Une rééducation de sept à huit mois, comment ça se passe quand il y a les douleurs, les doutes, les rechutes, en plus d'une équipe qui ne tourne pas?

HENDRIK VAN CROMBRUGGE: Honnêtement, ça a été la période la plus compliquée de ma carrière. En plus de tout ce que tu dis, il y avait le Covid. Ma rééducation se passait bien, j'étais sur une ligne très positive, puis tout à coup il y a eu un bas, un recul. Un côté biologique qu'il faut respecter. Chaque corps est différent. Le mien a décidé que ça allait trop vite. À ce moment-là, ça a été très difficile. J'ai eu des doutes sur mon avenir, je me suis demandé si je n'allais pas devoir arrêter définitivement le foot. Mentalement, j'ai été très bas. Aujourd'hui, après six gros mois de rééducation, trois mois d'entraînement, je commence petit à petit à retrouver ma meilleure forme physique. Mais je sens que j'ai encore un chemin à parcourir pour revenir au niveau que j'avais pendant ma première saison ici.

Comment tu étais, mentalement, au moment où tu ne progressais plus dans ta rééducation, quand tu te posais des questions sur ta carrière?

VAN CROMBRUGGE: Je suis un gars positif, mais là, j'étais plutôt négatif, pessimiste. J'étais partagé entre deux états d'esprit. Je voulais refaire mon métier, ça brûlait en moi, mais on me demandait d'être patient. J'avais l'impression que ça s'entrechoquait et ce n'était pas facile à accepter. Je vais être honnête, je n'ai pas été la personne la plus agréable avec mon entourage à cette période-là...

Pour te donner du courage, tu as pensé à des gardiens qui avaient aussi été opérés du dos et qui s'en sont remis? Pepe Reina, Gianluigi Buffon, Thomas Didillon?

VAN CROMBRUGGE: Exactement. Quand tu es dans le doute, tu essaies de trouver des points de repère, des cas positifs qui t'aident à être mieux dans la tête. C'est vite fait, tu vas sur Google, tu tapes "opération dos gardiens de but", et tu as des exemples. Le chirurgien qui m'a opéré est considéré comme le meilleur en Belgique, il m'a aussi rassuré. Il m'a dit: "C'est une grosse blessure, mais le reste de ton corps doit être capable d'absorber et de gérer." Je me suis accroché à tout ça. En sachant que pour certains gardiens, une blessure pareille a aussi été synonyme de fin de carrière, comme Frank Boeckx. Ça, je ne pouvais pas l'ignorer non plus dans mon raisonnement. J'ai demandé des avis à gauche et à droite, j'ai beaucoup discuté avec le staff médical d'Anderlecht. La conclusion, c'était que ça devait aller, mais que je devais être patient. Et ça, donc, ça se heurtait à ma personnalité.

Une rééducation de sept à huit mois, comment ça se passe quand il y a les douleurs, les doutes, les rechutes, en plus d'une équipe qui ne tourne pas?HENDRIK VAN CROMBRUGGE: Honnêtement, ça a été la période la plus compliquée de ma carrière. En plus de tout ce que tu dis, il y avait le Covid. Ma rééducation se passait bien, j'étais sur une ligne très positive, puis tout à coup il y a eu un bas, un recul. Un côté biologique qu'il faut respecter. Chaque corps est différent. Le mien a décidé que ça allait trop vite. À ce moment-là, ça a été très difficile. J'ai eu des doutes sur mon avenir, je me suis demandé si je n'allais pas devoir arrêter définitivement le foot. Mentalement, j'ai été très bas. Aujourd'hui, après six gros mois de rééducation, trois mois d'entraînement, je commence petit à petit à retrouver ma meilleure forme physique. Mais je sens que j'ai encore un chemin à parcourir pour revenir au niveau que j'avais pendant ma première saison ici.Comment tu étais, mentalement, au moment où tu ne progressais plus dans ta rééducation, quand tu te posais des questions sur ta carrière?VAN CROMBRUGGE: Je suis un gars positif, mais là, j'étais plutôt négatif, pessimiste. J'étais partagé entre deux états d'esprit. Je voulais refaire mon métier, ça brûlait en moi, mais on me demandait d'être patient. J'avais l'impression que ça s'entrechoquait et ce n'était pas facile à accepter. Je vais être honnête, je n'ai pas été la personne la plus agréable avec mon entourage à cette période-là...Pour te donner du courage, tu as pensé à des gardiens qui avaient aussi été opérés du dos et qui s'en sont remis? Pepe Reina, Gianluigi Buffon, Thomas Didillon?VAN CROMBRUGGE: Exactement. Quand tu es dans le doute, tu essaies de trouver des points de repère, des cas positifs qui t'aident à être mieux dans la tête. C'est vite fait, tu vas sur Google, tu tapes "opération dos gardiens de but", et tu as des exemples. Le chirurgien qui m'a opéré est considéré comme le meilleur en Belgique, il m'a aussi rassuré. Il m'a dit: "C'est une grosse blessure, mais le reste de ton corps doit être capable d'absorber et de gérer." Je me suis accroché à tout ça. En sachant que pour certains gardiens, une blessure pareille a aussi été synonyme de fin de carrière, comme Frank Boeckx. Ça, je ne pouvais pas l'ignorer non plus dans mon raisonnement. J'ai demandé des avis à gauche et à droite, j'ai beaucoup discuté avec le staff médical d'Anderlecht. La conclusion, c'était que ça devait aller, mais que je devais être patient. Et ça, donc, ça se heurtait à ma personnalité.