La révélation, aux côtés du leader Unioniste, de ces derniers mois en Jupiler Pro League est sans aucun doute le Cercle Brugge. Depuis la fin novembre, la deuxième équipe de la Venise du Nord a réussi un 24/30 et est remonté de l'avant-dernière au classement à la huitième, qui lui donnerait de participer à la course pour les barrages menant à l'Europe. Ce retournement complet de situation a été initié par la victoire contre le FC Malines sous la direction d'Yves Vanderhaeghe. Mais quelques jours plus tard, il était remercié et cédait sa place sur le banc du Jan Breydel à l'Autrichien Dominik Thalhammer. "Même avant le licenciement de Vanderhaeghe, j'avais le sentiment que nous étions sur la bonne voie", affirme Hannes Van der Bruggen. "Lors des derniers matchs sous sa direction, notre niveau de jeu était vraiment très bon. Je considère plutôt le match contre Ostende disputé à la mi-octobre comme le tournant de notre saison. Nous y avions été menaçants et avoins marqué. Mais bon, nous avions été battus en encaissant à la toute dernière minute. Mais depuis lors, nous n'avons joué que de bons matchs. Il n'y a que contre Charleroi que nous avons été moins bons. Mais j'ai senti à l'avance que ce groupe était capable d'obtenir ces beaux résultats."
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La révélation, aux côtés du leader Unioniste, de ces derniers mois en Jupiler Pro League est sans aucun doute le Cercle Brugge. Depuis la fin novembre, la deuxième équipe de la Venise du Nord a réussi un 24/30 et est remonté de l'avant-dernière au classement à la huitième, qui lui donnerait de participer à la course pour les barrages menant à l'Europe. Ce retournement complet de situation a été initié par la victoire contre le FC Malines sous la direction d'Yves Vanderhaeghe. Mais quelques jours plus tard, il était remercié et cédait sa place sur le banc du Jan Breydel à l'Autrichien Dominik Thalhammer. "Même avant le licenciement de Vanderhaeghe, j'avais le sentiment que nous étions sur la bonne voie", affirme Hannes Van der Bruggen. "Lors des derniers matchs sous sa direction, notre niveau de jeu était vraiment très bon. Je considère plutôt le match contre Ostende disputé à la mi-octobre comme le tournant de notre saison. Nous y avions été menaçants et avoins marqué. Mais bon, nous avions été battus en encaissant à la toute dernière minute. Mais depuis lors, nous n'avons joué que de bons matchs. Il n'y a que contre Charleroi que nous avons été moins bons. Mais j'ai senti à l'avance que ce groupe était capable d'obtenir ces beaux résultats." Mais vous attendiez-vous à ce que le Cercle prenne les trois points contre des équipes comme le Club de Bruges et Anderlecht ?Van der Bruggen:"Vous savez à l'avance que ce sont des rencontres très difficiles. Mais notre système de jeu est aussi plus efficace et rentable contre les clubs qui veulent aussi jouer au football et ne restent pas à camper devant leur but. Ils veulent échapper à notre pressing, mais quand cela échoue, nous disposons alors de tout l'espace nécessaire pour jouer nous-mêmes au football et marquer des buts. Contre des clubs comme Ostende, qui ne viennent pas chez nous pour jouer au football, vous avez plutôt un combat où la chance joue beaucoup. Nous constatons également que de plus en plus d'équipes s'adaptent à notre style. Beaucoup plus qu'avant, précisément parce que nous avons enchaîné les victoires. Je prends plutôt cela pour un compliment, car nous ne sommes encore que le Cercle Bruges, et il y a quelques mois, nous étions tout en bas du classement. Cela montre que nous avons bien travaillé ces derniers mois.""On ne devrait pas regarder si l'on peut avoir notre place parmi les huit premiers. Lors des deux dernières années, nous avions lutté pour notre maintien, donc nous avons déjà juste envie de vivre une saison tranquille. A cet égard, notre saison n'est pas encore totalement réussie, tout simplement parce qu'au début de l'année nous avions du mal à prendre des points et qu'il y avait cette pression des places de relégable. Je pense que nous pouvons être plus stables, mais nous sommes sur la bonne voie. L'objectif du Cercle est de devenir également une équipe stable de première division."Que pensez-vous du travail effectué par le nouvel entraîneur Dominik Thalhammer ?Van der Bruggen: "Il est très clair dans ce qu'il veut. Tout le monde sait ce qu'il doit faire. C'était également le cas sous Vanderhaeghe. La seule différence est que maintenant nous nous attachons à d'autres détails plus spécifiques. Il s'agit simplement d'un processus qu'Yves avait déjà entamé et qui se poursuit désormais sous l'égide de Thalhammer. La composition de l'équipe n'a finalement que très peu changé. Les entraînements sont très intenses, mais c'était aussi le cas sous Vanderhaeghe. Ils ne sont donc pas si différents. Thalhammer n'a pas tout changé tout de suite."Auriez-vous pu réussir pareille série de victoires sous Vanderhaeghe ?Van der Bruggen: "Cela aurait certainement pu être le cas, mais nous ne le saurons jamais. Sous Thalhammer, tout est devenu un peu plus clair et peut-être que les séances d'entraînement tactique font la différence pour certains des gars. Nous avons également été très efficaces lors des derniers matches. Regardez le match contre l'Union par exemple, où nous avons mené 2-0 uniquement sur un corner et un contre. Mais à part ça, nous n'avons pas réussi à prendre le dessus. De même, contre Zulte