"A Malines, quand il y a des problèmes, tout ce qui se dit au club reste à l'intérieur. C'est un système fermé, c'est important. Rien ne filtre dans les moments difficiles (...) J'en ai parlé en interne au Standard, ce n'est pas normal de donner des infos aux médias pour s'auto-protéger."
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"A Malines, quand il y a des problèmes, tout ce qui se dit au club reste à l'intérieur. C'est un système fermé, c'est important. Rien ne filtre dans les moments difficiles (...) J'en ai parlé en interne au Standard, ce n'est pas normal de donner des infos aux médias pour s'auto-protéger.""J'étais un peu épuisé psychologiquement au moment où j'ai quitté... Mais c'est plus le contexte que le travail sur le terrain qui m'a épuisé là-bas. Il y avait beaucoup de mouvements au-dessus de ma tête, beaucoup de stress et pas de résultats. Quand il y a autant de choses qui se passent dans les bureaux, le contexte n'est pas idéal pour bien bosser. Les tensions entre dirigeants ne facilitent pas le travail d'un coach.""Je n'ai pas été licencié, on a mis fin à mon contrat de commun accord. Donc, le Standard n'a pas dû payer de prime de licenciement. Si j'avais pensé uniquement à l'aspect financier, je me serais fait virer, oui. Mais je ne suis pas comme ça. Je suis un guerrier qui veut toujours tout donner pour réussir des résultats. J'ai cherché des solutions, j'ai changé plein de choses, mais il arrive un moment où tu sais qu'après une seule victoire en 15 matches, tu dois partir.""Le mercato de janvier a révélé une partie de l'étendue du problème, il a montré qu'à l'intérieur, les choses n'étaient pas à cent pour cent... L'affaire Ishak Belfodil a fait beaucoup de dégâts. Définitivement. Ça a cassé la dynamique du groupe.""Il te faut des joueurs capables de supporter la pression. C'est difficile à trouver. Cette pression, tu la sens quand ça commence à chauffer, pas quand l'équipe gagne. Il te faut quelques joueurs capables de sortir du lot quand tu es mené 0-2, quand tout ton stade commence à se retourner contre toi. Si tu fais venir une quinzaine de gars pendant ton mercato, si tu en prends trois ou quatre le dernier jour, tu peux garantir qu'il y en a assez qui seront capables de supporter la pression ?""Le stade ne guide pas l'équipe, il suit l'équipe. Il vient après. Il reflète ce que tu donnes. C'est un miroir. Quand tu commences à donner, ton stade amplifie. Si tu ne donnes rien, ton stade amplifie... le rien et ça se retourne contre toi ! Un joueur costaud, capable de jouer pour un club comme le Standard, c'est celui qui sait garder la tête froide, qui continue à être performant dans des moments pareils. C'est là que les plus grands font la différence. Est-ce qu'on tient compte de ce critère quand on choisit les joueurs ? Je n'en suis pas sûr. Quand on les présente à la presse, on dit qu'ils vont pouvoir gérer. Mais après, tu constates qu'ils n'arrivent pas à prendre leurs responsabilités sur le terrain.""Je ne vois pas un seul joueur qui est à son niveau depuis le début de la saison. Il n'y en a pas un qui cartonne.""Les résultats de ce début de saison montrent que le problème du Standard est plus profond qu'un problème d'entraîneur.""Dans les clubs stables, on ne parle même pas de stabilité parce que c'est supposé acquis. On ne parle pas de grinta parce que c'est supposé acquis. Au Standard, au début de cette saison, on ne parlait que de ça tous les jours dans les journaux : la grinta, la grinta. Pour moi, la grinta, c'est un outil, pas le but. Un outil super important mais il ne suffit pas de ça pour gagner des matches."Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview d'Aleksandar Jankovic dans votre Sport/Foot Magazine