Genk cherche des certitudes. Alors, Dimitri De Condé se tourne vers l'un de ses marchés favoris pour renforcer son secteur offensif. Le regard pointe vers le nord, et se pose sur Herning, une ville danoise d'un peu moins de 50.000 habitants qui abrite le club de Midtjylland. Là, sur la pelouse de la MCH Arena, Paul Onuachu a découvert l'Europe en 2012, et planté 74 buts depuis ses débuts chez les pros.

Un géant africain, qui culmine juste au-delà des deux mètres, acclimaté au football européen chez les Scandinaves. La formule préférée des Limbourgeois, généralement rémunératrice dans l'autre surface puisqu'elle a permis au Racing de gagner des matches et des millions grâce aux défenseurs centraux que sont Kara, Omar Colley ou Joseph Aidoo.

L'opération est facturée six millions d'euros*, et s'installe immédiatement parmi les coups les plus chers de l'été belge. Pourtant, la concurrence est rude. Même Mehdi Bayat, autrefois roi du transfert gratuit, a dû mettre la main au portefeuille ces dernières semaines.

" Charleroi n'a jamais dépensé autant d'argent ", récite ainsi l'administrateur-délégué des Zèbres quand on lui rapporte les reproches du public carolo. Cinq millions d'euros pour lever les options d'achat de Ryota Morioka et de Victor Osimhen, auxquels il faut ajouter le gros million et demi posé sur le Jamaïcain Shamar Nicholson, nouvelle tête d'affiche de l'attaque hennuyère.

L'histoire zébrée est le symbole de l'escalade financière du marché national. Voici à peine deux étés, Mehdi Bayat plaisantait en présentant Nurio Fortuna, sur le fait qu'il devait désormais acheter tous les joueurs qu'il voulait.

" Plus moyen de faire un bon transfert gratuit ", riait alors l'homme fort du Sporting pour évoquer les 500.000 euros investis sur l'arrière latéral portugais. Une somme qui faisait alors office de record pour le club. Deux saisons plus tard, Nurio ne fait même plus partie du top cinq des transferts les plus chers de l'histoire carolo.

LA BARRE DES CINQ MILLIONS

Pour Onuachu, Nicholson et tous les autres, le championnat belge n'a pas lésiné sur les dépenses. Au 23 août, alors que certains attendent encore les dernières bonnes affaires on the buzzer, la facture nationale s'élève déjà à 134,6 millions d'euros. Une somme multipliée par cinq en l'espace de dix saisons, quand les deux mercatos (été puis hiver) de l'exercice 2010-2011 se chiffraient seulement à 26,9 millions.

Les exemples se bousculent dans la file d'attente pour raconter la flambée du prix d'achat au sein des clubs de Pro League. Au cours de l'été 2013, l'arrivée d' Aleksandar Mitrovic à Anderlecht marque le franchissement du seuil symbolique des cinq millions d'euros par un club belge.

Une première qui semble presque risible six ans plus tard, quand on constate que le transfert du Serbe ne se classerait aujourd'hui qu'à la neuvième place des transactions entrantes de l'été.

Mis à part quelques exceptions notoires, emmenées par un Simon Mignolet plus proche du crépuscule que de l'aube de sa carrière, le club belge s'est évidemment spécialisé dans le marché du jeune talent. La Pro League sert de grand tremplin pour les joueurs dont le potentiel s'affirme dans les championnats du grand nord ou de l'est de l'Europe.

D'Onuachu à Hrosovsky, en passant par Ngadeu ou par le déjà très populaire Ianis Hagi, tous sont séduits par les perspectives offertes par un championnat qui a prouvé, ces dernières années, qu'il préparait parfaitement les jeunes joueurs à briller dans les plus grands championnats, et particulièrement dans cette Premier League qui concentre de plus en plus de regards. La Belgique est la plate-forme idéale, où argent et joueurs transitent à toute allure.

