C'est une règle non écrite à Anderlecht. Quand un jeune perce en équipe première, on le protège des médias. On ne l'expose pas dès son éclosion. Romelu Lukaku, Yari Verschaeren et d'autres ont connu ça. Pour faire bref: joue d'abord, tu parleras plus tard.

Jérémy Doku n'a pas échappé à cette règle. On l'a vu pour la première fois dans notre championnat en novembre 2018. Pour la toute première fois, le club l'a autorisé à accorder une longue interview. Une conversation en forme de découverte.

Maintenant que tu peux parler, tu vas donner ta version de ton flirt avec Liverpool... Qu'est-ce que tu vas garder comme grands souvenirs de ta visite là-bas?

DOKU: C'était un truc un peu dingue, quand même. Je n'avais que quinze ans, Liverpool m'a invité avec mes parents. Ils m'ont fait tout visiter. Le stade, le complexe d'entraînement. Et on a été reçus par la crème. Sadio Mané est venu me parler, Jürgen Klopp s'est aussi intéressé à moi.

Tu ne crois pas que c'était calculé, une façon de t'impressionner et de te mettre de la pression pour que tu acceptes l'offre?

DOKU: C'est fort possible. Comme par hasard, on est allés au centre d'entraînement justement quand les joueurs mangeaient. On nous a fait entrer dans le resto, donc tout le monde était là. Steven Gerrard m'a pris à part et il m'a montré des vidéos... de moi. Ils avaient plein d'images. Il me les a commentées: ce que tu fais là, on aime beaucoup. Et d'autres trucs du style. Si j'avais accepté l'offre, je l'aurais eu comme coach chez les jeunes. Un moment, avec mes parents, on a parlé de Chelsea. Les gens de Liverpool ont directement tiqué, ils ont sans doute cru que j'étais en contact avec Chelsea. Mais non, c'est le prénom d'une de mes soeurs et on parlait simplement d'elle.

Et finalement, tu as décidé de ne pas quitter Anderlecht.

DOKU: Si j'avais accepté leur offre, je serais peut-être en équipe première maintenant. Ou peut-être pas. Ce que je sais, c'est que je joue maintenant avec Anderlecht. Des gens de mon quartier me conseillaient d'y aller, ils me disaient que je n'aurais peut-être plus jamais une occasion pareille. Moi, je vois les choses autrement. Si Liverpool me veut quand j'ai quinze ans et si je confirme avec les pros, Liverpool me recontactera plus tard. Il y avait d'autres clubs intéressés. On a aussi visité les installations d'Arsenal et de l'Ajax. Mes parents m'encourageaient à partir. C'est moi qui ai pris la décision de rester. Je n'étais pas prêt. Je voulais continuer à prendre du plaisir, continuer à jouer avec mes potes.

Découvrez l'intégralité de notre rencontre avec Jérémy Doku dans le Sport/Foot Magazine de ce mercredi 19 août.

C'est une règle non écrite à Anderlecht. Quand un jeune perce en équipe première, on le protège des médias. On ne l'expose pas dès son éclosion. Romelu Lukaku, Yari Verschaeren et d'autres ont connu ça. Pour faire bref: joue d'abord, tu parleras plus tard.Jérémy Doku n'a pas échappé à cette règle. On l'a vu pour la première fois dans notre championnat en novembre 2018. Pour la toute première fois, le club l'a autorisé à accorder une longue interview. Une conversation en forme de découverte. Maintenant que tu peux parler, tu vas donner ta version de ton flirt avec Liverpool... Qu'est-ce que tu vas garder comme grands souvenirs de ta visite là-bas?DOKU: C'était un truc un peu dingue, quand même. Je n'avais que quinze ans, Liverpool m'a invité avec mes parents. Ils m'ont fait tout visiter. Le stade, le complexe d'entraînement. Et on a été reçus par la crème. Sadio Mané est venu me parler, Jürgen Klopp s'est aussi intéressé à moi.Tu ne crois pas que c'était calculé, une façon de t'impressionner et de te mettre de la pression pour que tu acceptes l'offre?DOKU: C'est fort possible. Comme par hasard, on est allés au centre d'entraînement justement quand les joueurs mangeaient. On nous a fait entrer dans le resto, donc tout le monde était là. Steven Gerrard m'a pris à part et il m'a montré des vidéos... de moi. Ils avaient plein d'images. Il me les a commentées: ce que tu fais là, on aime beaucoup. Et d'autres trucs du style. Si j'avais accepté l'offre, je l'aurais eu comme coach chez les jeunes. Un moment, avec mes parents, on a parlé de Chelsea. Les gens de Liverpool ont directement tiqué, ils ont sans doute cru que j'étais en contact avec Chelsea. Mais non, c'est le prénom d'une de mes soeurs et on parlait simplement d'elle.Et finalement, tu as décidé de ne pas quitter Anderlecht.DOKU: Si j'avais accepté leur offre, je serais peut-être en équipe première maintenant. Ou peut-être pas. Ce que je sais, c'est que je joue maintenant avec Anderlecht. Des gens de mon quartier me conseillaient d'y aller, ils me disaient que je n'aurais peut-être plus jamais une occasion pareille. Moi, je vois les choses autrement. Si Liverpool me veut quand j'ai quinze ans et si je confirme avec les pros, Liverpool me recontactera plus tard. Il y avait d'autres clubs intéressés. On a aussi visité les installations d'Arsenal et de l'Ajax. Mes parents m'encourageaient à partir. C'est moi qui ai pris la décision de rester. Je n'étais pas prêt. Je voulais continuer à prendre du plaisir, continuer à jouer avec mes potes.Découvrez l'intégralité de notre rencontre avec Jérémy Doku dans le Sport/Foot Magazine de ce mercredi 19 août.