Le quintuplé inédit n'est donc plus à l'ordre du jour, mais la triple titrée (équipe, individuel, saut) peut encore, avec la finale du sol mardi, égaler le record du quadruplé en un tournoi olympique codétenu par la Soviétique Larissa Latynina (1956), la Tchécoslovaque Vera Caslavska (1968) et la Roumaine Ecaterina Szabo (1984). C'est un coup de théâtre, car l'Américaine écrasait toute concurrence et tout suspense à la poutre, que ce soit ces dernières années (bronze 2013 puis or 2014 et 2015 aux Mondiaux) ou ces derniers jours (première aux trois routines à Rio). Tout allait bien pour elle. Tout à coup, elle rate une réception de salto avant. Déséquilibrée, elle est contrainte de mettre les deux mains sur la poutre pour ne pas chuter, quelques secondes de flottement inesthétique qui déclenchent la plus grosse sensation de la journée dans l'Arène olympique. Quelques signes de fébrilité ensuite, puis une sortie parfaite. Mais point de sourire en rejoignant son entraîneur Aimee Boorman, et sa note achève de la dépiter: un 14,733. Et la Néerlandaise Sanne Wevers, 4e aux qualifications et médaille d'argent à cet agrès aux Mondiaux-2015 dans l'ombre de l'omnipotente Américaine, s'est élancée pour une routine tout en maîtrise et élégance, récompensée d'un 15,466. Il est 16h03, et pour la première fois à Rio, une concurrente dépasse Biles dans l'un des trois agrès qu'elle archi-dominait jusqu'alors (tous sauf les barres asymétriques). Le suspense pour le podium de la poutre s'est ensuite étiré jusqu'au bout, avec le passage en dernier de Flavia Saraiva, la petite chérie des Brésiliens, et la réclamation posée par la Française Marine Boyer juste avant. Des dizaines de secondes qui tenaient la salle en haleine, attendant jusqu'où irait le coup de théâtre: l'une d'elles allait-elle commettre l'exploit de priver Biles de médaille? Non: "Flavinha" finissait cinquième, et Boyer quatrième. (Belga)

Le quintuplé inédit n'est donc plus à l'ordre du jour, mais la triple titrée (équipe, individuel, saut) peut encore, avec la finale du sol mardi, égaler le record du quadruplé en un tournoi olympique codétenu par la Soviétique Larissa Latynina (1956), la Tchécoslovaque Vera Caslavska (1968) et la Roumaine Ecaterina Szabo (1984). C'est un coup de théâtre, car l'Américaine écrasait toute concurrence et tout suspense à la poutre, que ce soit ces dernières années (bronze 2013 puis or 2014 et 2015 aux Mondiaux) ou ces derniers jours (première aux trois routines à Rio). Tout allait bien pour elle. Tout à coup, elle rate une réception de salto avant. Déséquilibrée, elle est contrainte de mettre les deux mains sur la poutre pour ne pas chuter, quelques secondes de flottement inesthétique qui déclenchent la plus grosse sensation de la journée dans l'Arène olympique. Quelques signes de fébrilité ensuite, puis une sortie parfaite. Mais point de sourire en rejoignant son entraîneur Aimee Boorman, et sa note achève de la dépiter: un 14,733. Et la Néerlandaise Sanne Wevers, 4e aux qualifications et médaille d'argent à cet agrès aux Mondiaux-2015 dans l'ombre de l'omnipotente Américaine, s'est élancée pour une routine tout en maîtrise et élégance, récompensée d'un 15,466. Il est 16h03, et pour la première fois à Rio, une concurrente dépasse Biles dans l'un des trois agrès qu'elle archi-dominait jusqu'alors (tous sauf les barres asymétriques). Le suspense pour le podium de la poutre s'est ensuite étiré jusqu'au bout, avec le passage en dernier de Flavia Saraiva, la petite chérie des Brésiliens, et la réclamation posée par la Française Marine Boyer juste avant. Des dizaines de secondes qui tenaient la salle en haleine, attendant jusqu'où irait le coup de théâtre: l'une d'elles allait-elle commettre l'exploit de priver Biles de médaille? Non: "Flavinha" finissait cinquième, et Boyer quatrième. (Belga)