Zinho Vanheusden, BELGAIMAGE
Zinho Vanheusden © BELGAIMAGE

BANCO À BRUGES

À l'été 2011, dans la foulée du titre de Genk arraché par les exploits de Kevin De Bruyne et les gants de Thibaut Courtois, les deux jeunes Belges sont recrutés par Chelsea. Bien installés dans les tribunes nationales, les Blues ont également remarqué les prestations d'un jeune teenager du nom de Romelu Lukaku, et offrent quinze millions à Anderlecht pour attirer le colosse mauve dans la capitale anglaise.

David Okereke, BELGAIMAGE
David Okereke © BELGAIMAGE

Les deux autres ténors nationaux ne sont pas en reste, puisque Bruges vend Ivan Perisic, tout juste auréolé du titre de Footballeur Pro de l'Année, à Dortmund, tandis que le Standard voit Axel Witsel quitter la Belgique pour Benfica au terme de play-offs dominés avec une facilité insolente. Huit ans plus tard, les cinq hommes qui ont largement participé au riche été belge (100,6 millions d'euros accumulés en transferts sortants en D1) évoluent respectivement à Manchester City, au Real Madrid, à l'Inter, au Bayern et à Dortmund. Une publicité montée sur crampons pour vanter les vertus d'un séjour en Pro League.

Michel Vlap, BELGAIMAGE
Michel Vlap © BELGAIMAGE

" Notre carte de visite, même pour attirer les talents étrangers, c'est la réussite de Thibaut et Kevin ", explique-t-on du côté de Genk, considéré comme le spécialiste pour dénicher des talents prometteurs et faire exploser leur valeur en l'espace de quelques saisons. Pourtant, cet été, c'est du côté de Bruges que le compte en banque a le plus décollé : Wesley Moraes (Aston Villa), Arnaut Danjuma (Bournemouth) et Marvelous Nakamba (Aston Villa), trois des artisans des deux saisons des Blauw en Zwart sous les ordres d' Ivan Leko, ont rejoint la Premier League contre 55 millions d'euros, auxquels il faut encore ajouter les six millions déboursés par Bologne pour attirer Stefano Denswil dans la Botte.

Avant son départ, Leko aimait répéter qu'en l'espace de 24 mois, il avait fait gagner cent millions d'euros au Club. Entre les recettes de la Ligue des Champions et la soixantaine de millions récoltés sur le mercato, le calcul qui semblait plein de démesure balkanique paraît finalement se rapprocher de la vérité.

DES AUDACES INÉDITES

Pour continuer à alimenter le système dans les années à venir, Bruges a lâché huit millions d'euros pour emmener le buteur nigérian David Okereke dans la Venise du Nord. Une somme également déboursée par Anderlecht pour attirer Michel Vlap, pourtant cité au sein des grosses écuries néerlandaises.

La puissance financière nouvelle permet des audaces inédites, comme celle de Genk qui réclame obstinément 25 millions d'euros pour Sander Berge, son prodige norvégien qui règne sur les ronds centraux du championnat depuis plusieurs saisons.

Ni Lyon, venu aux nouvelles l'été dernier, ni Sheffield United au mois de juillet n'ont pu s'aligner sur la demande du Racing, et les Limbourgeois n'ont pas fait de concessions. Les comptes du champion en titre n'avaient pas besoin de rentrées fraîches et immédiates, et prolonger son séjour en Belgique n'était pas vu comme une punition par le joueur.

Celui-ci préfère effectivement découvrir la Ligue des Champions que végéter dans le bas de tableau d'un grand championnat. La visibilité des ténors de la Pro League, en route pour une belle présence européenne cette saison malgré l'absence d'Anderlecht de la scène continentale, ne cesse de croître.

En cinq ans, la valeur marchande de l'ensemble des joueurs présents sur les pelouses belges a presque doublé. Elle est aujourd'hui évaluée à 750 millions d'euros, en grande partie grâce aux noyaux de Genk, Anderlecht et Bruges, qui représentent près de la moitié du gâteau national. Les trois clubs sont classés parmi les cent institutions les plus riches du monde en terme de patrimoine de joueurs.

