"Je ne pourrais pas être président d'un autre club"

30/01/19 à 12:00 - Mise à jour à 29/01/19 à 16:00

Le week-end prochain, le Club Bruges accueille Gand. Un match toujours un peu spécial, même pour Ivan De Witte, qui fête cette année ses vingt ans de présidence des Buffalos. C'est le moment de revenir sur son parcours et d'évoquer les prochains défis.

"Je ne pourrais pas être président d'un autre club"

Ivan De Witte © SPORTMAG

Ivan De Witte à propos...

...des 16 entraîneurs usés en 20 ans : "D'un côté, ça me surprend. De l'autre, nous avons mis beaucoup d'énergie dans le stade et l'aspect sportif n'a pas toujours été prioritaire. Oui, nous avons commis des erreurs. Mais le plus important, c'est de prendre plus de bonnes décisions que de mauvaises. Si j'ai été fâché quand Sollied est parti à Bruges ? Oui. Je dirige le club de façon rationnelle mais je reste passionné. Je ne pourrais pas être président d'un autre club. Une partie de ma motivation vient de ma passion pour le club. J'ai toujours été fan de La Gantoise et je suis attaché à ma région. De plus, je suis audacieux. Quand j'ai lancé mon entreprise, Hudson, j'avais un associé, une table et une secrétaire. Aujourd'hui, nous avons 300 employés. Avec le stade aussi, j'ai dû faire preuve d'entêtement. Quand nous avons lancé le projet, en 2001, Michel Louwagie m'a pris pour un fou. Il n'a commencé à y croire qu'en 2007."

...de sa collaboration avec Michel Louwagie : "Michel et moi avons trouvé un mode de collaboration unique. Il me laisse m'occuper du stratégique, mon point fort. Et je le laisse faire là où il excelle, dans le domaine du management. Nous ne nous marchons pas sur les pieds. Dans de nombreux duos, le président veut tout prendre en charge. Mais pour une bonne collaboration, il faut laisser les autres s'exprimer. Ceci dit, au final, c'est le président qui a le dernier mot. La seule chose dont nous nous occupons ensemble, c'est le sportif. Pendant le mercato, nous nous téléphonons huit à dix fois par jour."

...de ce qui n'a pas fonctionné depuis le titre : "Nous n'avons pas toujours fait les bons choix au moment de composer le noyau. Tant que nous assainissions les finances et que nous construisions le stade, les fans étaient tolérants mais maintenant, ils attendent beaucoup de nous. C'est pourquoi nous aimerions gagner la coupe. On ne parle plus que de ça."

...du fait de travailler avec Mogi Bayat : "Pour le moment, je ne vois pas de raison de lui tourner le dos. Anderlecht a peut-être des raisons de le faire mais nous pas. Est-il anormal d'avoir de bonnes relations avec un bon fournisseur? Mais je suis pour une régularisation des indemnités aux agents. On ne doit pas exagérer dans les chiffres. En ressources humaines, il y a des limites à ne pas franchir en matière de commissions. Dès le départ, tout est clair."

Par Jacques Sys et Geert Foutré

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