos) il y a un peu plus d'un an. Yoka devient en outre le challenger officiel du champion d'Europe EBU Joe Joyce (35 ans, 12 combats, 12 victoires) qu'il avait battu en finale olympique à Rio. "La ceinture se gagnera sur le ring", avait prévenu Yoka (111 kilos) jeudi lors d'une cérémonie de pesée très tendue. Et sur le ring, justement, Joël Tambwe Djeko (104,450 kilos), arrivé très tardivement à la H Arena, a laissé son prestigieux adversaire s'installer au centre du ring, esquivant, mais pas toujours, les directs du Français qui cherchait le coup dur, sans toutefois se dégarnir. Il devenait évident au fil des rounds que Djeko, s'il faisait bonne figure, ne se dirigeait pas vers la victoire de cette façon. Mais il lui restait du temps pour renverser la vapeur, voire placer un uppercut décisif. A la mi-combat il semblait cependant que seul un k.o pouvait encore lui permettre de repartir avec la précieuse ceinture. Mais le Belge, de plus en plus marqué au visage, n'a pas réussi à le placer, même s'il a essayé, et que le Français s'énervait de le voir toujours alerte. Cela s'est toutefois sérieusement compliqué pour notre compatriote au onzième et avant-dernier round, avant de devenir mission impossible avec les conséquences que l'on sait, au suivant... Joël Tambwe Djeko, dont c'est la 3e défaite, pour 17 victoires et un nul, n'a donc pas réussi à s'ouvrir le chemin "vers un nouveau monde", comme l'avait espéré son manager Yassine Maatala, rencontré mercredi par l'agence Belga, peu avant le départ pour la Loire-Atlantique. A noter que lors de la même soirée nantaise de vendredi, retransmise en direct dans de nombreux pays, Estelle Yoka Mossely, 28 ans, l'épouse de Tony Yoka et la maman de ses fils Magomed et Ali, également championne olympique, a conservé son titre de championne du monde IBO féminine des légers en dominant aux points (98-92, 97-93, 98-92 pour le juge belge Hugues Hellebaut) l'Allemande Verena Kaiser (28 ans, 14 victoires, 2 défaites). Il s'agit de sa neuvième victoire en neuf combats. (Belga)

Soumis à une grêle de coups dans un coin du ring, le Belge a en effet renoncé peu avant la fin du douzième et dernier round. Ce succès acquis à l'issue de son premier combat pour un titre constitue un grand pas en avant dans la carrière de Yoka, qui a été freinée par une suspension d'un an pour dopage, ou plutôt pour trois manquements aux obligations de localisation. Sans parler de la situation sanitaire... Même si certains ne le voient pas atteindre un jour le niveau du gratin mondial de la catégorie-reine où combattent les Tyson Fury, Anthony Joshua et autres Deontay Wilder. En attendant son palmarès est toujours vierge de défaite, et il a résolu vendredi le problème d'être pour la première fois opposé à un adversaire plus rapide - mais moins puissant - que lui, encore lourd-léger (-90,719 kilos) il y a un peu plus d'un an. Yoka devient en outre le challenger officiel du champion d'Europe EBU Joe Joyce (35 ans, 12 combats, 12 victoires) qu'il avait battu en finale olympique à Rio. "La ceinture se gagnera sur le ring", avait prévenu Yoka (111 kilos) jeudi lors d'une cérémonie de pesée très tendue. Et sur le ring, justement, Joël Tambwe Djeko (104,450 kilos), arrivé très tardivement à la H Arena, a laissé son prestigieux adversaire s'installer au centre du ring, esquivant, mais pas toujours, les directs du Français qui cherchait le coup dur, sans toutefois se dégarnir. Il devenait évident au fil des rounds que Djeko, s'il faisait bonne figure, ne se dirigeait pas vers la victoire de cette façon. Mais il lui restait du temps pour renverser la vapeur, voire placer un uppercut décisif. A la mi-combat il semblait cependant que seul un k.o pouvait encore lui permettre de repartir avec la précieuse ceinture. Mais le Belge, de plus en plus marqué au visage, n'a pas réussi à le placer, même s'il a essayé, et que le Français s'énervait de le voir toujours alerte. Cela s'est toutefois sérieusement compliqué pour notre compatriote au onzième et avant-dernier round, avant de devenir mission impossible avec les conséquences que l'on sait, au suivant... Joël Tambwe Djeko, dont c'est la 3e défaite, pour 17 victoires et un nul, n'a donc pas réussi à s'ouvrir le chemin "vers un nouveau monde", comme l'avait espéré son manager Yassine Maatala, rencontré mercredi par l'agence Belga, peu avant le départ pour la Loire-Atlantique. A noter que lors de la même soirée nantaise de vendredi, retransmise en direct dans de nombreux pays, Estelle Yoka Mossely, 28 ans, l'épouse de Tony Yoka et la maman de ses fils Magomed et Ali, également championne olympique, a conservé son titre de championne du monde IBO féminine des légers en dominant aux points (98-92, 97-93, 98-92 pour le juge belge Hugues Hellebaut) l'Allemande Verena Kaiser (28 ans, 14 victoires, 2 défaites). Il s'agit de sa neuvième victoire en neuf combats. (Belga)