Dès le lendemain de l'échec subi en 2015 à Brasschaat, loupant le ticket pour les Jeux de Rio à 35 secondes près, la fédération belge (ARBH) avait fait de cette qualification pour Tokyo 2020 une priorité pour son équipe féminine. Changement de staff, intensification des entraînements, perfectionnement de la préparation physique, analyses techniques, tout a été mis en oeuvre pour les aider dans leur nouvel objectif olympique. Suivant la même trace d'évolution que les Red Lions, les joueuses de Niels Thijssen, le coach néerlandais arrivé dans le staff depuis octobre 2015 mais officiellement T1 depuis mars 2017, ont d'abord évolué lentement vers le top-10 mondial. Au-delà de la 20e place au début des années 2000, la Belgique a d'abord stagné entre les 12e et 16e rangs du classement FIH entre 2011 et cette saison. Grâce surtout à son statut de vice-championne d'Europe, acquis en août 2017 à Amsterdam, la possibilité lui a été donnée en 2019 de participer à la nouvelle campagne Pro League. Avec des très beaux résultats à la clé, les Panthers ont dépassé leurs espérances terminant cette première édition à la 5e place et y ont récolté de précieux points, intégrant pour la 1e fois le top-10 (9e) fin juin. Ensuite elles le savaient, pour pouvoir disputer leurs deux rencontres qualificatives pour les JO de Tokyo à domicile et contre une nation moins bien classée qu'elles, les Belges devaient accéder au minimum au dernier carré de leur Euro d'Anvers en août dernier. Mais une défaite contre l'Espagne en phase de poules et une autre devant l'Irlande en match de classement ne leur permettaient pas de faire mieux qu'une 6e place, les faisant reculer à la 12e place du classement mondial et les obligeant à disputer leur qualificatif à l'extérieur et contre un pays plus fort sur papier. Le tirage se montrait toutefois clément pour la Belgique début septembre. Evitant l'Espagne, l'Irlande ou l'Inde, les troupes de Thijssen héritaient de la Chine, qui leur avait bien réussi en Pro League (victoire 4-1 à Uccle et partage 3-3 à Changzhou avec un succès aux shoot-outs 4-5). Depuis leur nul 0-0 contre les Chinoises lors des JO de Londres, le bilan des Panthers est largement favorable en rencontres officielles ou amicales pour la Belgique avec 5 victoires, 2 partages et 1 défaite. L'équipe de Niels Thijssen est partie en confiance vendredi dernier de Zaventem après plusieurs bons résultats en matchs de préparation. "On ne peut pas dire qu'on est favoris pour autant. L'enjeu est énorme, c'est du 50-50", avait averti le coach avant d'embarquer dans l'avion. L'équipe ayant marqué le plus de buts au terme des deux rencontres sera qualifiée pour les Jeux olympiques de 2020. En cas d'égalité, une séance de shoot-outs déterminera le vainqueur. Outre ce duel, douze autres nations tenteront de décrocher le précieux sésame. Ce week-end, l'Australie accueillera la Russie à Perth et l'Espagne la Corée du Sud à Valence. Huit autres pays seront sur la brèche le week-end suivant des 1er au 3 novembre. Avec 14 candidats au total en vue du tournoi olympique, ce seront donc sept nations qui rejoindront le Japon, qualifié d'office comme pays organisateur et champion d'Asie, les Pays-Bas, l'Argentine, l'Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande, les quatre autres champions continentaux déjà qualifiés pour Tokyo. . (Belga)