Roberto Martinez à propos...

...du mercato et des matches à venir des Diables : "Aujourd'hui, 12 à 13 joueurs vont peut-être changer de club. C'est une donnée qu'on doit prendre en compte pour les deux matches à venir. Car je ne veux pas voir des joueurs impatients d'en terminer avec ces deux rencontres afin de décider de leur avenir. Ma crainte, c'est que les gens ne comprennent pas à quel point ces deux rencontres sont importantes. Si on ne fait pas six sur six, ça voudra dire qu'on devra aller chercher quelque chose au Kazakhstan, en octobre, et en Russie, en novembre. L'Écosse a changé de coach (Steve Clarke vient d'être nommé, ndlr), et je sais pour le connaître que sa formation sera très bien organisée défensivement, avec de nouveaux joueurs, une nouvelle dynamique. Quant au Kazakhstan, j'aime beaucoup leur façon d'évoluer. Si on pense qu'on a déjà gagné, on va souffrir.

Je connais mon groupe et je sais que dès que mes joueurs arrivent en sélection, ils tournent le bouton. Ma crainte, c'est plutôt que certains n'ont rien fait pendant 22 jours. Ils entretiennent leur condition, mais ils n'ont plus connu le travail quotidien en club."

...de la mentalité de ses joueurs : "Ça a été ma plus grande surprise. En Coupe du Monde, les équipes sud-américaines sont des modèles du genre : les joueurs sont capables d'atteindre un niveau qu'ils seraient incapables d'atteindre en club. Pas mal de nations européennes ont perdu cette dévotion. Les Diables, eux, sont fiers de faire partie de cette sélection et sont dévoués à la cause. Pour moi, le but face au Japon, c'est l'ADN de ce groupe. On récupère la balle, on joue vite, on prend des risques, on réalise un effort physique incroyable. Et devant, Romelu aurait pu penser à marquer lui-même mais il a préféré réaliser un assist grâce à sa feinte. "

...de Vincent Kompany : "Je sais que sa décision était réfléchie, rationnelle, c'est quelqu'un de très intelligent. Il y aura plusieurs personnes pour l'entourer car il est très clair : il veut continuer à atteindre un très bon niveau, il veut continuer à faire partie des Diables Rouges, tout en apportant son expérience, sa connaissance, sa vision au très jeune groupe d'Anderlecht. C'est pourquoi il a besoin d'un très bon staff. Je ne dis pas que c'est impossible mais un tel projet ne peut pas reposer sur une seule personne.

Aujourd'hui, je ne fais pas appel au coach d'Anderlecht mais au joueur le plus influent de la fin de saison de Manchester City. Et après je jugerai le joueur d'Anderlecht."

Par Thomas Bricmont, Guillaume Gautier et Peter T'Kint

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