Waregem et Eupen, où nous n'avons pas bien joué mais avons quand même marqué et gagné. Je dirais donc que l'efficacité est sans doute la principale différence entre les deux périodes."Vous êtes au Cercle depuis un an maintenant et vous avez déjà connu trois entraîneurs différents. Que pensez-vous de votre nouvel environnement ?Van der Bruggen: "Oui, la saison dernière, j'ai commencé sous la direction de Paul Clement pour quelques matches avant qu'Yves Vanderhaeghe ne prenne le relais ensuite. Mais malgré ces nombreux changements de T1, j'ai l'impression que la structure du club est bonne. Le Cercle a tout en main pour devenir une équipe du milieu de tableau qui enchaîne les saisons calmes."Pensez-vous qu'un nouveau stade soit nécessaire pour cela, parce que le Jan Breydel semble quand même trop grand ?Van der Bruggen: "Je pense qu'il est plus agréable de jouer dans un stade plus petit. Le week-end dernier, il y avait 7 000 personnes, mais dans un stade de cette taille cela sonne creux quand les supporters se mettent à chanter. Ces derniers sont aussi très passionnés, donc quand nous jouons devant eux, cela donne aussi un coup de pouce à l'équipe. Dans un stade plus petit, ce serait mieux pour ressentir leur ferveur. Mais après, nous avons aussi un terrain dans un parfait état chaque semaine. Il existe aussi des avantages."Le Cercle est l'équipe la plus jeune d'Europe avec une moyenne d'âge de 23,4 ans, selon Sporza. À 28 ans, vous n'êtes pas encore très vieux, mais dans le noyau, seul Sébastien Bruzzese (31 ans) est plus âgé. Où se situe votre place dans le groupe ?Van der Bruggen: (rires) "C'est un peu étrange, en effet. Lors de l'entraînement, le groupe a été divisé en deux : les jeunes joueurs contre les plus anciens. Et dans notre groupe, il y avait aussi des joueurs de 23 ans. A Courtrai, j'ai dû me mettre au milieu du rondo comme l'un des jeunes. Je n'ai plus ce problème ici, donc c'est une bonne chose. Je pense qu'il est important que les jeunes sachent ce que c'est que de jouer en première division belge. J'essaie de leur apprendre qu'il faut travailler dur ici et que le beau football ne se traduit pas toujours par des points. Parfois, il faut envoyer un ballon au loin et ensuite il faut le chasser et se battre dans le duel. Je ne suis pas la personne qui va toujours vers les jeunes pour leur donner des conseils, mais s'ils ont une question, ils ne doivent pas à hésiter à venir me voir. Sur le terrain, j'essaie de coacher tout le monde autant que possible. Je pense que c'est l'une de mes missions et je pense aussi que j'ai beaucoup grandi à cet égard grâce à mon âge... Il mesemble que j'ai trouvé ma place désormais."L'une des révélations de cette saison est Rabbi Matondo. Êtes-vous surpris qu'un tel talent se retrouve au Cercle ?Van der Bruggen: "Ses premières semaines au Cercle ont pourtant été très difficiles. Il s'est légèrement blessé et a ensuite été infecté au coronavirus. A l'entraînement, cela ne s'est pas passé sans heurts non plus. Mais c'est clair qu'avec sa vitesse, il peut faire mal à n'importe quelle défense du pays. Il manque parfois de vista, mais il a montré ces dernières semaines à quel point c'est un bon joueur. Nous le poussons également à donner le meilleur de lui-même. Il a également pour ambition de jouer les barrages de la Coupe du monde avec le Pays de Galles en mars prochain. S'il continue sur sa lancée, il aura certainement une chance d' être repris. Ce prêt a été bénéfique pour Rabbi et pour le Cercle. Il peut revenir sur le devant de la scène ici après son passage à Schalke, et nous avons gagné un bon joueur. Je pense que c'est génial que le Cercle ait pu recruter un joueur de ce calibre."Entre-temps, Courtrai, l'un de vos anciens clubs, se porte aussi plutôt pas mal. Ils sont même en lutte avec vous pour une place en Play-offs 2. Vous suivez toujours leurs résultats ?Van der Bruggen: "Je connais encore quelques joueurs là-bas dont Kristof D'Haene. Chaque fois que nous jouons là-bas avec le Cercle, c'est toujours un plaisir de les retrouver et je passe quand même là-bas de temps en temps pour les saluer. J'ai passé de bons moments là-bas et je suis content que les résultats suivent pour le moment. Ils ont aussi eu pas mal de doutes tout comme nous en début de saison. Courtrai peut d'ailleurs être un exemple pour le Cercle. Ils ne vivent pas de saisons trop compliquées et parfois ils réussissent un beau parcours. Cela devrait également être possible ici, je pense."Suivez-vous également le parcours de La Gantoise avec le même intérêt ?Van der Bruggen: "Il a quand même diminué, car cela fait un moment que je suis parti du club même si j'y suis resté 12 ans. Mais j'échange encore régulièrement avec Sven Kums, donc j'ai bien sûr des nouvelles. Je connais aussi pas mal de gens au conseil d'administration et dans le personnel médical aussi. Je ne vis pas non plus très loin de Gand, donc beaucoup de supporters buffalos vivent forcément à proximité de mon domicile."Pourront-ils empêcher le FC Bruges de se qualifier pour la finale de la Coupe de Belgique ? Van der Bruggen: "Pourquoi pas ? Je pense que c'est une bonne chose pour l'équipe que des joueurs comme Tarik Tissoudali, Laurent Depoitre et Vadis Odjidja reviennent. Lorsque La Gantoise est au meilleur de sa forme, elle peut certainement rivaliser avec le Club. Surtout que ces derniers ont déjà mieux joué, même s'ils restent sur une sortie de bonne facture à Courtrai."