Kassandra Missipo à propos...

...du racisme : "On m'a traitée de macaque dès mon plus jeune âge. Gamine, quand je racontais tout ça à ma mère, elle m'expliquait d'où venaient ces insultes. Mais ce n'est que bien plus tard qu'on prend conscience de l'impact de pareilles expériences. Elle m'ont formées sur le plan humain : je retire de la motivation de ces contrecoups. Je veux montrer que celle que l'on traitait de macaque a été plus loin dans la vie que ceux qui l'insultaient le long du terrain. On raconte trop souvent que nous ne supportons rien, que ce n'est pas dit pour faire mal mais je ne comprends pas ce raisonnement. Il ne suffit pas d'en parler sans rien changer. Il faut oser parler du racisme dans le sport et le dénoncer."

...de la lutte pour un salaire égale entre les hommes et les femmes : "Nous sommes tous égaux. Les femmes font les mêmes efforts que les hommes, souvent même plus car elles doivent travailler ou étudier en plus. Nous sommes toutes semi-professionnelles à Gand, de même que l'encadrement. Je pense qu'aucune joueuse ne peut vivre du seul football en Belgique. Tant que j'étudie, je peux m'en accommoder mais plus tard, l'aspect financier va prendre de l'importance. C'est certainement le cas pour les femmes qui veulent fonder une famille ou acheter une maison. La combinaison avec le football devient impossible pour elles."

...des Red Flames : "L'équipe recèle énormément de talent. Parcourez la liste des clubs pour lesquels nos internationales se produisent. Elles jouent en Italie, en Angleterre, en France. Après avoir loupé le Mondial, nous avons traversé une période difficile mais nous remontons la pente. La fédération vient de nous exposer ses projets pour le football féminin. L'avenir des prochaines générations paraît très rose."

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