GENK, RÉFÉRENCE NATIONALE

Si l'inflation des prix est une généralité nationale, et qu'elle est d'ailleurs encore plus marquée dans les grands championnats européens qui ont tous connu une hausse des valeurs comprise entre 123 (pour le Calcio) et 185% (pour la Premier League) ces cinq dernières années, la situation des championnats dits " de seconde zone " montre que la Jupiler Pro League s'est taillée une place de choix parmi les fournisseurs des ligues majeures.

Certes, les Néerlandais, emmenés par la locomotive ajacide, font encore mieux que leurs voisins du sud (+ 128%). Mais les Portugais semblent peiner à tenir le rythme (+ 44%) alors que des championnats aussi puissants que le russe (- 3 %) ou le turc (- 14%) sont carrément en chute sur le dernier lustre.

Avec son noyau évalué à 124 millions d'euros depuis l'arrivée d'Onuachu, Genk fait figure de référence nationale en la matière, et tire son épingle du jeu à l'échelle continentale. Si on enlève les équipes issues d'un championnat du Big Five, les Limbourgeois sont ainsi à la dixième place des clubs les mieux valorisés parmi les championnats du subtop, loin des intouchables Ajax (372 millions) et Benfica (312) mais dans le sillage des puissants clubs de l'est que sont Krasnodar (147), le Shakhtar (138) ou le CSKA Moscou (135).

Aux portes de ce top 10, Anderlecht et Bruges confirment le décollage de valeur des pépites les plus précieuses du championnat belge. Cet été, à une bonne semaine de la fin du marché, la Pro League a enregistré 222 millions d'euros de rentrées financières suite à des transferts. Quatre des dix plus gros transferts sortants de l'histoire du championnat ont été effectués ces derniers mois. Si Youri Tielemans a conservé son record pour quelques centaines de milliers d'euros, les 26,2 millions déboursés par Monaco pour le maestro de Neerpede ne devraient plus faire office de référence pour de longues années...

