1. Sais-tu déjà comment tu vas t'y prendre pour améliorer l'équipe avec moins d'argent ?

Dans un avenir proche, il n'y aura plus de salaires tels qu'en accordait parfois un président comme Marc Coucke, disposant de gros capitaux. Les barèmes restent néanmoins suffisamment élevés pour attirer de bons footballeurs. Il faut avant tout réduire le noyau à 25 hommes et les payer correctement. Nous entamerons la saison avec l'ambition de disputer les PO1 mais si nous n'y parvenons pas, nous ne serons pas super déçus. L'essentiel est de ne plus vivre de saison comme celle-ci, en risquant de s'enfoncer en bas de tableau jusqu'au bout. Ostende doit au moins être un bon club moyen.

2. Quelles sont les chances que tu enrôles Gert Verheyen au poste de T1 d'Ostende : très fortes, plutôt fortes ou simplement fortes ?

Il n'est absolument pas certain que nous engagions un nouvel entraîneur. Je ne connais pas Adnan Custovic dans le rôle d'entraîneur mais il mérite une vraie chance. Il a réalisé un joli parcours ici et je veux maintenant voir s'il est capable d'appliquer ma vision. Je ne vais pas entrer dans les détails mais ça concerne son approche. La manière dont il dirige le noyau, le fait jouer, etc. J'espère obtenir suffisamment d'informations dans les semaines qui viennent.

3. Que t'a appris la finale de la coupe sur l'évolution du football belge depuis ton dernier mandat, en 2010-2011, en qualité de coach de Zulte Waregem ?

Globalement, je peux difficilement dire que le football belge a progressé depuis. On pille nos clubs chaque année et nous ne remplaçons pas toujours nos meilleurs joueurs par une qualité identique. Résultat : un championnat comme celui qui est en cours, avec la domination écrasante du Club Bruges. A cause du déclin d'Anderlecht, du retour difficile du Standard et de Genk au premier plan... L'entraîneur d'Anderlecht se plaint d'un manque de qualité, à juste titre, alors que son club a toujours été un garant de qualités. Il est urgent de relever le niveau du football belge.

4. A la Coupe des Confédérations, en Russie, tu as joué avec le Cameroun contre l'Allemagne, qui est un adversaire potentiel des Diables Rouges en quarts de finale. Que peux-tu conseiller à Roberto Martinez à l'occasion du début de la campagne, face à l'Arabie saoudite ? De quoi a-t-il besoin pour battre les Champions du monde ?

Il faut surtout progresser au fil d'un tournoi et l'Allemagne est maîtresse en la matière. C'est comme ça que nous avons enlevé la Coupe d'Afrique. Mais la Belgique, qui a rarement affronté de grandes équipes, est-elle en mesure de progresser de match en match ? Elle peut y travailler mais ce sont les joueurs qui doivent y parvenir, sur le terrain, au bon moment. Si chacun est à son meilleur niveau, la Belgique a des chances d'aller loin. De là à devenir championne du monde, c'est encore une autre paire de manches.

5. Ton ancien adjoint au Cameroun est devenu sélectionneur ad interim. Il s'est empressé de sélectionner les " noms " que tu ne reprenais plus ou qui ne voulaient plus jouer sous tes ordres pour le match de dimanche contre le Koweït. Avec eux, les Lions Indomptables auraient-ils eu plus de chances de se qualifier pour la Coupe du Monde ?

J'en doute. Sans eux, les soi-disant titulaires, tout le monde se livrait à fond et nous avons enlevé la Coupe d'Afrique. En leur présence, je crains que ça ne soit de nouveau... olé, olé... Je veux dire : aller en équipe nationale pour en être. Je peux dire avec une quasi-certitude que mon ancien assistant a remis une autre liste pour le match contre le Koweït mais qu'on l'a corrigée. C'est de nouveau l'ancien Cameroun. Samuel Eto'o a beaucoup d'influence pour le moment et plusieurs de ses copains ont réintégré l'équipe nationale.

