Le 10 octobre, après dix journées, vous avez signé un contrat de trois ans. Qu'est-ce qui vous a le plus surpris depuis ?

L'implication. Le club regorge d'engagement et de fanatisme. On parle beaucoup de football, on réfléchit beaucoup. Cette ville respire le football. Tout le monde m'aborde pour féliciter l'équipe pour sa qualification pour la finale. Pareil soutien est incroyable. On montre beaucoup moins ses émotions au Danemark. On vous laisse tranquille, en fait, on vous aborde rarement dans mon pays.

J'ai également la confirmation que votre football est très exigeant sur le plan physique. Il faut être rapide, des pieds et dans ses réactions, mais aussi particulièrement fort. Il est nécessaire de dresser un profil très détaillé des renforts, en accordant beaucoup d'attention à leurs aptitudes athlétiques. C'était tout à fait nouveau pour moi. Le FC Midtjylland s'intéressait surtout à l'aspect tactique.

Le manager général Michel Louwagie vante votre méthodique, votre sens du labeur et votre dynamisme. Toutefois, comme le président Ivan De Witte, il insiste sur le fait qu'avec le noyau actuel, le club peut briguer la coupe et les PO1. À juste titre ?

Je connaissais ces objectifs. Ce club peut les viser. Une victoire en coupe nous assurerait un billet pour l'Europa League. Nous allons donc tout mettre en oeuvre pour gagner. Je pense que je me mets encore plus de pression que les autres pour réaliser ces ambitions. Il n'y a pas de mal à être exigeant. Michel et le président ont le droit de me demander ça. Mais l'aspect mental est encore perfectible. Les joueurs ne doivent pas se mettre trop de pression ni penser à d'éventuelles conséquences, comme ce fut le cas à Ostende en première mi-temps.

Comment êtes-vous parvenu à remettre un Dompé sur les bons rails ? Esiti a également subi une métamorphose.

J'ai vite compris que Jean-Luc pouvait nous apporter un plus grâce à ses atouts offensifs mais il manquait de concentration, sur le terrain et en dehors. Je me suis adressé à lui en père sévère. Avec succès. Jean-Luc s'est adapté et a accompli les efforts nécessaires. Désormais, c'est un joueur d'équipe.

Chacun a droit à une seconde chance. L'individu doit d'effacer devant le groupe. Dylan Bronn a été renvoyé dans le noyau B, comme Stallone Limbombe la semaine passée. Ils savent qu'ils ne doivent pas franchir certaines limites. Ceux qui réagissent bien savent que j'oublierai ce qui s'est passé et que nous reprendrons de zéro. La réaction de Dylan me plaît. Son impact a grandi.

Êtes-vous satisfait de vos transferts, avec Kaminski, Bezus et Sörloth ? Toutes ces transactions ont-elles été réalisées suite à votre avis ?

Naturellement. J'ai déjà travaillé avec Alexander Sörloth et j'ai suivi son évolution de près. En lui téléphonant, j'ai appris par hasard qu'il pouvait être loué. Le deal a pris trois ou quatre semaines. Je savais qu'il pouvait être notre chaînon manquant grâce à son opportunisme et à sa capacité à travailler. Bezus nous a tapé dans l'oeil à Saint-Trond par sa vista et son travail collectif, y compris en perte de balle. Maintenant, il doit trouver plus souvent le chemin des filets, être plus décisif. Kaminski a réalisé des arrêts brillants sur sa ligne à Courtrai. Il dirige les autres, il a de bons pieds et il s'avère qu'il arrête bien les penalties ! Nous voulons construire le jeu depuis l'arrière. Avec Thomas, ça va certainement être plus facile.

Les joueurs ne doivent pas se mettre trop de pression. " Jess Thorup

Gand a enrôlé votre compatriote Mölby en décembre, au poste d'adjoint (jusqu'en 2021), pour améliorer l'efficacité de l'équipe sur les phases arrêtées. Est-ce le maniaque du détail et des analyses qui ressort en vous ? Vous avez déjà travaillé avec un spécialiste des remises en touche au FC Midtjylland...

Gand ne sera jamais le plus dépensier de Belgique et ne pourra pas acheter les joueurs les plus chers. Nous devons donc tenter de nous distinguer dans d'autres domaines. Je l'ai appris au FC Midtjylland. Nous essayons d'être flexibles par de plus longues remises en touche. Je travaille sur base des statistiques mais aussi par une approche individuelle. Si nous disputons les PO1, nous pourrons certainement réussir quelque chose de spécial. Peut-être pouvons-nous créer la surprise. Mes joueurs le savent.

