Lorsque vous étiez jeune, vous n'étiez pas supporter du Standard, mais d'Anderlecht.

ANTHONY MORIS : Parce que mon frère, qui a quatorze ans de plus que moi, était un supporter fanatique des Mauves. Il allait voir tous les matches et m'emmenait souvent avec lui. Lorsque j'ai été invité à effectuer un test avec le Standard, j'ai d'abord refusé, mais lorsqu'ils m'ont rappelé une semaine plus tard pour me donner une nouvelle chance, contre Genk, mon père m'a obligé à y aller. Depuis lors, je suis un fan à 100% des Rouches.

Malgré le mauvais tour qu'ils vous ont joué, ce qui vous a incité à rompre votre contrat ?

MORIS : À ce moment-là, je n'étais probablement pas prêt à jouer en équipe première dans un club comme le Standard. Certains joueurs sont précoces, comme Arnaud Bodart. Ce qu'il montre aujourd'hui, je n'en étais pas capable à cette époque. C'était aussi la période où Roland Duchâtelet a repris le club. C'était mouvementé, ce n'était pas idéal, mais José Riga a cru en moi. Quand il est parti, je savais que ça deviendrait compliqué. C'est pourquoi j'ai rompu mon contrat. Il me restait trois ans et Duchâtelet voulait me prêter à Ujpest Dosza. Je ne voulais pas y aller. Je voudrais donner ce conseil aux jeunes footballeurs : allez là où les gens vous veulent vraiment. Ne vous laissez pas mettre sous pression, ni par un club ni par un agent, comme ça m'est arrivé lorsque le Standard m'a envoyé à Saint-Trond, en D2, où j'ai immédiatement senti qu'on ne voulait pas de moi.

Comment êtes-vous sorti de cette impasse ?

MORIS : Le 23 décembre de cette année-là, je m'entraînais seul sur un terrain enneigé, quand soudain le téléphone a sonné. Olivier Renard m'a demandé si je voulais venir à Malines. J'ai répondu que s'il le fallait, je viendrais à pied. Le 26 décembre, ils m'ont invité à un match, et on a signé un contrat. Je n'ai même pas négocié le montant. Je n'ai regardé le contrat que dans la voiture. Il spécifiait que je gagnerais mille euros brut par mois. Ma femme m'a demandé s'il ne manquait pas un zéro. Mais j'étais l'homme le plus heureux du monde, j'étais de retour dans le football professionnel. Et il y avait une option qu'ils ont levée six mois plus tard, de sorte que j'ai perçu 4.000 euros brut à partir de ce moment-là. Deux semaines plus tard, je me suis déchiré les ligaments et Malines a fait venir Jean-François Gillet d'Italie.

Ce dernier a réalisé de grosses prestations, mais sa présence vous a de nouveau bloqué, lorsque vous étiez rétabli.

MORIS : Si je n'avais pas rencontré Jean-François, je ne serais jamais devenu le gardien que je suis aujourd'hui. J'ai beaucoup appris de lui pendant cette année-là, j'étais impressionné par la façon dont il vivait ses matches, contrôlait ses émotions.

Retrouvez cette interview en intégralité dans notre mag de la semaine, dispo dès demain en librairies.

Lorsque vous étiez jeune, vous n'étiez pas supporter du Standard, mais d'Anderlecht.ANTHONY MORIS : Parce que mon frère, qui a quatorze ans de plus que moi, était un supporter fanatique des Mauves. Il allait voir tous les matches et m'emmenait souvent avec lui. Lorsque j'ai été invité à effectuer un test avec le Standard, j'ai d'abord refusé, mais lorsqu'ils m'ont rappelé une semaine plus tard pour me donner une nouvelle chance, contre Genk, mon père m'a obligé à y aller. Depuis lors, je suis un fan à 100% des Rouches.Malgré le mauvais tour qu'ils vous ont joué, ce qui vous a incité à rompre votre contrat ?MORIS : À ce moment-là, je n'étais probablement pas prêt à jouer en équipe première dans un club comme le Standard. Certains joueurs sont précoces, comme Arnaud Bodart. Ce qu'il montre aujourd'hui, je n'en étais pas capable à cette époque. C'était aussi la période où Roland Duchâtelet a repris le club. C'était mouvementé, ce n'était pas idéal, mais José Riga a cru en moi. Quand il est parti, je savais que ça deviendrait compliqué. C'est pourquoi j'ai rompu mon contrat. Il me restait trois ans et Duchâtelet voulait me prêter à Ujpest Dosza. Je ne voulais pas y aller. Je voudrais donner ce conseil aux jeunes footballeurs : allez là où les gens vous veulent vraiment. Ne vous laissez pas mettre sous pression, ni par un club ni par un agent, comme ça m'est arrivé lorsque le Standard m'a envoyé à Saint-Trond, en D2, où j'ai immédiatement senti qu'on ne voulait pas de moi.Comment êtes-vous sorti de cette impasse ?MORIS : Le 23 décembre de cette année-là, je m'entraînais seul sur un terrain enneigé, quand soudain le téléphone a sonné. Olivier Renard m'a demandé si je voulais venir à Malines. J'ai répondu que s'il le fallait, je viendrais à pied. Le 26 décembre, ils m'ont invité à un match, et on a signé un contrat. Je n'ai même pas négocié le montant. Je n'ai regardé le contrat que dans la voiture. Il spécifiait que je gagnerais mille euros brut par mois. Ma femme m'a demandé s'il ne manquait pas un zéro. Mais j'étais l'homme le plus heureux du monde, j'étais de retour dans le football professionnel. Et il y avait une option qu'ils ont levée six mois plus tard, de sorte que j'ai perçu 4.000 euros brut à partir de ce moment-là. Deux semaines plus tard, je me suis déchiré les ligaments et Malines a fait venir Jean-François Gillet d'Italie.Ce dernier a réalisé de grosses prestations, mais sa présence vous a de nouveau bloqué, lorsque vous étiez rétabli.MORIS : Si je n'avais pas rencontré Jean-François, je ne serais jamais devenu le gardien que je suis aujourd'hui. J'ai beaucoup appris de lui pendant cette année-là, j'étais impressionné par la façon dont il vivait ses matches, contrôlait ses émotions.