Bruges a remporté un succès important à Ostende (0-1) malgré une exclusion rapide de Poulain et la nervosité extrême de Michel Preud'homme, lui aussi exclu. La pression n'est pas trop forte à Bruges pour aller au bout ?

Je note en tout cas un réel esprit de corps, un vrai bloc qu'il est difficile de bouger. L'axe central est performant et les deux arrière latéraux, De Bock et Meunier, ont joué un gros match samedi. Un titre en play-offs, ça se joue surtout au niveau psychologique et le Club possède la maturité nécessaire. C'est une équipe bien balancée à qui il manque peut-être un élément offensif mais qui compense ce manquement par de nombreuses infiltrations du milieu de terrain ou des arrières latéraux. Quant à Michel Preud'homme, il est comme ça. On le connait. Certaines personnes peuvent se permettre davantage de choses que d'autres. Sa manière de coacher en bord de terrain a une influence sur le groupe, ça le booste. Mais ce n'est pas très positif pour l'image de ce sport.

Gand a perdu deux points importants à domicile face à Zulte Waregem. La concurrence aurait-elle fini par trouver la bonne formule pour les faire déjouer ?

Peut-être, même s'il faut éviter de tirer des conclusions. En play-offs, ça se joue sur des détails, des arrêts miracles d'un gardien ou une grossière erreur comme avec Bizot. Gand, ça reste très fort, que ça soit au niveau des individualités ou du collectif. N'oubliez pas que ce club sort d'un stage qui a surement été éprouvant pour les organismes. Gand, ça reste un spectacle pour les yeux, une belle équipe à observer avec un coach qui n'oublie pas de faire le show sur ou en dehors des terrains. Bruges s'y est très bien pris pour faire déjouer les Buffalos en pressant leurs trois arrières centraux. Mais il n'existe pas qu'une seule façon de les ennuyer. Zulte a préféré misé sur un bloc défensif qui jouait très bas et des contre-attaques rapides. On a vu que ça pouvait fonctionner aussi.

On a vu un bon Youri Tielemans face à Genk. Steven Defour risque-t-il de faire les frais de sa bonne forme ?

Youri est évidemment pétri de talent et il a besoin de continuité pour évoluer à son meilleur niveau. Vu que Badji s'installe au poste de numéro 6, Besnik Hasi semble devoir choisir entre les deux. Et je pense qu'au final, c'est Steven Defour qui jouera. A ce stade-ci de la compétition, il n'est pas question d'être sentimental. Si je dois les comparer, je dirais que Youri, que j'ai eu chez les Espoirs, est capable d'arracher les ballons, de jouer long et court, il a une superbe vista, il sait quasiment tout faire. Defour, lui, a plus d'expérience, plus de vice dans son jeu et s'infiltre mieux. Je comprends que pour une raison d'équilibre, Badji soit titularisé mais je reste persuadé que l'on pourrait associer Defour et Tielemans. Anderlecht aurait peut-être moins d'impact physique mais plus de qualité.

Par Thomas Bricmont

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Johan Walem dans votre Sport/Foot Magazine

Bruges a remporté un succès important à Ostende (0-1) malgré une exclusion rapide de Poulain et la nervosité extrême de Michel Preud'homme, lui aussi exclu. La pression n'est pas trop forte à Bruges pour aller au bout ?Je note en tout cas un réel esprit de corps, un vrai bloc qu'il est difficile de bouger. L'axe central est performant et les deux arrière latéraux, De Bock et Meunier, ont joué un gros match samedi. Un titre en play-offs, ça se joue surtout au niveau psychologique et le Club possède la maturité nécessaire. C'est une équipe bien balancée à qui il manque peut-être un élément offensif mais qui compense ce manquement par de nombreuses infiltrations du milieu de terrain ou des arrières latéraux. Quant à Michel Preud'homme, il est comme ça. On le connait. Certaines personnes peuvent se permettre davantage de choses que d'autres. Sa manière de coacher en bord de terrain a une influence sur le groupe, ça le booste. Mais ce n'est pas très positif pour l'image de ce sport.Gand a perdu deux points importants à domicile face à Zulte Waregem. La concurrence aurait-elle fini par trouver la bonne formule pour les faire déjouer ?Peut-être, même s'il faut éviter de tirer des conclusions. En play-offs, ça se joue sur des détails, des arrêts miracles d'un gardien ou une grossière erreur comme avec Bizot. Gand, ça reste très fort, que ça soit au niveau des individualités ou du collectif. N'oubliez pas que ce club sort d'un stage qui a surement été éprouvant pour les organismes. Gand, ça reste un spectacle pour les yeux, une belle équipe à observer avec un coach qui n'oublie pas de faire le show sur ou en dehors des terrains. Bruges s'y est très bien pris pour faire déjouer les Buffalos en pressant leurs trois arrières centraux. Mais il n'existe pas qu'une seule façon de les ennuyer. Zulte a préféré misé sur un bloc défensif qui jouait très bas et des contre-attaques rapides. On a vu que ça pouvait fonctionner aussi. On a vu un bon Youri Tielemans face à Genk. Steven Defour risque-t-il de faire les frais de sa bonne forme ?Youri est évidemment pétri de talent et il a besoin de continuité pour évoluer à son meilleur niveau. Vu que Badji s'installe au poste de numéro 6, Besnik Hasi semble devoir choisir entre les deux. Et je pense qu'au final, c'est Steven Defour qui jouera. A ce stade-ci de la compétition, il n'est pas question d'être sentimental. Si je dois les comparer, je dirais que Youri, que j'ai eu chez les Espoirs, est capable d'arracher les ballons, de jouer long et court, il a une superbe vista, il sait quasiment tout faire. Defour, lui, a plus d'expérience, plus de vice dans son jeu et s'infiltre mieux. Je comprends que pour une raison d'équilibre, Badji soit titularisé mais je reste persuadé que l'on pourrait associer Defour et Tielemans. Anderlecht aurait peut-être moins d'impact physique mais plus de qualité.Par Thomas BricmontRetrouvez l'intégralité de l'interview de Johan Walem dans votre Sport/Foot Magazine