Henen : "Mes bêtises, c'est du passé"

12/12/18 à 14:00 - Mise à jour à 11/12/18 à 16:51

Ingérable, un brin têtu et un peu crazy. C'est avec cette image que David Henen a quitté la Belgique. L'attaquant de 22 ans a fait ses gammes à Everton et maintenant, il veut se débarrasser de son étiquette à Charleroi.

Henen : "Mes bêtises, c'est du passé"

David Henen. © BELGAIMAGE

David Henen à propos...

...de son étiquette de joueur ingérable : "En effet, j'ai commis des erreurs mais maintenant, je suis professionnel à 100%. Mais évidemment, les gens aiment bien me dépeindre comme un petit fou, même si tout ça est derrière moi."

...de son transfert à Charleroi : "Je n'avais toujours pas de club au début de la préparation. Ma famille a été gagnée par la nervosité et, pendant mes vacances, mes managers m'ont soumis des propositions auxquelles je devais immédiatement répondre par oui ou non. J'étais sur le point de craquer quand, fin août, j'ai reçu le coup de fil de la délivrance de Mehdi Bayat. En fait, Roberto Martinez connaissait ma situation et il a téléphoné à Mehdi Bayat, de sa propre initiative. Celui-ci m'a ensuite contacté. On lui avait raconté que j'étais fou et ingérable. Apparemment, Martinez a réussi à convaincre Bayat du contraire. Mon passé ne constituait donc pas un obstacle pour Charleroi. Maintenant, je veux polir mon image et me débarrasser de cette étiquette. C'est en partie ce qui motive mon retour en Belgique."

...de son passage à Everton : Everton avait investi beaucoup d'argent en moi, d'où ce surnom de 'prodige'. (Il paraît qu'Everton a versé plus d'un million d'euros à Monaco et à l'Olympiacos, ndlr.) Durant la première saison, j'ai été élu meilleur joueur de l'académie, j'ai obtenu un nouveau contrat de trois ans assorti de belles primes. Tout ça a augmenté les attentes. Les supporters pensaient qu'il ne me faudrait plus beaucoup de temps avant de disputer mes premières minutes de jeu en Premier League. J'en ai été très proche durant la saison 2015-2016. Martinez a été limogé à la fin de cette saison. Pour un jeune qui cherche à gagner une place dans le noyau A, un changement d'entraîneur est toujours un moment délicat mais je suis parvenu à gagner progressivement la confiance du nouveau manager, Ronald Koeman. Mais après son départ, et l'arrivée de Sam Allardyce, j'ai perdu mes illusions. Après ça, on a discuté pendant des mois d'un nouveau contrat mais quand on n'a pas obtenu sa chance pendant quatre ans, il vaut mieux partir. J'avais déjà perdu assez de temps comme ça. La direction estimait que je n'avais plus rien à faire en réserve mais m'a demandé d'être patient. Je n'étais qu'un numéro pour elle."

Par Alain Eliasy

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