Tu es remis de la douloureuse défaite de la Bosnie contre la Belgique ?
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Tu es remis de la douloureuse défaite de la Bosnie contre la Belgique ?Oui, car je n'étais pas vraiment optimiste avant le match. Je suis déçu mais ce n'est pas contre la Belgique que la Bosnie a galvaudé ses chances de qualification pour les barrages : c'est contre Chypre et la Grèce. Marc Coucke, le président d'Ostende, espère pouvoir te conserver au poste de T1. Tu comprends pourquoi il parle d'espérer alors que c'est lui qui décide ?Je pense avoir montré mes capacités à tout le monde en nous qualifiant pour la coupe et en prenant quatre points sur six en championnat, en déplacement à Genk et à Courtrai. Or, les circonstances étaient tout sauf idéales pour un entraîneur sans trop d'expérience : l'équipe n'avait gagné qu'un point sur 21 quand je l'ai reprise, elle avait perdu toute confiance et avait une peur panique de perdre. Je pense avoir fourni du bon travail avec une équipe quelque peu malade. J'ai légèrement modifié le système de jeu et je suis satisfait de la mentalité affichée par les joueurs. Dans ma tête, je suis un entraîneur résolument offensif mais tout le monde doit travailler. L'attaque commence en défense et vice-versa. C'est ma vision du football. Notre jeu est améliorable mais tout commence par une bonne défense. Notre 4 sur 6 va nous donner confiance pour les semaines à venir. Le président m'a dit qu'il était satisfait de mon travail. Je ne sais pas pourquoi il ne prendra de décision qu'après le match contre le Club Bruges. Peut-être considère-t-il que je dois encore passer un test. À Courtrai, après la première victoire de la saison d'Ostende, tu as chanté I believe I can fly de R. Kelly. Tu as prévu quoi dimanche si tu bats le Club Bruges ? Un duo avec Marc Coucke ? Peut-être ! Mais je vais expliquer pourquoi j'ai chanté à Courtrai. Certains me prennent pour un petit comique, un jeune entraîneur qui se met à chanter dès qu'il gagne un match. En fait, j'avais promis aux joueurs de le faire en cas de succès. Le mercredi soir, nous avions dîné au restaurant et quatre nouveaux avaient chanté, comme le veut la tradition pour ceux qui arrivent : Zinho Gano, Aleksandar Bjelica, Mike Vanhamel et Emmanuel Banda. Quand ils ont terminé, le groupe a commencé à chanter que c'était à mon tour. Je m'étais déjà acquitté de ce rite quand j'étais devenu T2 mais le noyau estimait que je devais recommencer, étant promu T1. J'ai répondu : " Pas de problème. Si nous gagnons à Courtrai, je resterai peut-être T1 et alors, je chanterai dans le vestiaire. " Je devais donc tenir parole. Nous avons lu plus d'une fois que la saison passée, tu intéressais Courtrai et que tu n'avais rempilé à Ostende que très tard, à la condition de pouvoir succéder un jour à Yves Vanderhaeghe. Il était au courant ? Non, non. Ça ne s'est pas passé comme ça. J'ai reconduit mon contrat de T2 sans qu'on me promette que je pourrais un jour succéder à Yves. Si j'avais cette garantie, je ne devrais pas attendre un quatrième match pour savoir si je reste en poste, on m'aurait déjà intronisé nouvel entraîneur. De fait, j'ai discuté avec Courtrai. Le club m'a dit qu'il pensait à moi, sans préciser pour quel poste. J'ai dit que je ne quitterais pas Ostende pour devenir adjoint ailleurs, puisque je l'étais déjà. Yves Vanderhaeghe est-il toujours ton ami ? Je l'espère. Le jour même, je lui ai envoyé un message puis je lui ai téléphoné pour lui dire que j'étais étranger à son limogeage, que je voulais que nous restions amis et que j'espérais qu'il retrouve rapidement un club. Je suis heureux qu'il ait été engagé par Gand. Moi, j'ai saisi la chance que m'offrait Ostende de réaliser mon rêve en devenant entraîneur principal en D1. Je n'aurai pas de regrets, que cette chance s'achève au bout de trois semaines ou de trois ans. Je veux aller de l'avant, je me donne à fond et je sais que je suis prêt pour ce boulot. C'est la direction qui décide mais je sais que je possède les capacités requises.