Vous avez noté la date du match contre le Standard ?

KANU : (avec un grand sourire) C'est le 30 janvier, très bientôt.

Le jour de votre présentations, vous avez dit que ce jour-là, ce serait la guerre.

KANU : Bah chaque match, c'est la guerre. Je veux toujours gagner, je vais au combat. Mais qu'on ne s'y trompe pas : je n'en veux pas au Standard : j'en veux seulement à un homme.

Roland Duchâtelet !

KANU : C'est ça ! C'est personnel. Sans lui, je serais toujours au Standard. Mais il n'a pas respecté mon travail, il n'a pas tenu sa parole. Et ça, je lui en voudrai toute ma vie.

Au point de ne pas le saluer si vous le rencontriez ?

KANU : Je suis bien éduqué, donc je le saluerai. Mais ça ne changera pas mon avis sur lui ni sur ce qui s'est passé.

Les supporters, qui vous adoraient pourtant, se sont aussi retournés contre vous. Ils vous accusaient de ne penser qu'à vous.

KANU : Les supporters croient ce que les journalistes racontent : la direction disait quelque chose contre moi, les journalistes l'écrivaient et moi, je ne pouvais pas me défendre. J'avais des contacts avec des clubs intéressants mais lui disait à chaque fois qu'Anderlecht était derrière tout cela. J'étais prisonnier. C'est pourquoi je continue à dire que la rupture de contrat n'était pas une erreur mais un choix : je voulais retrouver ma liberté.

Mais vous avez eu des contacts avec Anderlecht, non ? Vous avez même été invité au match contre Benfica.

KANU : Par Ullisse Santos, mon agent portugais. Pas par le Sporting ! Maintenant, c'est sûr que quand un joueur joue bien en Belgique, les autres clubs ne l'ignorent pas. Mais ça n'a pas été plus loin qu'une prise de contact.

A un certain moment, le Standard vous a infligé une amende pour avoir déclaré dans ce magazine que, depuis le départ de D'Onofrio, il n'y avait plus de connaisseur du football au Standard.

KANU : Pourtant, je n'avais pas menti. D'ailleurs, ce n'est pas Duchâtelet qui est allé me chercher au Portugal. Mais je ne veux plus parler du Standard. D'ailleurs, je n'y connais plus personne, sauf Van Damme (ndlr : qui ne sera plus là non plus le 30 janvier). Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai beaucoup de respect pour l'institution, le club qui m'a ouvert les portes de l'Europe. Et c'est ce souvenir-là que je veux garder.

Et parmi vos anciens équipiers, avec qui avez-vous encore des contacts ?

KANU : Mehdi Carcela, Michy Batshuayi, William Vainqueur et Réginal Goreux. C'est vrai : il est revenu au Standard maintenant (il rit). Le meilleur avec qui j'ai joué, c'est Witsel. J'espère d'ailleurs qu'il va revenir jouer dans un championnat plus connu que celui de Russie. Carcela est en train de s'imposer à Benfica et ça ne m'étonne pas du tout : il a toutes les qualités pour cela. Il fallait juste qu'il attrape le rythme et le sens tactique. Mais c'est un joueur qui sait être décisif et à Benfica, on aime ça. Batshuayi est en train de faire son trou et je suis vraiment content pour lui. J'ai toujours adoré ce gamin. Pourtant je lui ai donné des claques mais il en redemandait. A l'entraînement, il cherchait à se frotter à moi parce qu'il savait bien que je ne lui ferais aucun cadeau. Et il m'appelait papa.

Par Patrice Sintzen

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Kanu dans votre Sport/Foot Magazine

Vous avez noté la date du match contre le Standard ?KANU : (avec un grand sourire) C'est le 30 janvier, très bientôt.Le jour de votre présentations, vous avez dit que ce jour-là, ce serait la guerre.KANU : Bah chaque match, c'est la guerre. Je veux toujours gagner, je vais au combat. Mais qu'on ne s'y trompe pas : je n'en veux pas au Standard : j'en veux seulement à un homme.Roland Duchâtelet !KANU : C'est ça ! C'est personnel. Sans lui, je serais toujours au Standard. Mais il n'a pas respecté mon travail, il n'a pas tenu sa parole. Et ça, je lui en voudrai toute ma vie.Au point de ne pas le saluer si vous le rencontriez ?KANU : Je suis bien éduqué, donc je le saluerai. Mais ça ne changera pas mon avis sur lui ni sur ce qui s'est passé.Les supporters, qui vous adoraient pourtant, se sont aussi retournés contre vous. Ils vous accusaient de ne penser qu'à vous.KANU : Les supporters croient ce que les journalistes racontent : la direction disait quelque chose contre moi, les journalistes l'écrivaient et moi, je ne pouvais pas me défendre. J'avais des contacts avec des clubs intéressants mais lui disait à chaque fois qu'Anderlecht était derrière tout cela. J'étais prisonnier. C'est pourquoi je continue à dire que la rupture de contrat n'était pas une erreur mais un choix : je voulais retrouver ma liberté.Mais vous avez eu des contacts avec Anderlecht, non ? Vous avez même été invité au match contre Benfica.KANU : Par Ullisse Santos, mon agent portugais. Pas par le Sporting ! Maintenant, c'est sûr que quand un joueur joue bien en Belgique, les autres clubs ne l'ignorent pas. Mais ça n'a pas été plus loin qu'une prise de contact.A un certain moment, le Standard vous a infligé une amende pour avoir déclaré dans ce magazine que, depuis le départ de D'Onofrio, il n'y avait plus de connaisseur du football au Standard.KANU : Pourtant, je n'avais pas menti. D'ailleurs, ce n'est pas Duchâtelet qui est allé me chercher au Portugal. Mais je ne veux plus parler du Standard. D'ailleurs, je n'y connais plus personne, sauf Van Damme (ndlr : qui ne sera plus là non plus le 30 janvier). Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai beaucoup de respect pour l'institution, le club qui m'a ouvert les portes de l'Europe. Et c'est ce souvenir-là que je veux garder.Et parmi vos anciens équipiers, avec qui avez-vous encore des contacts ?KANU : Mehdi Carcela, Michy Batshuayi, William Vainqueur et Réginal Goreux. C'est vrai : il est revenu au Standard maintenant (il rit). Le meilleur avec qui j'ai joué, c'est Witsel. J'espère d'ailleurs qu'il va revenir jouer dans un championnat plus connu que celui de Russie. Carcela est en train de s'imposer à Benfica et ça ne m'étonne pas du tout : il a toutes les qualités pour cela. Il fallait juste qu'il attrape le rythme et le sens tactique. Mais c'est un joueur qui sait être décisif et à Benfica, on aime ça. Batshuayi est en train de faire son trou et je suis vraiment content pour lui. J'ai toujours adoré ce gamin. Pourtant je lui ai donné des claques mais il en redemandait. A l'entraînement, il cherchait à se frotter à moi parce qu'il savait bien que je ne lui ferais aucun cadeau. Et il m'appelait papa.Par Patrice SintzenRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à Kanu dans votre Sport/Foot Magazine