En 2009, tu n'aurais sans doute pas imaginé achever ta carrière à Genk?

THOMAS BUFFEL: Non, mais quand je me sens bien quelque part, j'ai envie d'y rester. J'ai quitté Feyenoord parce que je ne m'entendais pas avec Ruud Gullit, mais j'aimais le club. Idem aux Rangers. Je me suis fait opérer des genoux pour y rester plus longtemps mais ça n'a pas marché. Comme je voulais conserver mon statut d'international, j'ai dû partir. Mon année au Cercle a été bizarre mais un an plus tard, je signais à Genk, où je me sens bien. J'ai parfois eu des contacts, ne serait-ce qu'histoire de renforcer ma position ici, mais ça ne s'est jamais concrétisé. J'étais libre après deux ans mais le Racing allait jouer la Ligue des Champions... Ensuite, Stéphanie a accouché des jumeaux. J'avais déjà 32 ans. Si j'étais parti, c'eût été pour l'argent, dans une petite équipe anglaise. Or, Genk est un grand club. Je détiens le record du nombre de matches joués pour le club. J'ai donc réussi quelque chose.

Yoni Buyens, Igor De Camargo et toi deviez être les piliers de la nouvelle équipe mais il ne reste plus que toi.

BUFFEL: Igor et Yoni ont de la valeur mais l'arrivée de deux avants et d'un médian en hiver a accru la concurrence. Samatta et Karelis nous permetttent de nous créer des occasions plus bas alors qu'Igor est un avant de surface. Au début, nous n'étions pas assez dominants pour y arriver. D'autres joueurs se sont bien développés. Pozuelo, enrôlé pour jouer plus haut, est précieux dans l'entrejeu parce qu'il conserve bien le ballon. Ndidi, un défenseur central, récupère bien le cuir aussi. Nous n'alignons donc qu'un seul médian défensif, au détriment de Yoni.

Tu es incontournable. Quel est ton secret?

BUFFEL: C'est un mix : ma passion pour mon métier, mon engagement, ma récupération physique et mentale. Je sais me préparer au match. Ensuite, j'ai besoin de détente mais je ne sors plus de chez moi à quatre jours du match suivant. Je me soigne, même si je bois mon verre de vin. Mes tests ont été moins bons l'été dernier. Le cancer de Stéphanie s'était réveillé et j'ai marqué le coup. Je me suis rattrapé au fil des semaines. Mes réflexes sont toujours aussi rapides. Placer une accélération au bon moment est aussi important que la vitesse pure.

Un joueur âgé doit écouter son corps et se reposer quand il en a besoin. Comment est-ce possible avec Peter Maes ?

BUFFEL: Il a fallu s'y faire. Peter nous oblige à courir le lendemain d'un match. Pas de vélo, de la course. Le deuxième jour, la séance est corsée alors que c'est mon pire jour. Mais je m'y suis habitué. Ce qui nous aide, c'est que le lendemain est libre. C'est bien pensé car la semaine est longue si on a congé le deuxième jour.

Par Jan Hauspie

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Thomas Buffel dans votre Sport/Foot Magazine

En 2009, tu n'aurais sans doute pas imaginé achever ta carrière à Genk?THOMAS BUFFEL: Non, mais quand je me sens bien quelque part, j'ai envie d'y rester. J'ai quitté Feyenoord parce que je ne m'entendais pas avec Ruud Gullit, mais j'aimais le club. Idem aux Rangers. Je me suis fait opérer des genoux pour y rester plus longtemps mais ça n'a pas marché. Comme je voulais conserver mon statut d'international, j'ai dû partir. Mon année au Cercle a été bizarre mais un an plus tard, je signais à Genk, où je me sens bien. J'ai parfois eu des contacts, ne serait-ce qu'histoire de renforcer ma position ici, mais ça ne s'est jamais concrétisé. J'étais libre après deux ans mais le Racing allait jouer la Ligue des Champions... Ensuite, Stéphanie a accouché des jumeaux. J'avais déjà 32 ans. Si j'étais parti, c'eût été pour l'argent, dans une petite équipe anglaise. Or, Genk est un grand club. Je détiens le record du nombre de matches joués pour le club. J'ai donc réussi quelque chose.Yoni Buyens, Igor De Camargo et toi deviez être les piliers de la nouvelle équipe mais il ne reste plus que toi.BUFFEL: Igor et Yoni ont de la valeur mais l'arrivée de deux avants et d'un médian en hiver a accru la concurrence. Samatta et Karelis nous permetttent de nous créer des occasions plus bas alors qu'Igor est un avant de surface. Au début, nous n'étions pas assez dominants pour y arriver. D'autres joueurs se sont bien développés. Pozuelo, enrôlé pour jouer plus haut, est précieux dans l'entrejeu parce qu'il conserve bien le ballon. Ndidi, un défenseur central, récupère bien le cuir aussi. Nous n'alignons donc qu'un seul médian défensif, au détriment de Yoni.Tu es incontournable. Quel est ton secret?BUFFEL: C'est un mix : ma passion pour mon métier, mon engagement, ma récupération physique et mentale. Je sais me préparer au match. Ensuite, j'ai besoin de détente mais je ne sors plus de chez moi à quatre jours du match suivant. Je me soigne, même si je bois mon verre de vin. Mes tests ont été moins bons l'été dernier. Le cancer de Stéphanie s'était réveillé et j'ai marqué le coup. Je me suis rattrapé au fil des semaines. Mes réflexes sont toujours aussi rapides. Placer une accélération au bon moment est aussi important que la vitesse pure.Un joueur âgé doit écouter son corps et se reposer quand il en a besoin. Comment est-ce possible avec Peter Maes ?BUFFEL: Il a fallu s'y faire. Peter nous oblige à courir le lendemain d'un match. Pas de vélo, de la course. Le deuxième jour, la séance est corsée alors que c'est mon pire jour. Mais je m'y suis habitué. Ce qui nous aide, c'est que le lendemain est libre. C'est bien pensé car la semaine est longue si on a congé le deuxième jour.Par Jan HauspieRetrouvez l'intégralité de l'interview de Thomas Buffel dans votre Sport/Foot Magazine