Leandro Trossard, BELGAIMAGE
Leandro Trossard © BELGAIMAGE
Razvan Marin, BELGAIMAGE
Razvan Marin © BELGAIMAGE
Genk cherche des certitudes. Alors, Dimitri De Condé se tourne vers l'un de ses marchés favoris pour renforcer son secteur offensif. Le regard pointe vers le nord, et se pose sur Herning, une ville danoise d'un peu moins de 50.000 habitants qui abrite le club de Midtjylland. Là, sur la pelouse de la MCH Arena, Paul Onuachu a découvert l'Europe en 2012, et planté 74 buts depuis ses débuts chez les pros. Un géant africain, qui culmine juste au-delà des deux mètres, acclimaté au football européen chez les Scandinaves. La formule préférée des Limbourgeois, généralement rémunératrice dans l'autre surface puisqu'elle a permis au Racing de gagner des matches et des millions grâce aux défenseurs centraux que sont Kara, Omar Colley ou Joseph Aidoo. L'opération est facturée six millions d'euros*, et s'installe immédiatement parmi les coups les plus chers de l'été belge. Pourtant, la concurrence est rude. Même Mehdi Bayat, autrefois roi du transfert gratuit, a dû mettre la main au portefeuille ces dernières semaines. " Charleroi n'a jamais dépensé autant d'argent ", récite ainsi l'administrateur-délégué des Zèbres quand on lui rapporte les reproches du public carolo. Cinq millions d'euros pour lever les options d'achat de Ryota Morioka et de Victor Osimhen, auxquels il faut ajouter le gros million et demi posé sur le Jamaïcain Shamar Nicholson, nouvelle tête d'affiche de l'attaque hennuyère. L'histoire zébrée est le symbole de l'escalade financière du marché national. Voici à peine deux étés, Mehdi Bayat plaisantait en présentant Nurio Fortuna, sur le fait qu'il devait désormais acheter tous les joueurs qu'il voulait. " Plus moyen de faire un bon transfert gratuit ", riait alors l'homme fort du Sporting pour évoquer les 500.000 euros investis sur l'arrière latéral portugais. Une somme qui faisait alors office de record pour le club. Deux saisons plus tard, Nurio ne fait même plus partie du top cinq des transferts les plus chers de l'histoire carolo. Pour Onuachu, Nicholson et tous les autres, le championnat belge n'a pas lésiné sur les dépenses. Au 23 août, alors que certains attendent encore les dernières bonnes affaires on the buzzer, la facture nationale s'élève déjà à 134,6 millions d'euros. Une somme multipliée par cinq en l'espace de dix saisons, quand les deux mercatos (été puis hiver) de l'exercice 2010-2011 se chiffraient seulement à 26,9 millions. Les exemples se bousculent dans la file d'attente pour raconter la flambée du prix d'achat au sein des clubs de Pro League. Au cours de l'été 2013, l'arrivée d' Aleksandar Mitrovic à Anderlecht marque le franchissement du seuil symbolique des cinq millions d'euros par un club belge. Une première qui semble presque risible six ans plus tard, quand on constate que le transfert du Serbe ne se classerait aujourd'hui qu'à la neuvième place des transactions entrantes de l'été. Mis à part quelques exceptions notoires, emmenées par un Simon Mignolet plus proche du crépuscule que de l'aube de sa carrière, le club belge s'est évidemment spécialisé dans le marché du jeune talent. La Pro League sert de grand tremplin pour les joueurs dont le potentiel s'affirme dans les championnats du grand nord ou de l'est de l'Europe. D'Onuachu à Hrosovsky, en passant par Ngadeu ou par le déjà très populaire Ianis Hagi, tous sont séduits par les perspectives offertes par un championnat qui a prouvé, ces dernières années, qu'il préparait parfaitement les jeunes joueurs à briller dans les plus grands championnats, et particulièrement dans cette Premier League qui concentre de plus en plus de regards. La Belgique est la plate-forme idéale, où argent et joueurs transitent à toute allure. À l'été 2011, dans la foulée du titre de Genk arraché par les exploits de Kevin De Bruyne et les gants de Thibaut Courtois, les deux jeunes Belges sont recrutés par Chelsea. Bien installés dans les tribunes nationales, les Blues ont également remarqué les prestations d'un jeune teenager du nom de Romelu Lukaku, et offrent quinze millions à Anderlecht pour attirer le colosse mauve dans la capitale anglaise. Les deux autres ténors nationaux ne sont pas en reste, puisque Bruges vend Ivan Perisic, tout juste auréolé du titre de Footballeur Pro de l'Année, à Dortmund, tandis que le Standard voit Axel Witsel quitter la Belgique pour Benfica au terme de play-offs dominés avec une facilité insolente. Huit ans plus tard, les cinq hommes qui ont largement participé au riche été belge (100,6 millions d'euros accumulés en transferts sortants en D1) évoluent respectivement à