"Je ne suis pas encore sûr d'aller à Kona", a déclaré le Mérite Sportif belge de 2013. "Je dois y réfléchir. Je reste sur pas mal de frustrations là-bas. Comme vous le savez, je dispute actuellement mon avant-dernière saison. S'aligner à Hawaii veut dire sacrifier juilllet, août et septembre pour s'y préparer. A présent je pense surtout à prendre du plaisir et mon objectif quand je m'aligne en course est de gagner. Or je pense que la victoire à Hawaii n'est plus dans mes cordes. Un top-10 ou top-5 à la limite, mais je ne me sens plus capable d'y aller pour la victoire. Il me reste encore un peu de temps pour y penser, nous ne sommes qu'au mois de mai", a expliqué Van Lierde. Le quintuple vainqueur de l'Ironman de Nice a surtout pointé cette année un rendez-vous particulier sur la Promenade des Anglais avec le triathlon complet du 30 juin, où il tentera de s'emparer du record absolu de victoires (6). "La préparation pour Nice est nouvelle pour moi cette saison. D'habitude je pars en stage dans les Pyrénées, mais cette fois comme Lanzarote se déroule cinq semaines avant Nice, au lieu de trois ou quatre semaines habituellement entre les deux épreuves, j'ai choisi de m'essayer ici à Lanzarote. Ce fut une bonne idée, je pense!", s'est réjoui le triathlète belge, particulièrement heureux d'inscrire son nom pour la 9e fois au palmarès d'un Ironman. "Chaque année, j'essaie de remporter un Ironman, mais ce n'est pas si simple que cela. Depuis mon titre mondial de 2013, la pression est plus grande et tout le monde s'attend à ce que je gagne quand je m'aligne au départ. La réalité est moins évidente. Je suis heureux d'avoir choisi cette course ici aux Canaries. Elle est très dure, mais je pense que mon expérience et la manière dont j'ai posé mon empreinte sur la course ont fait la différence. Je suis resté patient lorsque Christian Kramer est parti devant sur le marathon. J'ai veillé à ne pas lui laisser trop d'avance et toujours le garder dans mon champ de vision. J'ai porté mon effort à mi-course avant d'essayer d'assurer la victoire. Je démarre toujours lentement, puis j'essaie de trouver un rythme de croisière le plus longtemps possible et à la fin... tout le monde souffre", a conclu Van Lierde. . (Belga)