"La journée a pourtant été dure, du début à la fin. Chaque combat a été disputé", a-t-il analysé. En finale, il s'est imposé grâce à un waza-ari infligé à son adversaire à 19 petites secondes de la sirène. "Je n'avais vraiment aucune idée du temps restant à ce moment précis. J'ai vu une petite ouverture pour attaquer et j'y suis allé. J'ai même pensé avoir fait un ippon mais je n'ai pas vu comment il est tombé. L'arbitre a donné waza-ari puis j'ai remarqué qu'il restait 19 secondes. Je me suis dit qu'il fallait que je reste calme mais je savais que je pouvais encore prendre un shido", a raconté Casse. Champion du monde 2017 chez les juniors, Casse est conscient d'avoir déjà beaucoup progressé depuis son arrivée chez les seniors et se dit impatient d'être à Tokyo fin août pour y disputer les Mondiaux. "C'est sûr que ce titre va me donner encore davantage de confiance. Je sais que je peux battre tout le monde mais la concurrence est très rude, notamment avec les Japonais et le champion du monde iranien (Saeid Mollaei, ndlr). J'ai déjà envie d'être sur le tapis." Casse n'a pas manqué de souligner la relation qu'il entretient avec Dirk Van Tichelt, son mentor. "Il me conseille tout le temps, on s'entraîne ensemble. Mais j'ai encore beaucoup de médailles à remporter si je veux faire aussi bien que lui", a-t-il rigolé. Matthias Casse a entamé sa journée par une victoire sur ippon face à l'Italien Christian Parlati (IJF 23). Le judoka belge a ensuite battu sur waza-ari le Suédois Robin Pacek (IJF 39), avant d'écarter en quarts de finale l'Allemand Alexander Wieczerzak (IJF 19), pour se hisser en demi-finales où il a battu le Géorgien Luka Maisuradze (IJF 28) sur ippon. (Belga)