Que pensez-vous de l'équipe d'Anderlecht battue par Mouscron?

De Boeck: J'estime que, dans l'équipe actuelle d'Anderlecht, il y a trop peu de gens qui se montrent dans les moments difficiles. Ce groupe a des qualités, c'est indéniable, mais un joueur d'Anderlecht doit pouvoir répondre présent chaque semaine. Aujourd'hui, ils se révoltent quand on les critique mais ça ne dure jamais longtemps. C'est un problème énorme. Quand on porte le maillot d'Anderlecht, on doit être là à chaque match et afficher une mentalité exemplaire. Tout le monde a droit à un mauvais match mais perdre 35 points sur une saison, c'est indigne d'Anderlecht. Pourquoi Anderlecht n'a-t-il pas réussi à jouer dix fois de suite comme au Club Bruges (1-4, ndlr)? Selon moi, c'est parce que les joueurs ne se rendent pas compte de la responsabilité qu'ils portent. J'en entends certains prétendre qu'ils veulent évoluer à l'étranger la saison prochaine mais ils feraient mieux, d'abord, d'être réguliers au sein du club qu'ils représentent actuellement. Après, ils pourront songer à franchir une étape. S'ils n'en sont pas capables, à quoi bon essayer? Ils ne joueront de toute façon pas.

Hasi est pourtant un coach qui peut motiver ses joueurs, non?

De Boeck: Oui mais je me demande s'il est suffisamment encadré. J'ai pris Lorenzo(Staelens, ndlr) à Mouscron parce que je sentais que, vu l'ampleur de la tâche qui nous attendait, j'avais besoin de quelqu'un de plus et c'est grâce à ce staff fort que nous sommes parvenus à nos fins. Je me pose donc la question: Besnik est-il suffisamment entouré?

Vous voulez dire qu'il aurait pu vous prendre comme adjoint?

De Boeck: Il ne s'agit pas de moi.

Pourtant, il semble qu'il ne vous ait pas pris parce qu'il ne vous considère pas comme un adjoint mais comme un entraîneur principal. Il a raison, non?

De Boeck: J'ai bien pris Lorenzo. Pourtant, il a aussi été entraîneur principal. Et vous avez vu les adjoints de Louis vanGaal en équipe des Pays-Bas lors de la Coupe du monde? Je suis de plus en plus convaincu qu'au plus haut niveau, les coaches doivent fonctionner en binôme.

Vous voulez dire deux entraîneurs principaux potentiels?

DeBoeck: Oui.

Pourquoi?

De Boeck: Parce que, à l'instar de ce qui se passe dans la société, tout est devenu plus complexe et parce qu'on n'est pas trop de deux pour diriger un tel groupe. A l'avenir, je veillerai toujours à m'entourer de quelqu'un de fort car je suis convaincu que c'est nécessaire.

(...)

Vous avez toujours l'ambition d'entraîner Anderlecht un jour?

De Boeck: Il serait ridicule de répondre autre chose que oui à cette question. Je pense que chaque coach rêve d'entraîner Anderlecht. Raison de plus pour le faire quand on a porté ce maillot pendant 13 ans et qu'on connaît le club jusque dans ces moindres recoins. Ce serait formidable mais la décision ne m'appartient pas.

Par Christian Vandenabeele

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Glen De Boeck dans votre Sport/Foot Magazine

Que pensez-vous de l'équipe d'Anderlecht battue par Mouscron?De Boeck: J'estime que, dans l'équipe actuelle d'Anderlecht, il y a trop peu de gens qui se montrent dans les moments difficiles. Ce groupe a des qualités, c'est indéniable, mais un joueur d'Anderlecht doit pouvoir répondre présent chaque semaine. Aujourd'hui, ils se révoltent quand on les critique mais ça ne dure jamais longtemps. C'est un problème énorme. Quand on porte le maillot d'Anderlecht, on doit être là à chaque match et afficher une mentalité exemplaire. Tout le monde a droit à un mauvais match mais perdre 35 points sur une saison, c'est indigne d'Anderlecht. Pourquoi Anderlecht n'a-t-il pas réussi à jouer dix fois de suite comme au Club Bruges (1-4, ndlr)? Selon moi, c'est parce que les joueurs ne se rendent pas compte de la responsabilité qu'ils portent. J'en entends certains prétendre qu'ils veulent évoluer à l'étranger la saison prochaine mais ils feraient mieux, d'abord, d'être réguliers au sein du club qu'ils représentent actuellement. Après, ils pourront songer à franchir une étape. S'ils n'en sont pas capables, à quoi bon essayer? Ils ne joueront de toute façon pas.Hasi est pourtant un coach qui peut motiver ses joueurs, non?De Boeck: Oui mais je me demande s'il est suffisamment encadré. J'ai pris Lorenzo(Staelens, ndlr) à Mouscron parce que je sentais que, vu l'ampleur de la tâche qui nous attendait, j'avais besoin de quelqu'un de plus et c'est grâce à ce staff fort que nous sommes parvenus à nos fins. Je me pose donc la question: Besnik est-il suffisamment entouré?Vous voulez dire qu'il aurait pu vous prendre comme adjoint?De Boeck: Il ne s'agit pas de moi.Pourtant, il semble qu'il ne vous ait pas pris parce qu'il ne vous considère pas comme un adjoint mais comme un entraîneur principal. Il a raison, non?De Boeck: J'ai bien pris Lorenzo. Pourtant, il a aussi été entraîneur principal. Et vous avez vu les adjoints de Louis vanGaal en équipe des Pays-Bas lors de la Coupe du monde? Je suis de plus en plus convaincu qu'au plus haut niveau, les coaches doivent fonctionner en binôme.Vous voulez dire deux entraîneurs principaux potentiels?DeBoeck: Oui.Pourquoi?De Boeck: Parce que, à l'instar de ce qui se passe dans la société, tout est devenu plus complexe et parce qu'on n'est pas trop de deux pour diriger un tel groupe. A l'avenir, je veillerai toujours à m'entourer de quelqu'un de fort car je suis convaincu que c'est nécessaire.(...)Vous avez toujours l'ambition d'entraîner Anderlecht un jour?De Boeck: Il serait ridicule de répondre autre chose que oui à cette question. Je pense que chaque coach rêve d'entraîner Anderlecht. Raison de plus pour le faire quand on a porté ce maillot pendant 13 ans et qu'on connaît le club jusque dans ces moindres recoins. Ce serait formidable mais la décision ne m'appartient pas.Par Christian VandenabeeleRetrouvez l'intégralité de l'interview de Glen De Boeck dans votre Sport/Foot Magazine