Par Frédéric Vanheule

Le 10 octobre, après dix journées, vous avez signé un contrat de trois ans. Qu'est-ce qui vous a le plus surpris depuis ? L'implication. Le club regorge d'engagement et de fanatisme. On parle beaucoup de football, on réfléchit beaucoup. Cette ville respire le football. Tout le monde m'aborde pour féliciter l'équipe pour sa qualification pour la finale. Pareil soutien est incroyable. On montre beaucoup moins ses émotions au Danemark. On vous laisse tranquille, en fait, on vous aborde rarement dans mon pays. J'ai également la confirmation que votre football est très exigeant sur le plan physique. Il faut être rapide, des pieds et dans ses réactions, mais aussi particulièrement fort. Il est nécessaire de dresser un profil très détaillé des renforts, en accordant beaucoup d'attention à leurs aptitudes athlétiques. C'était tout à fait nouveau pour moi. Le FC Midtjylland s'intéressait surtout à l'aspect tactique. Le manager général Michel Louwagie vante votre méthodique, votre sens du labeur et votre dynamisme. Toutefois, comme le président Ivan De Witte, il insiste sur le fait qu'avec le noyau actuel, le club peut briguer la coupe et les PO1. À juste titre ? Je connaissais ces objectifs. Ce club peut les viser. Une victoire en coupe nous assurerait un billet pour l'Europa League. Nous allons donc tout mettre en oeuvre pour gagner. Je pense que je me mets encore plus de pression que les autres pour réaliser ces ambitions. Il n'y a pas de mal à être exigeant. Michel et le président ont le droit de me demander ça. Mais l'aspect mental est encore perfectible. Les joueurs ne doivent pas se mettre trop de pression ni penser à d'éventuelles conséquences, comme ce fut le cas à Ostende en première mi-temps. Comment êtes-vous parvenu à remettre un Dompé sur les bons rails ? Esiti a également subi une métamorphose. J'ai vite compris que Jean-Luc pouvait nous apporter un plus grâce à ses atouts offensifs mais il manquait de concentration, sur le terrain et en dehors. Je me suis adressé à lui en père sévère. Avec succès. Jean-Luc s'est adapté et a accompli les efforts nécessaires. Désormais, c'est un joueur d'équipe. Chacun a droit à une seconde chance. L'individu doit d'effacer devant le groupe. Dylan Bronn a été renvoyé dans le noyau B, comme Stallone Limbombe la semaine passée. Ils savent qu'ils ne doivent pas franchir certaines limites. Ceux qui réagissent bien savent que j'oublierai ce qui s'est passé et que nous reprendrons de zéro. La réaction de Dylan me plaît. Son impact a grandi. Êtes-vous satisfait de vos transferts, avec Kaminski, Bezus et Sörloth ? Toutes ces transactions ont-elles été réalisées suite à votre avis ? Naturellement. J'ai déjà travaillé avec Alexander Sörloth et j'ai suivi son évolution de près. En lui téléphonant, j'ai appris par hasard qu'il pouvait être loué. Le deal a pris trois ou quatre semaines. Je savais qu'il pouvait être notre chaînon manquant grâce à son opportunisme et à sa capacité à travailler. Bezus nous a tapé dans l'oeil à Saint-Trond par sa vista et son travail collectif, y compris en perte de balle. Maintenant, il doit trouver plus souvent le chemin des filets, être plus décisif. Kaminski a réalisé des arrêts brillants sur sa ligne à Courtrai. Il dirige les autres, il a de bons pieds et il s'avère qu'il arrête bien les penalties ! Nous voulons construire le jeu depuis l'arrière. Avec Thomas, ça va certainement être plus facile. Gand a enrôlé votre compatriote Mölby en décembre, au poste d'adjoint (jusqu'en 2021), pour améliorer l'efficacité de l'équipe sur les phases arrêtées. Est-ce le maniaque du détail et des analyses qui ressort en vous ? Vous avez déjà travaillé avec un spécialiste des remises en touche au FC Midtjylland... Gand ne sera jamais le plus dépensier de Belgique et ne pourra pas acheter les joueurs les plus chers. Nous devons donc tenter de nous distinguer dans d'autres domaines. Je l'ai appris au FC Midtjylland. Nous essayons d'être flexibles par de plus longues remises en touche. Je travaille sur base des statistiques mais aussi par une approche individuelle. Si nous disputons les PO1, nous pourrons certainement réussir quelque chose de spécial. Peut-être pouvons-nous créer la surprise. Mes joueurs le savent. Par Frédéric Vanheule