1. Sais-tu déjà comment tu vas t'y prendre pour améliorer l'équipe avec moins d'argent ? Dans un avenir proche, il n'y aura plus de salaires tels qu'en accordait parfois un président comme Marc Coucke, disposant de gros capitaux. Les barèmes restent néanmoins suffisamment élevés pour attirer de bons footballeurs. Il faut avant tout réduire le noyau à 25 hommes et les payer correctement. Nous entamerons la saison avec l'ambition de disputer les PO1 mais si nous n'y parvenons pas, nous ne serons pas super déçus. L'essentiel est de ne plus vivre de saison comme celle-ci, en risquant de s'enfoncer en bas de tableau jusqu'au bout. Ostende doit au moins être un bon club moyen. 2. Quelles sont les chances que tu enrôles Gert Verheyen au poste de T1 d'Ostende : très fortes, plutôt fortes ou simplement fortes ? Il n'est absolument pas certain que nous engagions un nouvel entraîneur. Je ne connais pas Adnan Custovic dans le rôle d'entraîneur mais il mérite une vraie chance. Il a réalisé un joli parcours ici et je veux maintenant voir s'il est capable d'appliquer ma vision. Je ne vais pas entrer dans les détails mais ça concerne son approche. La manière dont il dirige le noyau, le fait jouer, etc. J'espère obtenir suffisamment d'informations dans les semaines qui viennent. 3. Que t'a appris la finale de la coupe sur l'évolution du football belge depuis ton dernier mandat, en 2010-2011, en qualité de coach de Zulte Waregem ? Globalement, je peux difficilement dire que le football belge a progressé depuis. On pille nos clubs chaque année et nous ne remplaçons pas toujours nos meilleurs joueurs par une qualité identique. Résultat : un championnat comme celui qui est en cours, avec la domination écrasante du Club Bruges. A cause du déclin d'Anderlecht, du retour difficile du Standard et de Genk au premier plan... L'entraîneur d'Anderlecht se plaint d'un manque de qualité, à juste titre, alors que son club a toujours été un garant de qualités. Il est urgent de relever le niveau du football belge. 4. A la Coupe des Confédérations, en Russie, tu as joué avec le Cameroun contre l'Allemagne, qui est un adversaire potentiel des Diables Rouges en quarts de finale. Que peux-tu conseiller à Roberto Martinez à l'occasion du début de la campagne, face à l'Arabie saoudite ? De quoi a-t-il besoin pour battre les Champions du monde ? Il faut surtout progresser au fil d'un tournoi et l'Allemagne est maîtresse en la matière. C'est comme ça que nous avons enlevé la Coupe d'Afrique. Mais la Belgique, qui a rarement affronté de grandes équipes, est-elle en mesure de progresser de match en match ? Elle peut y travailler mais ce sont les joueurs qui doivent y parvenir, sur le terrain, au bon moment. Si chacun est à son meilleur niveau, la Belgique a des chances d'aller loin. De là à devenir championne du monde, c'est encore une autre paire de manches. 5. Ton ancien adjoint au Cameroun est devenu sélectionneur ad interim. Il s'est empressé de sélectionner les " noms " que tu ne reprenais plus ou qui ne voulaient plus jouer sous tes ordres pour le match de dimanche contre le Koweït. Avec eux, les Lions Indomptables auraient-ils eu plus de chances de se qualifier pour la Coupe du Monde ? J'en doute. Sans eux, les soi-disant titulaires, tout le monde se livrait à fond et nous avons enlevé la Coupe d'Afrique. En leur présence, je crains que ça ne soit de nouveau... olé, olé... Je veux dire : aller en équipe nationale pour en être. Je peux dire avec une quasi-certitude que mon ancien assistant a remis une autre liste pour le match contre le Koweït mais qu'on l'a corrigée. C'est de nouveau l'ancien Cameroun. Samuel Eto'o a beaucoup d'influence pour le moment et plusieurs de ses copains ont réintégré l'équipe nationale.