Un revers contre le KV Courtrai d'Yves Vanderhaeghe, lui-même limogé par La Gantoise en octobre 2018, a été fatal à Jess Thorup, après quelques jours. Le renvoi du Danois était inévitable. À terme, il faisait face à une mission impossible. Chaque défaite semblait le rapprocher de la sortie. Par moments, Thorup a travaillé dans une atmosphère de méfiance. Il sentait que la direction ne le soutenait plus. Il faut être très fort mentalement pour résister dans ces conditions.

Jess Thorup mérite le respecte pour le travail qu'il a accompli avec les Buffalos. Jonathan David, par exemple, a éclaté sous sa direction, grâce à une trouvaille tactique : un losange médian dont l'avant formait la pointe la plus avancée. Il a ainsi permis au club de gagner beaucoup d'argent, au moins 32 millions d'euros, selon le président Ivan De Witte. La saison passée, Thorup a posté La Gantoise en deuxième position tout en signant un beau parcours européen. Il a géré son noyau avec beaucoup d'empathie, ce qui lui a valu de nombreux compliments. Son limogeage suscite un sentiment de pitié. Comme chaque renvoi d'entraîneur, il constitue aussi une défaite pour la direction. Jess Thorup était confronté à une mission impossible.

Chaque renvoi d'entraîneur constitue aussi une défaite pour la direction.

En fait, la défaite en coupe contre le FC Malines, en mai 2019, a poursuivi Jess Thorup. Il s'en est suivi une consultation urgente avec Ivan De Witte et Michel Louwagie. Comme de coutume à La Gantoise dans les moments difficiles : les entraîneurs doivent s'expliquer. C'est inhérent à ce club qui, par moments, se laisse trop entraîner par ses émotions, même s'il n'est évidemment pas le seul dans ce cas.

À l'issue du match contre Courtrai, on s'est demandé si Thorup était encore à même d'entretenir le feu de l'équipe. Il était perplexe durant la conférence de presse, un peu comme un boxeur encore groggy. L'équipe avait joué sans punch, des piliers tels que Vadis Odjidja et Sven Kums avaient été apathiques, l'avant Laurent Depoitre avait entamé le match sur le banc. Le noyau commençait à grogner. Pour diverses raisons, il n'y avait pas d'alternative directe au départ de David.

Jess Thorup était optimiste au coup d'envoi de la saison. Il affirmait que l'équipe avait accompli de gros progrès sur les plans physique, technique et tactique. Il n'hésitait pas à penser au titre et il se laissait entraîner dans les énormes attentes d'Ivan De Witte et Michel Louwagie. Mais la situation a donc pris une tournure différente. Après la défaite à Saint-Trond, lors de la première journée, le mécontentement a atteint un premier sommet.

La Gantoise doit maintenant prendre un nouveau départ. Un autre entraîneur implique d'autres schémas et un autre style de jeu. Reste à voir dans quelle mesure ça perturbera la progression de l'équipe.

Un revers contre le KV Courtrai d'Yves Vanderhaeghe, lui-même limogé par La Gantoise en octobre 2018, a été fatal à Jess Thorup, après quelques jours. Le renvoi du Danois était inévitable. À terme, il faisait face à une mission impossible. Chaque défaite semblait le rapprocher de la sortie. Par moments, Thorup a travaillé dans une atmosphère de méfiance. Il sentait que la direction ne le soutenait plus. Il faut être très fort mentalement pour résister dans ces conditions. Jess Thorup mérite le respecte pour le travail qu'il a accompli avec les Buffalos. Jonathan David, par exemple, a éclaté sous sa direction, grâce à une trouvaille tactique : un losange médian dont l'avant formait la pointe la plus avancée. Il a ainsi permis au club de gagner beaucoup d'argent, au moins 32 millions d'euros, selon le président Ivan De Witte. La saison passée, Thorup a posté La Gantoise en deuxième position tout en signant un beau parcours européen. Il a géré son noyau avec beaucoup d'empathie, ce qui lui a valu de nombreux compliments. Son limogeage suscite un sentiment de pitié. Comme chaque renvoi d'entraîneur, il constitue aussi une défaite pour la direction. Jess Thorup était confronté à une mission impossible.En fait, la défaite en coupe contre le FC Malines, en mai 2019, a poursuivi Jess Thorup. Il s'en est suivi une consultation urgente avec Ivan De Witte et Michel Louwagie. Comme de coutume à La Gantoise dans les moments difficiles : les entraîneurs doivent s'expliquer. C'est inhérent à ce club qui, par moments, se laisse trop entraîner par ses émotions, même s'il n'est évidemment pas le seul dans ce cas.À l'issue du match contre Courtrai, on s'est demandé si Thorup était encore à même d'entretenir le feu de l'équipe. Il était perplexe durant la conférence de presse, un peu comme un boxeur encore groggy. L'équipe avait joué sans punch, des piliers tels que Vadis Odjidja et Sven Kums avaient été apathiques, l'avant Laurent Depoitre avait entamé le match sur le banc. Le noyau commençait à grogner. Pour diverses raisons, il n'y avait pas d'alternative directe au départ de David.Jess Thorup était optimiste au coup d'envoi de la saison. Il affirmait que l'équipe avait accompli de gros progrès sur les plans physique, technique et tactique. Il n'hésitait pas à penser au titre et il se laissait entraîner dans les énormes attentes d'Ivan De Witte et Michel Louwagie. Mais la situation a donc pris une tournure différente. Après la défaite à Saint-Trond, lors de la première journée, le mécontentement a atteint un premier sommet.La Gantoise doit maintenant prendre un nouveau départ. Un autre entraîneur implique d'autres schémas et un autre style de jeu. Reste à voir dans quelle mesure ça perturbera la progression de l'équipe.