La course à Montréal rallongée de deux tours et 526 mètres de montée en plus a eu pour effet de ne plus permettre à quelque-uns des plus rapides au sprint de suivre dans la finale. Michael Matthews, vainqueur de son second GP de Québec vendredi, n'avait plus de réponse dans les jambes après l'ultime côte dans le Parc du Mont Royal. L'attaque de Benoît Cosnefroid (AG2R) bientôt rejoint par Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) n'a échoué que par le travail de Peter Sagan et Van Avermaet a fait la course parfaite. Le champion olympique a laissé les autres combler les trous et a ensuite sprinté pour la victoire. "Ce n'était pas un sprint facile, mais je suis très content de cette victoire, parce que j'ai frôlé la victoire à quelques reprises ces derniers mois, mais aujourd'hui je l'ai fait", a-t-il poursuivi dans l'interview flash, "Avec deux tours supplémentaires cette année, cela s'est fait sentir. En effet, j'ai laissé mon équipe travailler un peu moins qu'à Québec, vous nous avez vus un peu moins, mais c'était le plan. Dans une telle course, c'est mieux d'attendre, de rouler passivement, je fais une bonne course et j'ai attendu mon sprint, parce que je savais qu'avec une telle arrivée, j'avais une chance de gagner, surtout après une course aussi difficile". Y a-t-il une différence entre la victoire de 2016 et celle de 2019 ? "J'étais déjà champion olympique à l'époque. C'est peut-être plus beau cette année, parce que j'ai dû attendre longtemps avant de remporter cette victoire, alors ça fait vraiment du bien. Je suis très heureux, c'était important de prendre le départ ici avec une bonne condition physique. Vendredi, j'ai fini troisième, maintenant c'est la victoire, je suis prêt pour le championnat du monde." (Belga)