Manchester City, au Real Madrid, à l'Inter, au Bayern et à Dortmund. Une publicité montée sur crampons pour vanter les vertus d'un séjour en Pro League. " Notre carte de visite, même pour attirer les talents étrangers, c'est la réussite de Thibaut et Kevin ", explique-t-on du côté de Genk, considéré comme le spécialiste pour dénicher des talents prometteurs et faire exploser leur valeur en l'espace de quelques saisons. Pourtant, cet été, c'est du côté de Bruges que le compte en banque a le plus décollé : Wesley Moraes (Aston Villa), Arnaut Danjuma (Bournemouth) et Marvelous Nakamba (Aston Villa), trois des artisans des deux saisons des Blauw en Zwart sous les ordres d' Ivan Leko, ont rejoint la Premier League contre 55 millions d'euros, auxquels il faut encore ajouter les six millions déboursés par Bologne pour attirer Stefano Denswil dans la Botte. Avant son départ, Leko aimait répéter qu'en l'espace de 24 mois, il avait fait gagner cent millions d'euros au Club. Entre les recettes de la Ligue des Champions et la soixantaine de millions récoltés sur le mercato, le calcul qui semblait plein de démesure balkanique paraît finalement se rapprocher de la vérité. Pour continuer à alimenter le système dans les années à venir, Bruges a lâché huit millions d'euros pour emmener le buteur nigérian David Okereke dans la Venise du Nord. Une somme également déboursée par Anderlecht pour attirer Michel Vlap, pourtant cité au sein des grosses écuries néerlandaises. La puissance financière nouvelle permet des audaces inédites, comme celle de Genk qui réclame obstinément 25 millions d'euros pour Sander Berge, son prodige norvégien qui règne sur les ronds centraux du championnat depuis plusieurs saisons. Ni Lyon, venu aux nouvelles l'été dernier, ni Sheffield United au mois de juillet n'ont pu s'aligner sur la demande du Racing, et les Limbourgeois n'ont pas fait de concessions. Les comptes du champion en titre n'avaient pas besoin de rentrées fraîches et immédiates, et prolonger son séjour en Belgique n'était pas vu comme une punition par le joueur. Celui-ci préfère effectivement découvrir la Ligue des Champions que végéter dans le bas de tableau d'un grand championnat. La visibilité des ténors de la Pro League, en route pour une belle présence européenne cette saison malgré l'absence d'Anderlecht de la scène continentale, ne cesse de croître. En cinq ans, la valeur marchande de l'ensemble des joueurs présents sur les pelouses belges a presque doublé. Elle est aujourd'hui évaluée à 750 millions d'euros, en grande partie grâce aux noyaux de Genk, Anderlecht et Bruges, qui représentent près de la moitié du gâteau national. Les trois clubs sont classés parmi les cent institutions les plus riches du monde en terme de patrimoine de joueurs. Si l'inflation des prix est une généralité nationale, et qu'elle est d'ailleurs encore plus marquée dans les grands championnats européens qui ont tous connu une hausse des valeurs comprise entre 123 (pour le Calcio) et 185% (pour la Premier League) ces cinq dernières années, la situation des championnats dits " de seconde zone " montre que la Jupiler Pro League s'est taillée une place de choix parmi les fournisseurs des ligues majeures. Certes, les Néerlandais, emmenés par la locomotive ajacide, font encore mieux que leurs voisins du sud (+ 128%). Mais les Portugais semblent peiner à tenir le rythme (+ 44%) alors que des championnats aussi puissants que le russe (- 3 %) ou le turc (- 14%) sont carrément en chute sur le dernier lustre. Avec son noyau évalué à 124 millions d'euros depuis l'arrivée d'Onuachu, Genk fait figure de référence nationale en la matière, et tire son épingle du jeu à l'échelle continentale. Si on enlève les équipes issues d'un championnat du Big Five, les Limbourgeois sont ainsi à la dixième place des clubs les mieux valorisés parmi les championnats du subtop, loin des intouchables Ajax (372 millions) et Benfica (312) mais dans le sillage des puissants clubs de l'est que sont Krasnodar (147), le Shakhtar (138) ou le CSKA Moscou (135). Aux portes de ce top 10, Anderlecht et Bruges confirment le décollage de valeur des pépites les plus précieuses du championnat belge. Cet été, à une bonne semaine de la fin du marché, la Pro League a enregistré 222 millions d'euros de rentrées financières suite à des transferts. Quatre des dix plus gros transferts sortants de l'histoire du championnat ont été effectués ces derniers mois. Si Youri Tielemans a conservé son record pour quelques centaines de milliers d'euros, les 26,2 millions déboursés par Monaco pour le maestro de Neerpede ne devraient plus faire office de référence pour de longues années...