Henk Mariman à propos...

...des labels : "Je suis un grand partisan des labels. Il faut classer les clubs en catégories A, B ou C en fonction de critères à respecter. Obliger les clubs à annoncer la couleur, leur fixer des objectifs clairs en termes d'investissements. En Angleterre, les clubs de Category One sont ceux qui investissent réellement dans une formation de haut niveau. Ils ont un plan de formation, de recrutement, ils disposent d'un terrain couvert, de X entraîneurs à temps plein, etc. En échange, ils reçoivent des avantages. Seuls les clubs de Category One sont autorisés à recruter dans tout le pays. Les indemnités de formation sont associées à la catégorie du club formateur et l'argent de la Ligue des Champions est réparti sur cette base. C'est pareil en Allemagne, où on travaille avec un système d'étoiles. Mais nous devons aussi analyser l'aspect technique : un club a-t-il un plan de recrutement avec une vision bien déterminée et met-il en pratique son plan de formation ? Il ne suffit pas de recevoir des documents, il faut voir ce qui se fait réellement sur le terrain. L'ancrage de la formation des jeunes dans la politique du club est un facteur crucial également, car sans connexion claire, le travail des jeunes est vain. Cela vaut également pour la post-formation : que fait-on avec les jeunes qui arrivent en équipe première ? Selon quel modèle leur donne-t-on leur chance ? Toutes ces exigences doivent être reprises dans un plan directeur. Quels sont nos besoins en matière de formation ? À quoi devons-nous remédier ? En ce qui concerne la formation des élites, je miserais aussi sur une amélioration du contenu. Il faudrait par exemple analyser notre style de jeu par tranches d'âge. Nous avons tout de même suffisamment de caméras pour cela. Il serait très utile d'analyser les forces et faiblesses de nos équipes et de les comparer avec celles de pays comme l'Espagne, l'Allemagne ou les Pays-Bas. On verrait alors peut-être que nous devons aller plus loin dans certains domaines, comme l'attaque par exemple."

...des transferts de joueurs toujours plus jeunes : "Dès l'âge de douze ans, les indemnités de formation sont assez élevées. Il est dès lors plus intéressant d'engager un étranger que de faire signer un contrat professionnel à un jeune joueur formé ailleurs. Cela provoque une véritable chasse aux moins de douze ans alors qu'à cet âge, la certitude qu'ils vont faire carrière est à peu près de 0 %. Cela empêche également de développer une politique stable. En Angleterre, les clubs de Category One se sont mis d'accord pour ne pas se prendre de joueurs de moins de douze ans. Ceux qui ne respectent pas ce point du règlement s'exposent à de lourdes amendes. Et si des parents déménagent, ils doivent passer devant une commission pour que leur enfant soit autorisé à changer de club. Ici, on peut se désaffilier par internet."

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Henk Mariman dans votre Sport/Foot Magazine

Henk Mariman à propos......des labels : "Je suis un grand partisan des labels. Il faut classer les clubs en catégories A, B ou C en fonction de critères à respecter. Obliger les clubs à annoncer la couleur, leur fixer des objectifs clairs en termes d'investissements. En Angleterre, les clubs de Category One sont ceux qui investissent réellement dans une formation de haut niveau. Ils ont un plan de formation, de recrutement, ils disposent d'un terrain couvert, de X entraîneurs à temps plein, etc. En échange, ils reçoivent des avantages. Seuls les clubs de Category One sont autorisés à recruter dans tout le pays. Les indemnités de formation sont associées à la catégorie du club formateur et l'argent de la Ligue des Champions est réparti sur cette base. C'est pareil en Allemagne, où on travaille avec un système d'étoiles. Mais nous devons aussi analyser l'aspect technique : un club a-t-il un plan de recrutement avec une vision bien déterminée et met-il en pratique son plan de formation ? Il ne suffit pas de recevoir des documents, il faut voir ce qui se fait réellement sur le terrain. L'ancrage de la formation des jeunes dans la politique du club est un facteur crucial également, car sans connexion claire, le travail des jeunes est vain. Cela vaut également pour la post-formation : que fait-on avec les jeunes qui arrivent en équipe première ? Selon quel modèle leur donne-t-on leur chance ? Toutes ces exigences doivent être reprises dans un plan directeur. Quels sont nos besoins en matière de formation ? À quoi devons-nous remédier ? En ce qui concerne la formation des élites, je miserais aussi sur une amélioration du contenu. Il faudrait par exemple analyser notre style de jeu par tranches d'âge. Nous avons tout de même suffisamment de caméras pour cela. Il serait très utile d'analyser les forces et faiblesses de nos équipes et de les comparer avec celles de pays comme l'Espagne, l'Allemagne ou les Pays-Bas. On verrait alors peut-être que nous devons aller plus loin dans certains domaines, comme l'attaque par exemple."...des transferts de joueurs toujours plus jeunes : "Dès l'âge de douze ans, les indemnités de formation sont assez élevées. Il est dès lors plus intéressant d'engager un étranger que de faire signer un contrat professionnel à un jeune joueur formé ailleurs. Cela provoque une véritable chasse aux moins de douze ans alors qu'à cet âge, la certitude qu'ils vont faire carrière est à peu près de 0 %. Cela empêche également de développer une politique stable. En Angleterre, les clubs de Category One se sont mis d'accord pour ne pas se prendre de joueurs de moins de douze ans. Ceux qui ne respectent pas ce point du règlement s'exposent à de lourdes amendes. Et si des parents déménagent, ils doivent passer devant une commission pour que leur enfant soit autorisé à changer de club. Ici, on peut se désaffilier par internet."Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Henk Mariman dans votre Sport/Foot Magazine