Un match à huis clos, score de forfait 0-5 contre Zulte Waregem et 5.000 euros d'amende : le Standard n'accepte donc pas le verdict de la commission des litiges de l'Union Belge et fait appel. L'affaire sera traitée par la cour belge d'arbitrage du sport (CBAS), à une date pas encore déterminée. Pour assurer sa défense, le club a choisi le cabinet bruxellois d'avocats Altius, qui avait déjà été mobilisé au moment où le Standard avait décidé de déposer plainte contre Oud-Heverlee Louvain et Björn Ruytinx après l'affaire Mehdi Carcela - plainte finalement retirée.

Ce n'est donc plus Pierre Locht qui défendra le club alors qu'il l'a encore fait devant la commission des litiges. Explications. "Je peux gérer le volet disciplinaire, pas le volet judiciaire", dit-il. Pour le judiciaire, il faut un avocat. Pierre Locht a son master en droit mais n'a pas (encore) fait le nécessaire pour obtenir le titre d'avocat : s'inscrire dans un cabinet et faire un stage au barreau. Il n'exclut pas de le faire dans le futur. C'est au moment où Pierre François était encore directeur général qu'il a commencé à travailler comme juriste pour le Standard. D'abord en collaboration, puis il s'est mis à gérer seul des dossiers à l'UB, parallèlement à son rôle de team manager de l'équipe pro. Après le départ de Pierre François, il était logique qu'il soit attitré comme défenseur du Standard, toujours pour les dossiers disciplinaires.

"Le Standard peut-il être tenu pour responsable des incidents alors qu'il n'a commis aucune faute ?"

Pierre Locht

Pierre Locht détaille les raisons qui ont poussé le Standard à aller en appel de la décision de la commission des litiges, et ce qui encourage le club à espérer une issue plus favorable que ce match sans spectateurs. "La grande question est celle-ci : le club peut-il être tenu pour responsable des incidents lors du match contre Zulte Waregem alors qu'il n'a commis aucune faute ? Tout a été fait pour prévenir les problèmes, c'est reconnu. Il faut savoir que le champ d'action des clubs est aussi limité, au niveau de la présence policière et de la fouille par les stewards par exemple."

La loi foot a mis en place une "obligation de moyens" ; le Standard a mobilisé ces moyens et s'estime donc inattaquable. Par contre, l'Union Belge s'aligne sur les règlements de la FIFA qui parlent d'une "obligation de résultats". Traduction : quoi que fassent les clubs pour prévenir les incidents, ils seront jugés sur ce qui se passera réellement. "Le Parquet de la Fédération se contente de constater qu'il y a eu des problèmes, sans tenir compte du fait que nous avons tout mis en oeuvre pour qu'il n'y en ait pas", dit encore Pierre Locht.

Par Pierre Danvoye

Un match à huis clos, score de forfait 0-5 contre Zulte Waregem et 5.000 euros d'amende : le Standard n'accepte donc pas le verdict de la commission des litiges de l'Union Belge et fait appel. L'affaire sera traitée par la cour belge d'arbitrage du sport (CBAS), à une date pas encore déterminée. Pour assurer sa défense, le club a choisi le cabinet bruxellois d'avocats Altius, qui avait déjà été mobilisé au moment où le Standard avait décidé de déposer plainte contre Oud-Heverlee Louvain et Björn Ruytinx après l'affaire Mehdi Carcela - plainte finalement retirée.Ce n'est donc plus Pierre Locht qui défendra le club alors qu'il l'a encore fait devant la commission des litiges. Explications. "Je peux gérer le volet disciplinaire, pas le volet judiciaire", dit-il. Pour le judiciaire, il faut un avocat. Pierre Locht a son master en droit mais n'a pas (encore) fait le nécessaire pour obtenir le titre d'avocat : s'inscrire dans un cabinet et faire un stage au barreau. Il n'exclut pas de le faire dans le futur. C'est au moment où Pierre François était encore directeur général qu'il a commencé à travailler comme juriste pour le Standard. D'abord en collaboration, puis il s'est mis à gérer seul des dossiers à l'UB, parallèlement à son rôle de team manager de l'équipe pro. Après le départ de Pierre François, il était logique qu'il soit attitré comme défenseur du Standard, toujours pour les dossiers disciplinaires.Pierre Locht détaille les raisons qui ont poussé le Standard à aller en appel de la décision de la commission des litiges, et ce qui encourage le club à espérer une issue plus favorable que ce match sans spectateurs. "La grande question est celle-ci : le club peut-il être tenu pour responsable des incidents lors du match contre Zulte Waregem alors qu'il n'a commis aucune faute ? Tout a été fait pour prévenir les problèmes, c'est reconnu. Il faut savoir que le champ d'action des clubs est aussi limité, au niveau de la présence policière et de la fouille par les stewards par exemple."La loi foot a mis en place une "obligation de moyens" ; le Standard a mobilisé ces moyens et s'estime donc inattaquable. Par contre, l'Union Belge s'aligne sur les règlements de la FIFA qui parlent d'une "obligation de résultats". Traduction : quoi que fassent les clubs pour prévenir les incidents, ils seront jugés sur ce qui se passera réellement. "Le Parquet de la Fédération se contente de constater qu'il y a eu des problèmes, sans tenir compte du fait que nous avons tout mis en oeuvre pour qu'il n'y en ait pas", dit encore Pierre Locht.Par Pierre Danvoye