Dieumerci Mbokani à propos...

...de Laszlo Bölöni : "Il me connaît très bien depuis qu'on a travaillé ensemble au Standard. Il sait comment je suis, comment je réagis dans certaines situations. Il me teste, c'est un jeu pour lui, je crois. Parfois, quand je dis quelque chose, il me dit que je suis complètement à côté de la plaque, que c'est faux, que je mens, il me fait un peu passer pour rien. Alors qu'il sait très bien que j'ai raison. Mais quand il me reproche de mentir, moi je m'énerve, je perds un peu mes moyens, je monte dans les tours. Et ça, ça l'amuse, je pense. En tout cas, je vois qu'il rigole, comme le gars qui a réussi son coup. Il sait ce qu'il doit faire pour que je perde mes moyens, c'est de la provocation. Sur le coup, je ne comprends pas toujours qu'il rigole. Il me faut un peu de temps pour mettre toutes les pièces en place et comprendre que je me suis encore fait avoir."

...de son transfert à l'Antwerp : "Au début, je refuse. J'ai d'autres offres, surtout de Turquie où il y a quatre ou cinq clubs qui me veulent. Mais je n'ai pas du tout envie d'aller en Turquie, je sais que c'est parfois difficile d'avoir ses sous là-bas. Je ne suis pas inquiet, je suis arrivé en fin de contrat au Dynamo Kiev, donc il n'y a rien à payer pour le transfert et je sais que c'est tout bon pour moi. Je sais que je vais trouver une équipe qui me convient. Je prends tout mon temps. Puis je réfléchis à la proposition de Luciano D'Onofrio. Ça fait des années que je vis sans ma femme et mes deux enfants. Quand j'étais en Ukraine, quand j'étais prêté en Angleterre, je vivais seul. Je n'avais pas envie qu'ils quittent Bruxelles. Après autant d'années sans eux, ça devenait lourd. Je me suis dit que si je signais à l'Antwerp, je pourrais reprendre une vie familiale normale. Ça a pesé très fort dans mon choix. Et puis je me suis dit qu'en connaissant très bien le coach et le championnat, ça pouvait me permettre de revenir plus vite à mon niveau."

...de sa forme : "Écoute, regarde comment je joue depuis quelques matches alors que je ne suis pas encore revenu au top physiquement. Je suis toujours le même Mbokani. Je me sens très bien dans mon corps. Je vais parler ici ! Dans quelques semaines, ça sera encore autre chose. Tu vas voir, quand je serai à cent pour cent. Et puis le football, c'est aussi dans la tête, et ma tête est à cent pour cent. Ce n'est pas demain que je vais arrêter ma carrière, j'ai encore plein d'objectifs. D'abord les play-offs 1 avec l'Antwerp cette saison, puis on verra. C'est pas fini."

Par Pierre Danvoye

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