En janvier 2016, Daniel Van Buyten et le Standard font le forcing pour te ramener à Sclessin. Sans le savoir, tu deviens alors un joueur du "clan Van Buyten". Ça t'a été préjudiciable au cours de ton aventure liégeoise?

JEAN-LUC DOMPÉ: Dans tous les cas de figure, jouer au Standard, ce n'est pas facile. C'est un très beau club, mais tu y ressens une pression permanente. À l'époque, c'était sans doute encore pire. Il y avait beaucoup de tensions et d'allées et venues dans les coulisses. Ce n'est pas pour rien qu'il y a beaucoup de joueurs de talent qui sont passés par le Standard sans s'y imposer avant de s'épanouir ailleurs. Le contexte n'était pas favorable. Pour parler de moi, je pense que j'étais autant un choix de Van Buyten que du président Venanzi, qui m'appréciait beaucoup aussi. Mais oui, je crois que j'ai quand même payé les pots cassés à un moment ou un autre de la rivalité entre Van Buyten et Olivier Renard. Je pense que ce n'est jamais bon d'avoir deux directeurs sportifs. Tous les joueurs du Standard à l'époque étaient concernés. On était tous le joueur de l'un ou le joueur de l'autre. Ce n'était pas sain pour le club et ça a mis des bâtons dans les roues de beaucoup d'entre nous. Il suffit de comparer ma situation au club avec celle de Van Buyten pour comprendre ( Van Buyten a été licencié en février 2017, Jean-Luc Dompé a été prêté à Eupen un mois plus tôt, ndlr). Après, je ne nie pas que j'ai aussi une grande part de responsabilité dans cet échec. Je n'étais pas aussi professionnel et mature à l'époque que je ne suis le devenu aujourd'hui. Daniel Van Buyten n'arrêtait pas de me taper sur les doigts par rapport à ça. Il croyait beaucoup en moi, en mon potentiel. Donc forcément, ça l'énervait de me voir parfois faire n'importe quoi...

Il y a aussi eu de bons moments avec notamment cette victoire en Coupe de Belgique contre Bruges quelques semaines après ton arrivée en mars 2016. Est-ce que le Standard que tu rejoins à l'époque, c'est l'équipe la plus forte dans laquelle tu as joué?

DOMPÉ: De très loin, parce qu'on avait une équipe incroyable. Anthony Knockaert part quand j'arrive, mais il y avait Sambou Yatabaré, Edmilson, Adrien Trebel, Gabriel Boschilia, Victor Valdés, Ishak Belfodil,... À tous les postes, on avait un joueur avec des qualités incroyables. Au-delà de mon but, cette finale de Coupe de Belgique, après la fin de saison régulière qu'on venait de faire et cette défaite à Malines qui venait de nous priver des PO1, c'était un sentiment de revanche incroyable.

En janvier 2016, Daniel Van Buyten et le Standard font le forcing pour te ramener à Sclessin. Sans le savoir, tu deviens alors un joueur du "clan Van Buyten". Ça t'a été préjudiciable au cours de ton aventure liégeoise?JEAN-LUC DOMPÉ: Dans tous les cas de figure, jouer au Standard, ce n'est pas facile. C'est un très beau club, mais tu y ressens une pression permanente. À l'époque, c'était sans doute encore pire. Il y avait beaucoup de tensions et d'allées et venues dans les coulisses. Ce n'est pas pour rien qu'il y a beaucoup de joueurs de talent qui sont passés par le Standard sans s'y imposer avant de s'épanouir ailleurs. Le contexte n'était pas favorable. Pour parler de moi, je pense que j'étais autant un choix de Van Buyten que du président Venanzi, qui m'appréciait beaucoup aussi. Mais oui, je crois que j'ai quand même payé les pots cassés à un moment ou un autre de la rivalité entre Van Buyten et Olivier Renard. Je pense que ce n'est jamais bon d'avoir deux directeurs sportifs. Tous les joueurs du Standard à l'époque étaient concernés. On était tous le joueur de l'un ou le joueur de l'autre. Ce n'était pas sain pour le club et ça a mis des bâtons dans les roues de beaucoup d'entre nous. Il suffit de comparer ma situation au club avec celle de Van Buyten pour comprendre ( Van Buyten a été licencié en février 2017, Jean-Luc Dompé a été prêté à Eupen un mois plus tôt, ndlr). Après, je ne nie pas que j'ai aussi une grande part de responsabilité dans cet échec. Je n'étais pas aussi professionnel et mature à l'époque que je ne suis le devenu aujourd'hui. Daniel Van Buyten n'arrêtait pas de me taper sur les doigts par rapport à ça. Il croyait beaucoup en moi, en mon potentiel. Donc forcément, ça l'énervait de me voir parfois faire n'importe quoi...Il y a aussi eu de bons moments avec notamment cette victoire en Coupe de Belgique contre Bruges quelques semaines après ton arrivée en mars 2016. Est-ce que le Standard que tu rejoins à l'époque, c'est l'équipe la plus forte dans laquelle tu as joué?DOMPÉ: De très loin, parce qu'on avait une équipe incroyable. Anthony Knockaert part quand j'arrive, mais il y avait Sambou Yatabaré, Edmilson, Adrien Trebel, Gabriel Boschilia, Victor Valdés, Ishak Belfodil,... À tous les postes, on avait un joueur avec des qualités incroyables. Au-delà de mon but, cette finale de Coupe de Belgique, après la fin de saison régulière qu'on venait de faire et cette défaite à Malines qui venait de nous priver des PO1, c'était un sentiment de revanche incroyable.