"Les premiers Jeux sont les plus incroyables par l'expérience et de ce point de vue c'est dommage pour les athlètes pour qui il s'agit des premiers Jeux. Pour moi, ce sont les quatrièmes c'est cela qui me motive, mais l'approche entre Pékin et Tokyo est complètement différente, c'est certain." Notamment en termes d'objectifs. Désormais, les relais plus que l'individuel constituent les meilleures chances de podium. "On a de belles opportunités, c'est sûr. De mon côté je vais essayer de contribuer comme je peux en donnant le maximum et en profitant au maximum". "J'ai besoin de rythme après deux mois très compliqués (il a signé son meilleur temps de la saison 45.56 le 11 juillet à Sotteville). Je sens à l'entraînement que je monte en puissance, cela c'est positif. Je vais prendre étape par étape, course par course. Le mixte d'abord. L'individuel fera du bien quoi qu'il arrive. Je ne m'inquiète pas trop (de la fatigue). Je ne veux pas trop réfléchir et essayer d'en profiter." "A mon âge, je n'ai plus le même pied. Je dois m'adapter et c'est cela aussi l'expérience. Je perds mes repères. Vais-je récupérer ce feeling et il faut jouer avec les chonos afin de savoir ce qui fonctionne ou pas. C'est une remise en question permanente et on l'a toujours fait." Un doute permanent qui a accompagné la carrière du plus beau palmarès de l'athlétisme masculin belge de ce siècle. "C'est aussi une des raisons pour lesquelles je suis toujours là. Je ne suis jamais satisfait. J'ai toujours envie de chercher ce qui pourrait être fait en plus." A la question de savoir comment il explique ses performances remarquables comme dernier relayeur, Kevin Borlée avance modeste : "c'est peut-être parce que les autres ne savent pas courir les relais. J'arrive à exploiter ma forme du moment sans doute plus facilement en relais. En individuel, la recherche de rythme est plus compliquée." Le "titre" de capitaine et son rôle de dernier relayeur des Tornados ne font pas peser sur lui une éventuelle responsabilité supplémentaire, une fois le témoin en main. "Je n'ai jamais pensé comme cela", avance-t-il simplement. Après des médailles mondiales en individuel (bronze 2011) et en relais (bronze 2019) et des titres européens individuel (2010) et par équipes (2012, 2016, 2018), sans parler des épreuves indoor, seul le podium olympique manque encore à son tableau de chasse. "C'est l'envie, le rêve, c'est sûr. Je l'ai toujours dit on ne contrôle pas la concurrence. On sera tous prêts pour performer. Je pense qu'on peut aller très vite. Maintenant, où cela va-t-il nous mener ? En 2016, on aurait pu le faire. On était à 3/100e (de la médaille de bronze dans le relais masculin, NDLR). Depuis que l'on court c'est toujours allé de plus en plus vite. On a beau s'améliorer, cela va plus vite. Cela reste un rêve: décrocher une médaille." (Belga)

"Les premiers Jeux sont les plus incroyables par l'expérience et de ce point de vue c'est dommage pour les athlètes pour qui il s'agit des premiers Jeux. Pour moi, ce sont les quatrièmes c'est cela qui me motive, mais l'approche entre Pékin et Tokyo est complètement différente, c'est certain." Notamment en termes d'objectifs. Désormais, les relais plus que l'individuel constituent les meilleures chances de podium. "On a de belles opportunités, c'est sûr. De mon côté je vais essayer de contribuer comme je peux en donnant le maximum et en profitant au maximum". "J'ai besoin de rythme après deux mois très compliqués (il a signé son meilleur temps de la saison 45.56 le 11 juillet à Sotteville). Je sens à l'entraînement que je monte en puissance, cela c'est positif. Je vais prendre étape par étape, course par course. Le mixte d'abord. L'individuel fera du bien quoi qu'il arrive. Je ne m'inquiète pas trop (de la fatigue). Je ne veux pas trop réfléchir et essayer d'en profiter." "A mon âge, je n'ai plus le même pied. Je dois m'adapter et c'est cela aussi l'expérience. Je perds mes repères. Vais-je récupérer ce feeling et il faut jouer avec les chonos afin de savoir ce qui fonctionne ou pas. C'est une remise en question permanente et on l'a toujours fait." Un doute permanent qui a accompagné la carrière du plus beau palmarès de l'athlétisme masculin belge de ce siècle. "C'est aussi une des raisons pour lesquelles je suis toujours là. Je ne suis jamais satisfait. J'ai toujours envie de chercher ce qui pourrait être fait en plus." A la question de savoir comment il explique ses performances remarquables comme dernier relayeur, Kevin Borlée avance modeste : "c'est peut-être parce que les autres ne savent pas courir les relais. J'arrive à exploiter ma forme du moment sans doute plus facilement en relais. En individuel, la recherche de rythme est plus compliquée." Le "titre" de capitaine et son rôle de dernier relayeur des Tornados ne font pas peser sur lui une éventuelle responsabilité supplémentaire, une fois le témoin en main. "Je n'ai jamais pensé comme cela", avance-t-il simplement. Après des médailles mondiales en individuel (bronze 2011) et en relais (bronze 2019) et des titres européens individuel (2010) et par équipes (2012, 2016, 2018), sans parler des épreuves indoor, seul le podium olympique manque encore à son tableau de chasse. "C'est l'envie, le rêve, c'est sûr. Je l'ai toujours dit on ne contrôle pas la concurrence. On sera tous prêts pour performer. Je pense qu'on peut aller très vite. Maintenant, où cela va-t-il nous mener ? En 2016, on aurait pu le faire. On était à 3/100e (de la médaille de bronze dans le relais masculin, NDLR). Depuis que l'on court c'est toujours allé de plus en plus vite. On a beau s'améliorer, cela va plus vite. Cela reste un rêve: décrocher une médaille." (Belga)